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TholouB. Qax méd de Paris

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des ecchymoses, la peau prend des teintes livides, noirâtres, jaune verdâtre. Le tissu cellulaire est parfois envaJii par un œdème dur. Des bosses sanguines se développent et s'ouvrent en forme d'ulcères sanieux (ulcères scorbtUi' ques). Des hémorrhagies se font également dans le tissu cellulaire, au creux pôplité, à l'aine et à l'intérieur des muscles. Les infiltrations œdémateuses et sanguines donnent à certaines parties du mollet et de la cuisse une extrême dureté.

Les douleurs s'exagèrent sous l'influence du moindre mouvement ; les efforts musculaires facilitent les ruptures musculaires et les hémorrhagies. Le malade éprouve une sensation de constriction à la base du thorax et une dyspnée indépendante de toute lésion des organes respiratoires. Le pouls est petit, la constipation est la règle, les urines ne sont pas albumineuses.

Si la maladie arrive à sa dernière période, les symptômes précédemment énumérés augmentent d'intensité, les dents se déchaussent et peuvent en tombant entrainei de terribles hémorrhagies. Chez les jeunes sujets, les épiphyses se détachent des os longs, les extrémités costales abandonnent les cartilages. Les sphincters se relâchent, la constipation fait place à une diarrhée san guinolente, la fièvre apparaît, la peau se couvre de sueur froides, et le malade meurt dans l'adynamie, ou par syn cope.

A côté de ces formes classiques, il y a des formes plu^ rares; le scorbut n'est parfois caractérisé que par le altérations des gencives, et les hémorrhagies font défaut;^ dans d'autres circonstances, en Crimée par exemple, la^^ f tuméfaction des gencives manquait souvent et le scorbu se manifestait par des douleurs musculaires avec œdém aux membres inférieurs et formation des tumeurs au creux poplités (Laveran). Dans les armées en campagn le scorbut est souvent associé au typhus, à la dysen terie. La pneumonie, la pleurésie etla péricardite hémor rhagique sont des complications assez fréquentes.

lÀLADIES IKFECnEUSES PROPRES A L'HOMME. 283

Le scorbut a une durée d'autant plus longue que ses ^causes sont plus persistantes, et sa gravité varie suivant les épidémies et suivant les conditions qui président à aoo développement. Même après la guérison, le scorbutlique conserve encore pendant longtemps de Taffaiblissementy des douleurs, et une tendance notable à la récidive. Xe scorbut qui se développe à Tétat sporadique est beau- «cdup moins grave.

On ne confondra pas le scorbut avec le purpura, ma- Jadie qni éclate généralement sans prodromes, en dehors ^es causes habituelles du scorbut et qui ne présente ni la ^matite fongueuse, ni les bosses sanguines ulcérées, ni les infiltrations sanguines musculaires propres au scorbut.

La présence des tumeurs lymphatiques et la leucémie l^ermettront de distinguer la diathèse lymphogène du aooiiïuf, bien que ta lymphadénie soit parfois accompagnée de faméfaction et d'hémorrhagie des gencives.

Traitement. — Les mesures prophylactiques consistent à donner des fruits, des légumes frais, du jus de citron, des limonades. Il faut éviter autant que possible les habitations sombres et humides.

Les mêmes moyens seront employés pour combattre le scorbut confirmé : fruits et légumes frais, jus de cresson, jus de citron et d*orange ; boissons vineuses et alcoolisées. On touchera les gencives avec un mélange de jus <le citron et d*alcool, ou avec Tacide chlorhydrique dilué. On opposera aux hémorrhagies des potions à l'extrait de ratanhia et à l'eau de Rabel, le perchlorure de fer, le sôgie ergoté.

Les injections intra-veineuses ou sous-cutanées de térom artificiel pourraient donner de bons résultats.

28i MALADIES GÉNÉRALES ET INFECTIEUSES.

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