Guermonprey et Bécuo. Actinomycose ^ Paris
2. Poncet. Actinomycosv. CougrèH des sociétés savantes et Aoâd. de médecine, 180a.
COMMUEES A I/IIOMME ET AUX ANIMAUX. 351
a constaté des abcès dans les trompes, les ovaires, la ▼essie, les reins et le foie.
SeBCiiption. — La maladie se présente sous des aspects si différents, que sa description en est très difficile. Parfois on observe un néoplasme bourgeonnant de la région temporo-maxillaire, ayant la plus grande analogie avec un sarcome ; d*autrefois, on constate un phlegmon de la région cervicale, une angine de Ludwig (Roser, Kapper), une tumeur du maxillaire inférieur, de la paro* tide, de la langue (Ilochenegg). L'envahissement des parties voisines est la règle constante ; la poaii s'ulcère et laisse échapper des matières sîmiouses et du pus. ï^ans des cas plus rares, c'est une bronchite, une pseudotuberculose, une entérite, une méningite qu'on observe. ^^a peau peut être atteinte d'emblée par le parasite : l*affection ressemble alors, soit au lupus tuberculeux Vulgaire, avec ou sans ulcérations, soit à certains ulcères ^es pays chauds, au madura-foot (Roux, Broc(|).
Le pronottic est d'autant plus grave que la région est lïaoins accessible à l'intervention chirurgicale et surtout ^Ue le traitement médical a été plus tardivement institué.
Diagnostic. — Le diagnostic est très difficile, si l'on Veut bien songer à toutes les affections que peut simuler l'actinomycose. Quand la maladie est limitée à la bouche, ^u cou, à la face, au pharynx, il est possible de penser à la périostite alvéolo-dentaire, au sarcome, à la syphilis, ^ répithélioma« à la scrofulo-tuberculose de ces régions. ^i la langue est atteinte, rien ne la distingue de la gomme syphilitique, de la tuberculose ou du cancer lingual. Dans tes formes thoraciques, le diagnostic pourra liésiter entrer ^ tuberculose et l'aspergillose* pulmonaires, la broncho- Pneumonie, les pleurésies purulentes, le cancer pleuro- Pulmonaire, le mal de Pott, etc. Les formes abdominales simulent les péritonites localisées, la typhlite tubercuteuse, les affections osseuses du bassin. Enfin, quand
1. Bénon. Aupergiltose pulmonaire et tuberculose aspergillaire. 'oiimal des Praticicni, 10 janvier lb'J6.
MALADIES YÉNËRIENNES.
T^e gonocoque.
huit éléments, toujours en nombre pair, mais ils ne fc^\ment jamais de chaînettes. Les gonocoques vivants so- ni
mobiles, abstraction fa^^'^Ve des mouvements brownie^^Ens.
Le gonocoque habite les ^^.lobules de pus qui en s <^nt parfois comme « bourré^^ » ;
ou la surface des cellt îles
épithélialesdesquamées^. rarement on le trouve en dehors des éléments c^^J/u.
laires et souvent alors ~SJse présente sous forme d'annas.
Les cultures se réussis s^/it fort bien sur sérum de sang humain; elles apparaissent^ alors sous forme d*une tache grisâtre située à la surface-* de la culture, cette tache atteint son maximum au bo«-^^ de deux à trois jours, puis le gonocoque meurt rapidi^^* ment. Finger a démontré que le gonocoque peut se bie développer dans un miUeu acide ; il l'a inoculé en stri< sur un mélange composé de deux parties d*agar pou une partie d'urine. Turbo a cultivé le gonocoque su gélatine et gélose, pourvu que le milieu ne soit pas alca lin ; il a même obtenu dans un milieu acide des culture? d'une telle vitalité qu'elles étaient encore vivaces aprè^ deux mois.
Le gonocoque n'est inoculable que sur l'espèce humaine toutes les tentatives faites pour l'inoculer aux animau)^ ont échoué. On a pratiqué sur les animaux, des inocula tiens avec des cultures pures, mais que ces inoculation? aient été faites à la conjonctive, dans l'urèthre, dans le? articulations, dans le péritoine, il n'en est résulta qu'une inflammation insignifiante, passagère, sans a cunc conséquence.
Il ne faut pas confondre le gonocoque et le gonocoque; il existe en effet bon nombre de diplocoqu
ia
901 oe sont pas sans analogie avec le gonocoque, ce qui
aune importance de premier ordre, surtout en médecine
légale. Quand on constate dans Tintérieur des globules
ponilents des amas de diplocoques, à forme de grains
<ie café et se décolorant rapidement par le Gram, on peut
conclure au gonocoque ; toutefois, en médecine légale,
Partout si l'on n'a à sa disposition que du pus desséché,
ilfant se montrer très réservé.
Le gonocoque est Tagent de Turéthrite blennorrha- ^'que, mais il s'en faut que toutes les uréthitrcs soient ^nococdques. La flore de Turèthre est fort riche, on y trouve des coccus libres ou inclus dans les cellules, des c^oecus accouplés par paires ou disposés en chaînettes, cjes bacilles filamenteux, des sarcines, etc. ^
Sous l'influence de ces agents, et surtout sous Tin- ^nence du terrain, arthritisme, goutte, rhumatisme, Iierpétisme, sous Tinfluence de certaines médications, iod^e, cantharides, des écoulements uréthraux pseudoiDlennorrhagiques peuvent se produire, mais on n'y décou- ^vrira pas le gonocoque. J*en dirai autant de Turéthrite septique par cathétérisme impur; de Turéthrite syphili- '^ique par exanthème et catarrhe du canal; de Turétlirite 'tuberculeuse par infection ascendante ou descendante; clans tous ces cas, l'agent spécifique, le gonocoque, fait <léfaut.
Dans le muco-pus blennorrhagique on trouve, outre le Sron<>coque, plusieurs autres variétés de micro-organismes, cfui à l'état normal habitent Turèthre et le vagin, et qui peuvent jouer un rôle important dans le développement <ie8 accidents qui accompagnent parfois Técouicment V>lennorrhagique. Eraud * a même soutenu que le gonocoque peut exister dans l'urèthre de l'homme sain comme le pneumocoque peut exister dans la salive à l'état normal ;
t Petit et Wassermann. Annales des maladies des organes génito- ' Srtml. BuU, Soe, franc, de derm* et de syph., 1890 et 1891.
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NALADIES VÉNÉRIEMMES. S59
(^ouite militaire) caractérise le passage à l*état chronique, c'est-à-dire la blennorrhëe. Tant que dure ce léger écoulement, surtout aune période voisine de la blennorrliagie, h malade est exposé à des rechutes qui surviennent à propos de marche, d*excés de boissons, de rapports sexuels (même avec Faide de condoms), ce qui prouve bien qu'il s'agit de rechutes et non de récidives. Ces poussées peu- 'v^t se répéter plusieurs fois, et chaque fois le gonocoque est retrouvé dans le pus, alors que dans l'intervalle de ees poussées aiguës il peut avoir disparu. Dans cette dernière variété, la blennorrhagie est localisée au cul-de- ^acde la portion membraneuse de l'urèthre et il est fort <iifficîle de l'en déloger.
Chez la femmcy la blennorrhagie aiguë se caractérise par une inflammation de la vulve (vulvite), par un écoulement vaginal jaunâtre ou verdàtre et par une sensation de chaleur et de cuisson rendant l'exploration vaginale et l'examen au spéculum fort difficiles. La phase 9%uê est généralement de courte durée, la blennorrhagie devient rapidement indolente, ce qui explique, en Partie, la facilité avec laquelle s'effectue la contagion. ^ muco-pus vaginal de la blennorrhagie aiguë contient ^es gonocoques, mais après la phase aiguë les gonocoques peuvent disparaître du pus vaginal bien qu'ils existent encore dans l'urèthre (Welander*). Vuréthrite blennor- ^hagique^ plus rare chez la femme que chez l'homme, provoque une vive douleur à la miction. On peut facile- 'lient faire sourdre une gouttelette de pus par le méat, en ^Xerçant d'arrière en avant une pression sur la paroi intérieure de l'urèthre. La cystite du col est fréquente.
GOMjPLICATIONS DE LÀ BLENNORRHAGIE
GomplicationB ches l'homme^. — Pendant la période
1. Welander. Revue génér. de méd., chir. et obstétr.^ 1892, n* 6. ^. Pour toute cette étude sur la blennorrhagie on trouvera les ren-
< tables alTections des annexes et du péritoine, falpinqiies, ovarites^ périmétrites, péritonites. Bosc a réuni âO cas dans lesquels le gonocoque pouvait être incriminé (
(Schmitt, Zweifel, Menge, etc.); dans ces cas rentrent \
trois observations de Wertheim, qui a trouvé le gonocoque ^
non seulement dans le pus, mais même dans la paroi des trompes; il a pu démontrer ainsi que les mia*obes traversent les parois tubaires pour atteindre les ovaires et le péritoine. Dans un travail fort intéressant, Hartmann et Morax^ ont signalé 15 fois le gonocoque dans le pus des trompes, 13 fois le pus était stérile; il contenait des streptocoques 4 fois, des coli-bacilles 2 fois, du pneumocoque 1 fois. Reymond, dans sa thèse*, a bien montré le processus de rinfection blennorrhagique se faisant de Tutérus à la trompe par migration ascendante le long de la muqueuse.
U est donc avéré aujourd'hui, que dans un grand nombre de maladies de Tutérus, des annexes et du péritoine pelvien, c'est le gonocoque qui est le plus souvent ^ en cause et les lésions que provoque le gonocoque pré- — disposent au développement de l'infection streptococcique ^ après l'accouchement ou après l'avortement. Toutes ces ^ considérations ont été bien mises en relief et méthodique- — — ment discutées dans la remarquable thèse de mon ancien interne Charrier'. Nous savons maintenant que l'infection gonococcique et l'infection puerpérale, isolées ou associées, sont les deux grandes causes des salpingites, ova- — ^ rites, périmétrites, périsalpingites, péri-ovarites.
Gliniquement, la hlennovrhagie pelvienne chez la femm( a des allures qui sont différentes suivant qu'elle affecter» «.Vie une forme aiguë ou une forme chronique. La bien — norrhagie pelvienne aiguë, qui survient chez les jeunes