‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 76 sur 246 · BaiUarger {Ann. médico-psychologiquetf janvier · texte numérisé non relu

BaiUarger {Ann. médico-psychologiquetf janvier

liLlOIES DE U yOEU£ ÉCIMËRE. 273

KJtnx seosilifs des nerTs mîiles, glosso-pharyngîen ■piul et pneumogastrique. Té. D^erine a observé l'alropbie do noyau de la sixième paire et des filets radituliirea correspondants ' ■

Plusieurs ailleurs ont siguaté l'atropliie des nerrs et oejnojaui labyrinthiques*.

Avant de décrire les lésions de h» moelle épiinire , je "ûnne ici le schéma d'une coupe de la moelle aliu de ficiliitr la descriplijn :

i.Co,

Caapt dt la moelle au nivtm fie la

'ma inUrieure. — P. Corae poslirleure. — C. ChIoiiuo de Clarlii ~ I. Tiivein pinmidal diroct. — 11. Faisciriiu |i)|'hi iiid.il croi» TT ^O- ïiliceju ridiculairo inUrieur. - lï. FaisL-cau eér*bcllvi "'recL - ï. FaiKeau de Gowera. - ïl. l'arlies ni.ilrica et \a» "■«trieedu biweiD miite. — TU. ParUe sunaltiio du raiscaau luiil r~ Vui. Fiiweiu de Bardach conlenant dans iod tiers eilcniB U "^Adelelta eiterae de Charcot et l'icrrct. — IX. Curdiin de Coll.

. ^- Les allirationt de la moelle ipinière sont les uues '"'instantes, les autres constantes; les altérations imoii- ""**'« siègent sur les cornes antérieures el sur les cor- ™^& litéraui; nous y reviendrons plus luiu.

Les altérations constantes et caractéristiques du tabès dorsalis envahissent le système spinal postérieur*, c'està-dire les cordons blancs postérieurs, la partie la plus reculée de la substance grise, les racines postérieures des nerfs et les méninges voisines de la lésion médullaire. La sclérose des cordons postérieurs débute par la région lombaire, où elle est en général plus accusée qu*ailleurs ; de là elle remonte en décroissant jusqu'aux régions cervicale et bulbaire et peut même atteindre le plancher du quatrième ventricule. Les cordons postérieurs, quand la sclérose est ancienne, sont indurés, grisâtres et atrophiés; ils sont soudés entre eux « par la formation de tissu conjonctit nouveau, aux dépens de la pie-mère, qui s'enfonce dans le sillon qui les sépare à l'état sain ». (Cornil et Ranvier)". Cette méningite chronique postérieure est constante, d'après Yulpian, qui se demande même si elle ne joue pas un rôle (( de cause productrice dans la pathogénie du tabès dorsalis^ ». C'est encore la méningite et la méningo-myélite corticale qui expliqueraient, d'après Déjerine*, la propagation de la lésion aux cordons latéraux, dans les cas où la sclérose latérale complique la sclérose postérieure.

La substance grise des cornes postérieures est-elle intéressée? Il semblerait au premier abord qu'elle doive être lésée à cause de ses relations intimes avec les cordons postérieurs; cependant les cellules propres de la corne postérieure sont à peu près respectées, mais les fibres rayonnantes provenant du cordon postérieur sont intéressées (Lissauer). Dans les colonnes de Clarke, le fabes atteint uniquement le réticulum et respecte les cellules.

Les racines postérieures des nerfs spinaux sont amoin-

1. Excellente dénomination opposée au système spinal antërieur et empruntée à Jaccoud. Les paraplégies de Vataxie. Paris, 1864.

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