‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 81 sur 246 · De Massary. Le tabeê dorêalie, Tb. Paris · texte numérisé non relu

De Massary. Le tabeê dorêalie, Tb. Paris

MAUOiES DE U MOELLE ÉPlMÈr.E. 285

donner des ordres mal appropriés, lesquels seront néan-

inoins parfaitement exécutés par ses soldats. L*ataxiquo ^ute des mouvements qui prouvent la coordination des efibrts musculaires, mais ses mouvements sont mal appropriés au but, parce que Tataxique ne connaît pas l'attitude de départ, il ignore quand il atteint Tattitude d'arrivée el il n'est pas renseigné sur la série des attitudes de passage. Ce n'est pas le sens musculaire, c'est le sens des attitudes qui se trouve atteint '.

La diversité de ces théories prouve que la pathogénie de l'ataxie est encore Hvrée à des hypothèses. Eu repn»nant la question non plus au point de vue pathologique, ^is au point de vue physiologi(|ue, on voit que Tt^xplication donnée par Duchenne sur la coordination des mouvements est vraie. Un mouvement, quel qu'il soii, Diénae le plus simple, ne peut s'wécuter que par la coopération de plusieurs muscles; il exige la contraction des muscles qui doivent produire ce mouvement, et la contraction des muscles antagonistes qui sont destinés à Hmiterce mouvement. Les muscles fléchisseurs ont les extenseurs pour antagonistes, de même que les nmsoles adducteurs ont les abducteurs, et ainsi de suite. La '^ularité d'un mouvement suppose donc l'harmonie de contraction des muscles qui produisent le mouviMiient, et l'harmonie de contraction des muscles anla^'onistcs ^linésà limiter ce mouvement. Que l'un de ces facteurs ^enne à manquer, et le mouveuKiut n'est plus coor- ^nné, c'est Yataxie.

Pourquoi ces deux facteurs ou l'un d'eux sont-ils compromis dans la sclérose spinale postérieure? C'est le problème qu'ont essayé de résoudre les précédentes théories.

t^ordysie et atrophie. — J'ai dit qu'aux diverses périodes de l'ataxie musculaire on voit parfois surv«Miir d(^ paralysies, tantôt fugaces, tantôt persistantes. Sui-

t Bonnier. Le tabci labyrioUiique. Presse méd.^ juin 18%.

vant les cas fort disparates, ces paralysies peuvent être dues à des lésions cérébrales en foyer, à l'extension de la sclérose postérieure aux cordons latéraux de la moelle, à l'altération périphérique des nerfs moteurs, à l'association de l'hystérie au tabès. Les atrophies musculaires sont dues dans quelques cas à l'altération des cellules des cornes antérieures, celles surtout du groupe externe; néanmoins, d'après un certain nombre d'observations (Déjerine), l'atrophie niusculaire serait due à des névrites périphériques, les cellules motrices et la substance grise de la moelle étant intactes*. Dans rhémiatrophie de la langue, le noyau bulbaire de l'hypoglosse a été trouvé altéré.

Troubles trophiques et sécrétoires, — Il parait certain que les troubles trophiques et sécrétoires sont dus en majorité à la lésion du grand sympathique, qui a été trouvé altéré dans ses racines, dans ses ganglions et dans ses branches terminales.

Les névrites périphériques peuvent expliquer les troubles trophiques cutanés, éruptions diverses, œdèmes, mal perforant, chute des ongles. Peut-être même ces névrites périphériques ne sont-elles pas étrangères* aux fractures spontanées et aux arthropathies, mises par quelques auteurs sur le compte des lésions des cornes antérieures de la moelle ou des zones radiculaires. L'influence trophique du nerf trijumeau et les névrites des branches de ce nerf expliquent les troubles concernant les dents et le maxillaire'.

Ëtiologie. — Traitement. — Les causes de l'ataxie locomotrice sont assez obscures ; c'est une maladie plus fréquente chez l'homme que chez la femme, et elle s'observe presque toujours à l'âge moyen de la vie, de iringi à quarante ans. Suivant certains auteurs (Fournier*, Vul-

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