INFECTION PALUDÉENNE. FIÈVRES PALUSTRES. MALAI
Le paludisme, qui se traduit sous des formes si varia, ^ks, fièvres intermittentes, rémittentes, continues, pernicieuses, larvées, lésions chroniques et cachexie; le JPaludisme est certainement, de toutes les maladies infectieuses, celle qui occupe à la surface du globe le plus vast^ domaine. Peu de contrées lui échappent; il règne, sou-^ forme endémique ou sous forme endémo-épidémique dâ<^^ les cinq parties du monde, augmentant de virulence mesure qu'on s'approche des climats tropicaux.
A chaque instant, dans ses grands travaux et dans s€^ grandes entreprises, l'homme rencontre le paludisme, soi plus terrible ennemi; en veut-on quelques exemples * T^^^ ^ A Bordeaux, en 1805, on dessèche en été le marais de l8^^=^^^^\ Chartreuse contigu à la ville ; douze mille habitants sont^^ pris de fièvres palustres et trois mille succombent. A Paris, en 1811, on creuse le canal Saint-Martin: les quar — ^ ^^ tiers du Temple, de la Villette,de Pantin, payent aussitôt ^ ^g au paludisme un lourd tribut. Des épidémies paludiques ^^ "^^ ont éclaté lors des travaux nécessités pour le canal de ^^^^^ Suez, pour le canal de Panama. Quand on a voulu re- ^ ' planter la vigne dans le département de l'Hérault, il y a -^^^» quelques années, la pioche et la charrue ayant ouvert d'anciens foyers marécageux dans les sables, au bord de la mer, des foyers épidémiques palustres ont éclaté (Jeannel).
En Algérie, en Crimée, en Italie, en Chine, en Cochinchine, au Mexique, au Tonkin, nos vaillantes troupes ont été décimées par le terrible fléau. Aux Etats-Unis d'Amérique, pendant la fameuse guerre de sécession, c'est par