‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 100 sur 198 · Soyer. Œdème pourpré félfrile. Th. de Paris · texte numérisé non relu

Soyer. Œdème pourpré félfrile. Th. de Paris

lALADBS niFEGTIEUSES PROPRES A L*HOMHE. 279

hvpum infacUenz. — Entre la forme précédente et ^a forme que je vais décrire, il y a une foule d'interméciiiir^; néanmoins, dans quelques circonstances, les cabres de purpura méritent une description à part sous lidénomination de purpura infectieux. En Yoici quelques «Ulules empruntés à un travail de M. HutineH :

On enfknt de treize ans et demi, jusque-là bien portaity est pris d'épistaxis répétées qui nécessitent le tamjODnement. L'enfant est conduit à l'hôpital. On constate «lepâlenr extrême des téguments, une éruption de pété- «biesan-deTantdes tibias et, de plus, des ecchymoses protedes. Température normale, urines normales. Brusque- SKotse déclarent des coliques avec selles sanglantes, léger ^léiire et incohérence dans les idées, mais pas de fièvre. Ibos la soirée apparaissent des hématémèses; le mélœna «Qolîmie» une nouvelle hémorrhagie, l'hématurie se pro- «fant, et la mort survient quelques heures après. L'absence de fièvre prouve qu'il ne faut pas juger de la grayiflé de la maladie, d'après l'élévation de la température. A l'autopsie, on trouve des ecchymoses et des foyers hémorrfaagîques dans tous les organes, poumons, foie, rate, lôns, estomac, corvelet, protubérance, testicule. C'est là on cas de purpura primitif, infectieux, foudroyant, typhus angio-hématique (Mathieu et Gomot), purpura suraigu (Ibrtin de Gimard).

A côté de cette forme rapide, foudroyante, heureusement fort rare, il y a d'autres formes de purpura infectinx primitif, à marche plus lente, à symptômes atténués ^ qui correspondent à l'ancienne description de h maladie de Yerlhoff' (morbus maculosus Verlhoffi). ^HBê d'autres circonstances, le purpura revêt des allures tjphiqoes, à début insidieux, avec fièvre, élévation de température, abattement, prostration, hémorrhagies eu-

1. Batlnel. SmMku médicale^ 1890, p. 105. ^ B. MoUière. Purpura hemorrhagica. Recherches cliniques sur «MMffr^ikM. Lion, 1S7L

tanêes et muqueuses. Ces deux dernières formes n*ont pas la gravité des formes suraiguês.

Il est probable que ces différentes variétés de purpura, purpura simplex, purpura hemorrhagicay purpura rhumaloide^ purpura foudroyanl , purpura typhique, n'ont pas entre elles de limites bien tranchées ; elles relèvent pour la plupart de causes infectieuses. Mais les tentatives laites jusqu'ici pour en découvrir l'agent pathogène n'ont pas abouti. Des microcoques (Pétrone), un bacille (Letyerich)» ont été constatés, mais ils n'ont aucun caractère spécifique.

llanot et Luzet ont publié à ce sujet une observation fort intéressante : « Une femme, atteinte de méningite et de purpura, expulse à terme un fœtus mort; elle meurt elle-même deux jours après. A l'autopsie de la mère, on constate des streptocoques dans les méninges, dans la rate et dans une phlyctène développée sur une tache de purpura. A l'autopsie du fœtus, on ne constate pas de purpura à la peau, mais on trouve sur toutes les séreuses, plèvre, péritoine, péricarde, des ecchymoses avec des streptocoques.

Le diagnostic du purpura trouvera sa place au sujet du scorbut.

Le irailemenl est le suivant : nourriture substantielle composée de viande, de fruits et de légumes frais; boissons vineuses et alcoolisées, limonade vineuse fortement chargée de jus de citron. On opposera aux hémorrhagies le perchlorure de fer en potion, l'ergot de seigle, l'extrait de ratanhia, l'eau de Rabel.

Page 1