Boinet. Revue de médecine^ novembre 1N
1ULA0IE8 INFECTIEUSES PROPUES A L'HOMME. 307
qui peii?eiit à eux seuls constituer la pernicieuse choléri- [wmO\ ce sont des vomissements et des évacuations iiileslinaios incoercibles, avec crampes douloureuses et suppression de Turine, autant de symptômes qui rappellenl la période algide du choléra.
Dans la forme diaphorélique qui est moins grave que la pernicieuse algide, le stade de sueur n*apporte au maladi*, aucun soulagement, comme c'est Tusage dans Tintermittente légitime; au contraire, l'oppression augmente, dos sueurs froides et profuses inondent le corps et le visage, i'algidité fait de rapides progrés et le malade tombe dans le coUapsus.
Ces différentes formes ne sont pas toujours isolées, on les trouve associées chez le même sujet, avec prédominance des phénomènes algides,sudoraux ou cholériformes
Dans la pernicieuse dt^^ent^n/brme*, les accidents rev(^tent une telle intensité qu*ils aboutissent au collapsus et à I'algidité.
Dans la pernicieuse syncopale, le malade reste assez longtemps en état de mort apparente.
La pernicieuse cardialgique est constituée par des douleurs terribles à l'épigastre (région du cardia), avec sensation de brûlure, de déchirement, vomissements bilieux, sanguinolents. Cette forme est souvent Texagération de la rémittente gastrique; dans les cas très graves elle se termine par syncope ou par algidité.
La pemidosité peut encore revêtir d'autres formes. La perùicieuse péripneumonique est constituée par des accidents pulmonaires : c'est la respiration anxieuse et difficile du catarrhe suffocant, l'expectoration est muqueuse et sanglante, les râles sous-crépitants dominent dans toute retendue du thorax ^.
La pernicieuse pleurétique est caractérisée par un point de côté violent avec respiration douloureuse ot sac-