Démange. Chute des dente {Bev, de tnéd.t
4. Fournier. Ataxie locomotrice d'origine nyphilitique. Paris, ISSi.
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pian, Erb, Marie), la syphilis doit être très souvent incriminée; on sait avec quel talent Fournier soutient celte opinion; mais il s'agit de savoir si la syphilis peut, de toutes pièces, produire Tataxie locomotrice ou si elle n*agit qu'à titre d'agent provocateur. L'hérédité est le facteur le plus considérable ^ Que de tabétiques, en efTet, dans la famille desquels ou retrouve l'aliénation, la paralysie générale, l'épilepsie, le diabète, associés aux causes précédentes ! Le rhuhiatisme et le surmenage ont été également incriminés. Le traumatisme joue un rôle important dans le développement du tabès, et les premiers symptômes ont plusieurs fois apparu après une chute ou une violente contusion*.
Traitement. — Raymond, dans une série de remarquables leçons, a exposé avec détails et précision le traitement du tabès. Ce travail va me servir de guide*. Pour Raymond le tabès dorsal vrai est une maladie dont la curabilité est des plus problématiques; par ce mol, tabès vrai, nous éloignons les cas de pseudo-tabcs périphériques et les cas de syphilis cérébro-spinale avec prédominance des phénomènes tabétiques. 11 n'y a pas une médication du tabès, il n'y a que des médications symptomatiques qu'on peut classer de la façon suivante : Ihuleur, — C'est contre les douleurs fuljj'urantescjue la médication est le plus dirigée : injections de morphine, anlipyrine, acétaniline, phénacétine, chloral, salicyhite de soude, sont autant de médicaments dont rcfficacilé est incontestable, mais dont l'administration réitérée peut avoir de mauvais résultats ; il suffit de se rappeler ^ ce propos, que les tabéliques fournissent un contin*ient ""portant de morphinomanes. Aussi faut-il adjoindre à
^* I)^jerine. Vhérédité dans les maladies du syst. nerv. Paris, Uièse "^■P'-, 1886.
«• Straus. Àrch, de physioL^ novembre 1886. — Spillmaan. Rev. de
*»• F. Raymond. Maladies du système nerveux. Scléroses <ysiéma- 'Hf»i«t tfe /« mueiif, Parig, ISC*.
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ce médicament d*autres médications telles que : faradisation énergique, franklinisation, courants continus, réfrigération, massage et surtout la suspension, la pendaison. Toutefois ces moyens sont presque sans effet sur les crises viscéralgiques.
Les moyens à employer contre Tanesthésie et les sensations de parestliésie, se réduisent à la faradisation, aux bains d'eau chargée d'acide carbonique.
Les médications concernant les troubles oculaires sont multiples : Pour essayer d'enrayer l'atrophie papillaire et l'amblyopie, on fera usage d'injections sous-cutanées de cyanure d'or, d'argent, de platine (Galezowski). Les paralysies sont justitiables de la faradisation et surtout du traitement spécifique, mercur ) et iodure de potassium, quand le malade a eu récemment la syphilis.
A Valaxie tabétique, on oppose d'une part la suspension, d'autre part la méthode dite de Frenkel, basée sur la rééducation des muscles. Raymond * a fait connaître tout récemment son opinion sur la valeur de cette méthode. Elle consiste essentiellement dans l'exécution systématique de mouvements simples d'abord, de plus en plus compliqués dans la suite, et qui mettent en jeu l'adresse et non la force musculaire des malades. Son emploi est indiqué surtout dans les tabès avec ataxie précoce, lorsque d'emblée, les membres inférieurs sont atteints avec une intensité qui rend impossible la station debout et la marche sans appui. Elle est conlre-indiquée dans les cas où le début du tabès, au lieu d'être insidieux comme c'est la règle, se fait avec fracas, les douleurs fulgurantes étant violentes et tenaces. Elle est également contreindiquée chez les malades atteints de fracture spontanée, de rupture tendineuse, d'arthropathie, de cardiopathie, chez les malades obèses, intoxiqués par la morphine ou
1. F. Raymond. Le traitement de l'incoordination motrice du tahes par la rééducation des muscles. Bévue internationale de théra^mtique et de pharmacologie^ 189G, n'* 6, 6 cl 7.
MAUDIES DE U MOELLE ËPINIÊKE. 2)^U
parralcool. La mi'dication échoue toujours chez les tabétiques atteints d*amaurose, de parésie motrice, d'atrophie muscQliire.
La tiupetuion a sur le traitement de Frenkel une grande supériorité, c*est de s'adresser à In fois à l'ataxie, aux douleurs fulgurantes, aux troubles génitourinaires. Par contre, c'est une méthode plus brutale; file exige de la part du médecin une éducation spéciale ; elle expose les malades à des dangers qui peuvent être mortels. Son emploi est formellement contre-indiqué chez Ifs tabétiques cardio-vasculaires (lésions valvulairos ot surtout insurfisance aortique), chez les tabéti(}ues tuberculeux, emphysémateux, ou très ancmi(>s, ou obAses, chei ceux enfin qui ont eu des attaques apoplectilonnes ou épileptiformes, ou qui ont une tendance au vertige, aux syncopes.
£xiste-t-il une médication curntive du tabès? Ravuiond ne le pense pas et je partage son opinion ; j'ai vu le labes persister indéfiniment sans entraîner la mort, j'ai vu des tabès légers s'immobiliser sans aggravation, j'ai vu des tabès améliorés au point de donner des améliorations comparables à des guérisons apparentes, mais je doute que le tabès vrai puisse guérir. Le nitrate d'argent, le bromure de potassium, les préparations phospliorécs, lltydrothérapie, les injections de sérum artificiel et de liquide test iculaire, tous ces moyens ont joui d'une faveur Wen méritée, ce sont d'excellents adjuvants de traitement, DUisils n'aboutissent pas à la guérison.
One place à part revient au traitement antisyphililique ^ tant que médication curative du tabès. La plupart des tabétiques sont syphilitiques, ce n'est pas contestable (Fournier). Est-ce à dire que le traitement antisyphilitique ait des chances de guérir le tabès ou d'améliorer notablement le tabétique syphifitique? S'il s'agit de syphilis ïndenne etde tabès ancien, la médication n'aura aucune prise; je ne parle pas, bien entendu, du pseudo-tabes *!philitiqae, qui lui, est justiciable jusqu'aux accidents
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tcrfiaires les plus reculés, de la médication antisyphilitique; mais si le tabès qu'on va traiter chez un syphilitique est de date récente, le traitement antisyphilitique bien manié et longtemps continué peut avoir une réelle efficacité; c'est l'opinion générale.