I. Aead. des scItncM, 18S
352 MALADIES GÉNÉnALFS ET ÎWFCTTEUSES
Quelques insuccès s'étant produits, surfout chez des personnes mordues par des loups, on en conclut avec preuves à l'appui, que la rage du loup est plus virulente que celle du chien, et qu*il fallait la combattre avec un traitement plus actif. C'est alors que fut créée la méthode intensive.
D'après les statistiques de l'Institut Pasteur depuis 1886, la mortalité à la suite des blessures faites par des chiens enragés f qui autrefois était de 14 pour 100 au minimum est tombée de 1886 à 1889 à 0,67 pour 100, en 1890 à 0,57 pour 100, et en 1892 à 0,22 seulement pour 100. La mortalité consécutive à des morsures de loups enragés serait tombée de 60 ponr 100 h 14 pour 100 (Dumesnil)*.
D'après tout ce qu'on sait aujourd'hui de la rage, de la marche de cette maladie, de son mode de propagation, de l'atténuation du virus rabique, il n'est pas douteux qu'il s'agisse là d'une maladie microbienne, et cependant le micro-organisme qui lui donne naissance est encore à peu près inconnu. MM. Roux", Bouchard', Gibier*, ont bien signalé des points d'une extrême finesse qui occupent l'épaisseur de la moelle du bulbe et des nerfs»; M. Ucrmann Foll a même donné une description de ce microbe, mais à l'heure actuelle il n'a pu être ni isolé, ni cultivé.
Description. — La rage a une période dHnctibatian dont la durée est extrêmement variable^; la moyenne ordinaire est de trois à huit semaines, on a pourtant dté des observations autenthiques où l'incubation avait duré dix, douze, dix-huit mois et au delà.
On avait donné une certaine importance à la présence de vésicules, de forme elliptique, qui se développent par-