Bouley. Art. Ragk. Du:t deê «c. médie
GomnmEs a l'homme et aux anibiaui. 555
flaenee sur ramélioration des crises épileptiques ; il ne guérit pas répilepsie (Ballet) ^
fi 2. CHARBON.
Bafitéiiologie. — Les premiers travaux de Pasteur sur les fermentations avaient conduit Davaine à se demander si la maladie étudiée par Ghabert au point de vue symptomatique n'était pas produite par la présence .dans le sang, d*un organisme inférieur. Dès ses premières recherches (1852) Davaine signala l'existence dans le sang des animaux charbonneux, de petites baguettes transparentes qu'il désigna sous le nom de bactéridies, et il établit une relation de cause à effet entre l'existence de ces bactéridies et le développement du charbon. Qiiolciiios années plus tard, Pollender (1855) et Brauell (1857) devaient confirmer cette découverte. Golui-ci eut en outre le mérite de voir, le premier, le bacille du charbon chei l'homme. Davaine montra que l'inoculation du sang charbonneux, même à très faibles doses, donne naissance à la même affection; la notion de contagion fut établie eipérimentalement, mais l'histoire palhogéuique du charbon subit un temps d'arrêt, jusqu'au jour où Pasteur et Koch, profitant des connaissances déjà acquises sur la nature microbienne de cette maladie, prirent le charbon comme champ d'étude. Les résultats obtenus par ces deux observateurs eurent une portée générale (la'on était loin de supposer au premier abord ; ils ont serri de base à l'étude baclériologique des maladies infectieuses*.
I^ans le sang, les bactéridies charbonneuses ont la
1* C. Ballet. Épilepêie et traitement anli-rabique. Société incdi- «Aiedai hôpitaux, 7 juillet 1895.
^' Slriui. ttu49 «HT U diarbon^ Paris, 1887.
5Se MALADIES GENERALES ET INFECTIEUSES
forme de petits bdtonneU à cassure nette; en cuUuv dans le bouillon, ils présentent l'aspect de bngs fUamem. Ci enchevêtrés. La figure CL-ioin1e montre des bacilles du sangd'u-^cse souris morte du charbc^ -n.
On y voit que les bacille^^^ y sont isolés ou r unis bs^z^ut à bout deux pir deu^ tr— ois par trois Chaque baci t[e considère n part est r^ «ai ligne llcxible cylindrir.^ ue immobile a cassure n^ Ile La soudure qui réunit les bacilles deux a deux {dm. plabacilles) ou plusieurs £t L suite (strepto-bacilles) esi une soudure lâche et incomplète.
Si l'onfnit une culture en bouillon nutritif quelconque, les bacilles du charbon, après <juelrjues heures de séjour à l'étuve. prennent l'apparence de lilaments très longs et très enchevêtrés. Ces filaiiienls sont cylindriques, ondulés. tordus, très flexibles, ains^ qu'on peut le voir dans 1** ligure ci-joinle. 11$ ne pré-sentent jamais de ramîllc»-^, tions. Les filaments, pour ^ ' longs et pour si homogi'ne^^ qu'ils paraissent, sont eC^ ^ réalité composés d'une sériu--'^ debacillesrangésboulàbout ^^ et séparés les uns des aulre^^ par des espaces clairs, quic^ restent iiiculores et établis^^ sent la limite entre les cléments bacillaires. Les fîlamenl^^ sont immobiles comme les bacilles; ils se colorent égale^--' ment bien par les couleurs d'aniline; de plu», ipré^^ ii ou AS heures de culture, ils montrent de» spores.
COVIUHES A L-HUHUli ET AUX ANIHAUX, 5.-;7
Ui ipore* n apparaissent pas tiut f|Uf. h baoltrie
ffcïriontieuse esl dans le sangvivmt H cirtulant tpn s
a heures de culture elles se iiinnlunt soub loi me de
/■eiits grains ovoïde'; au centre de chaque | ctil segment
àa Slament charbonneux De la spore nnil h hictendie,
'a spore passe souvent ina[ieri,iic iiissi te sang dun
animal charbonneui peut il au premipi abord srniblpi
ne pas contenir d éléments inlectaiiU, tandis qu il en
contient réellement
Igt culture du cbariion sur plaques de {,( I itme, a une t emplirai lire de 15 a 20 de Wes donne des colonies a l»ords iinueus (|[ii api i^s "^n heures ressemblent (a»<c Un grossi s», ment de b(l dn mètres) h une misse de fil pelotonna et, apr^s trois ou q»aatre jours a des merlifs «lecheïeiiiondulf,s et hoiicl a ï»»xisi quon peut le voir sur la figure ci jointe
Les baeténdies se rencon- *>'ent dans le sang dans la 'smpbe, dans les unnes en Un mot dans tous les liquides de 1 organi me olli s sont ^essentiellement aérobies c esl i dire qii i II s lUsoi lu nt avec avidité I oxygène partout on elles le n m nul tint Le sang ainsi désnivgén^ prend une colorilion bruiiatie qui ■Innne aui tissus une teinte violacé usphyxique L est a ■^t état qu est dû le nom de charbon.
Lesbactéridies sont très faciles àciiltiter. i la condition *|ue les milieux sur lesquels on expérimente soient ii une température qui avoisine 40 de^és. Aii-dcssons de 12 de- S^>et au-dessus de 45 degrés, cllesne se multiplient plus. ïithagénie. — Les spores sont très résistantes, elles 9*"i«nient pendant plusieurs années leurs propriétés nrRUnles; ce sont elles qui sont ordinairement la cause
338 MÀT.ADIES GÉNÉnAf.ES ET INFECTIEUSES
de riufection. Les cadavres des animaux morts du charbon et enfouis dans la terre, les liquides qui se sont échappés de leur corps avant l'enfouissement, sont les agents habituels de contagion pour les animaux. Les yers de terre, dans les champs où ces enfouissements ont eu lieu, ramènent incessamment à la surface du sol des parcelles de terre chargées de bactéridies et de spores qui se répandent de là sur les pâturages. Ainsi s'explique la persistance du charbon à l'état endémique dans « les champs maudits », et la possibilité d'épidémies spontanées en apparence. Les portes d'entrée pour les animaux sont les petites plaies produites, dans la gorge et l'arrière-gorge, par les feuilles de charbon desséché, par les barbes d'épi d'orge, les feuilles sèches d'amandiers, et aussi par l'introduction dans le tube digestif des éléments de contage. Pour l'homme, ce mode de contagion est très rare, il a même été nié : cependant il en existe des exemples incontestables (Bouisson)'. Ordinairement, l'inoculation chez Thomme se fait au niveau d'une écorchure des téguments.
On a prétendu longtemps, sur la foi deBrauell-Davaine, que les bactéridies charbonneuses ne traversaient pas la placenta ; il n'en est rien, ainsi que Straus et Ghamberland l'ont démontré *.
Rappelons enfin qu'après le choléra des poules, c'est la bacténdie charbonneuse qui a servi à Pasteur d'élément d'étude pour ratlénualion des vinu et pour la vaccination préventive des maladies infectieuses. D'abord rejetée par Koch, cette atténuation du virus charbonneux est aujourd'hui partout admise, et la pratique de la vaccination charbonneuse est depuis plusieurs années entrée dans les mœurs agricoles de nombreux pays.
11 importe de distraire de l'étude du charbon, raffection que Chabert avait décrite sous le nom de charbon sympto-
1. G. Bouisson. Contribution à Vétude du charbon instestinal humain. Thèse do Paris, 1890.
i. StrauR etChamberland, Soc. de bioUi 18«3.
GOKMimES A L*1I0MME ET AUX ATIIMAUX. 339
matique. MM. Arloing, Cornevin et Thomas* ont montré en eifet qu*on avait aflaire ici à une maladie absolument distincte.
La puitule maligne y ï anthrax malin, ïadème néolin doirent être confondus en une même description, comme i&anifestations de la maladie charbonneuse.
Le charbon est fort commun dans quelques espèces
animales, chez le mouton (sang de rate), chez le bœuf, la
clièvre et le cheval , mais nous ne décrirons ici que la
nialadie charbonneuse de Tespèce humaine. La trans-
Qiission du charbon des animaux à l'homme se fait par
'es procédés les plus divers. Les fermiers et les bergers
<]ui soignent les animaux charbonneux, les bouchers qui
les dépouillent, et les équarrisseurs, sont plus exposés qu(^
d*autres à prendre le charbon. Les dépouilles desséchées
<le ranimai charbonneux, les peaux, les laines, les crins,
<"ecèlent pendant plusieurs années Tagent infectieux;
<^ussi les tanneurs, les ouvriers qui manient les peaux,
les appréteurs et corroyeurs, les cardeurs de matelas,
&ont41s, eux aussi, exposés à contracter le charbon. Kn
'Voici quelques exemples : Une jeune femme qui travaillait
^iepuis six semaines dans une fabrique de crins, se pique
dvec un crin à la joue droite; une pustule maligne sp
déclare et la mort survient en quelques jours (Stnius).
^^ei un individu qui par profession retirait le vieux crin
<|iii avait rembourré les coussins des wagons de chemin
^efer, une pustule maligne entraine la mort (Orth). Ces
îaits prouvent que les spores qui servent à la reproduction
de la bactéridie charbonneuse sont douées d*une vive
résistance aux températures et à la dessiccation (Pasteur).
U transmission du virus charbonneux se fait également
pvvoie indirecte, certaines mouches le transportent et
^ déposent.
Vais, dans tous les cas que je viens de citer, le charbon & péaétré dans l'économie par effraction ; il y a toujours
>*6M.m«rfMl8806tl»|.
raissent, les urines se suppriment et le malade meurt dans Talgidité (Bouisson).
Le diagnoatic de la pustule maligne est basé sur les signes que j*ai énumérés. La puslule n'est point douloureuse, elle ne suppure pas, et on trouve des bactéries dans la pustule ou- dans la sérosité du tissu voisin. Ces signes permettent de la différencier du furoncle, de Tanthrax, des piqûres de guêpe. Dans les cas où la pustule est peu développée et l'œdème prédominant, le diagnostic est plus difficile ; il faut s'enquérir avec soin de la profession du malade.
Le pronostic est très grave ; le charbon non traité est presque toujours mortel ; la mort survient du deuxième au quatrième jour, parfois même en vingt-quatre heures.
Anatomie pathologique. — J'emprunte à Straus plusieurs détails intéressants concernant ranatomie pathologique du charbon*. La pustule et le tissu oedémateux voisin sont pauvres en leucocytes; on sait en effet que la pustule maligne n'a aucune tendance à la suppuration, ce qui domine dans ces tissus œdématiés, c'est un excès de lymphe coagulable. Tous les organes ne sont pas également riches en bactéridies; ainsi la pustule maligne qui est le siège initial de la maladie et l'o^ dème gélatiniforme qui l'entoure, contiennent assez peu de bactéridies, tandis que les ganglions lymphatiques du voisinage, ceux qui communiquent directement avec le territoire primitivement infecté sont tuméfiés, hyperhcmiés, et leurs sinus et folhcules sont encombrés de bactéridies. C'est là que le germe infectieux trouve son premier foyer de multiplication, c'est là aussi que sa marche est pour un moment retardée (Toussaint)*.
La muqueuse de l'estomac et de l'intestin présente souvent des plaques saillantes, ecchymotiques, d'apparence furonculeuse, véritables pustules charbonneuses,
1. straus. Cas de charbon mortel. Arch. de physioL, i8H5, n*S. %. Raimbert. Haladieê charbonnewie». Thèse de Paris, ISMl
COMMUNES A L'UOMME ET AUX AMMiVUX. 5^3
<]ni k rintestin grêle, siègent de préférence sur le bord libre des valvules conniventes. Les bactéridies infiltrent le tissu des villosités, le tissu conjonctif de la sous-mu- Quense, les faisceaux de la tunique musculeuse et la cooche celluleuse sous-sérpuse. Toutes les tuniques de festomac sont également iufillrées de bactéridies.
Dans la rate, dans le foie, dans les reins, dans les glandes pancréatique, mammaire et salivaire, les bactéridies sont réparties dans les vaisseaux capillaires et elles y restent confînées; ainsi les cellules du foie cons^errent leur intégrité, les canalicules du rein, tubes droits et tubes contournés, sont respectés, tandis que les vaisseaux capillaires et glomérulaires sont envahis.
Le sang, pendant la vie, comme après la mort, présente des caractères spéciaux, les globules rouges s'agglutinent et ont peu de tendance à s*empiler, les globules blancs sont extrêmement nombreux, et le sérum contient des bactéridies en quantité plus ou moins considérable.
Traitement. — Les moyens prophylactiques consistent à abattre les animaux charbonneux et à enfouir leur cadavre très profondément
Chez l*hommeS en présence de l'accident local, il faut agir sans perdre de temps. On pratique avec la seringue âe Pravaz un certain nombre d'injections autour de la postule, à différentes distances et à difl'érentes profondeurs. Ces injections sont faites avec une solution d'acide phénique au 50* ou avec une solution d'iode au 100*. ^^ pustule est cautérisée au thermocautère ou avec le sublimé. Il est essentiel de prescrire une médication Ionique et reconstituante.
^' ^emeuil. Traitement de la puslute maligne. Bulletin de théra-
Étudions d*abord la morve aiguë. Dans quelques cas, après une incubation qui varie de deux à huit jours, la morve aiguë s'annonce par des symptômes locaux, lymphangite, adénite, phlegmon dif[\is, qui concordent avec le lieu de Tinoculation dont le siège est souvent aux mains ou aux pieds. Plus habituellement la morve aiguë débute par des ftymptômeg généraux, comme le ferait une septicémie aiguë. Le malade est pris de frisson, de fièvre, de céphalalgie, de vomissements et de douleurs musculaires, et articulaires (arthrites infectieuses) qui au premier abord simulent un rhumatisme. Mais bientôt apparaissent à la face, au voisinage des articulations, des plaques érythémateuses qui prennent une teinte livide, et se transforment en phlyctènes avec tendance au sphacèle. Vers le douzième jour (Rayer) une éruption pustuleuse, généralement assez discrète, se montre à la face et peut se généraliser au tronc, aux membres, aux voies respiratoires.
Avant réruption, ou avec elle, se développent des ulcérations des fosses nasales avec écoulement fétide, sanieux et sanguinolent, analogue au jetage des chevaux. L'engorgement des ganglions maxillaires, presque constant chez le cheval (glandage), manque chez Thomme^ La dysphagie, la dijspnée, la toux, V expectoration de crachats sanguinolents, sont le résultat des dillérentes localisations de l'éruption.
La lièvre est continue avec exaspération vespérale, la dyspnée est croissante et le malade succombe dans l'adynaniie et dans le délire, du douzième au vingtième jour.
Le farcin aigu diffère de la morve aiguë par des accidents locaux qui sont très accusés, angioleucites suppurées, abcès ulcérés, par la présence de boutons farcineux dans les muscles, dans le tissu cellulaire sous-dermique, et par l'absence de jetage nasal.
La morve chronique primitive est fort rare ; elle succède habituellement au farcin (morve chronique farci-
1. Bouley. Art. Morvb. Diction, des se. médie. — BrouardeL Même dictioDDaire.
GOHHUNES A r/IIOMME ET AUX ANIMAUX. 347
neuse de Tardieu); cette étude doit] donc porter plus spécialement sur le farcin chronique, beaucoup plus que le farcin aigu.
A l'état chronique, le farcin est une affection qui est
Parfois purement locale : c*est tantôt une angioleucite
hrmeuie chronique qui finit par guérir, tantôt un ulcère
/àrcineux chronique qui guérit également, à moins que la
^chexie croissante n'enlève le malade (Tardieu). Dans
^'autres cas le farcin chroni({ue est caractérisé par des
^àcèt fardneux avec ou sans ulcération et par des syra-
PWmes généraux, fièvre, diarrhée, amaigrissement, hec-
''oité qui rendent le pronostic presque fatal.
C'est dans le cours du farcin chronique qu'apparaissent '^s symptômes de la morve chronique, analogues aux Symptômes de la morve aiguë fort atténués.
le diagnostic des Sifîeciions farcino-morveuses est géné-
lement guidé par la profession du malade. Dans la
«r?e aiguë le jetage est un symptôme précieux, mais
^ez l'homme il est tardif, il fait parfois défaut. Dans les
s difficiles Vinoculalion faite au cobaye mAle (Straus)
^^^t une épreuve qui éclaire rapidement le diagnostic.
Anatomie pathologique. — Les pustules de la morve
^ ^ celles de la variole ont une structure presque identique ;
* ^ processus inflammatoire des premières est plus étendu,
. ^ atteuit toutes les couches du derme et le tissu cellu-
^ ire sous-jacent^
Des ulcérations existent sur la muqueuse du nez qui
^^t tuméfiée; les lésions des muqueuses du larynx et de
^- trachée sont moins accentuées que celles du nez. Les
^3cès pulmonaires ressemblent aux abcès métastatiques
5 la septicémie; on trouve dans le parenchyme du pou-
«n des Ilots jaunâtres et grisâtres rappelant les lésions
^^la pneumonie lobulaire. Les tubercules morveux, dont
^^^s caractères anatomiques ont été assimilés aux tuber-
^^^•les vrais, n'existant pas dans l'espèce humaine. Les
^ '!>• Kelfcb. Morve fardnewe aiguë chez C homme, A rch. de phyaio- *«»«<•, 187».
Ëtiologie. — Cette maladie est assez fréquente en Russie, en Allemagne et surtout en Autriche; elle était^. très rare en France, où Ton n*en comptait en 1894 qu^ 14 observations ^ Depuis, les laits se sont multipliés, et,^ en trois ans, Técole lyonnaise, à elle seule, a pu réunir— 13 nouveaux cas^. Bien plus commune chez les animauid (bovidés) que chez Thomme, elle reconnaît dans les deu}d cas les mêmes causes. La contagion par les animaux esK exceptionnelle malgré la fréquence de la maladie chez 1^ bœuf, et son existence chez les autres animaux donies-rtiques. Généralement, elle s'exerce par les graminées qui sont imprégnées du parasite, et il suffit parfois d'une écharde de blé, d'avoine, introduite sous la peau, dans le pharynx, dans la cavité d'une dent cariée, d'écorchures ou de durillons forcés pendant la moisson, du séjour d'une plaie sur une paillasse moisie, d'inhalation des poussères du foin, pour développer Tactinomycose.
Le champignon peut exister aussi sur les grands végétaux et sur le bois travaillé, ce qui exphque les cas survenus à la suite d'une piqûre par un fragment de bois ou d'une épine d'arbuste (Poncet).
La saison parait avoir une influence sur l'évolution de la maladie, elle est beaucoup plus fréquente d'août en janvier, au moment du battage des récoltes (Bostrôm).
Anatomie pathologique. — Les lésions de Tactinomycose se présentent tantôt sous forme d'une tumeur sarcomateuse ou myxomateuse (Bollinger), tantôt sous forme d'une poche séro-purulente contenant un pus brun cho* colat, mal lié. A l'intérieur de la tumeur et dans le pus, on retrouve les grains jaunâtres de Tactinomycose. Les os, les poumons, la bouche, le pharynx, l'intestin (Ghiari) p iuvent être atteints, et le parasite peut s'étendre à la plèvre, au médiastin, au péritoine, aux méninges rachidiennes et à la moelle (Dor, Macaigne et Raingeard). On