Peter. Clinique médicale, i, l, p
Les fonctions cérébrales s'accomplissent normalement, le rhumatisant n*a pas de céphalagie, il ne délire pas, il conserve Tentière liberté de son esp.rit. Les épisiaxis sont fréquentes soit au début, soit dans le cours de Tattaciuc rhumatismale.
La durée des attaques de rhumatisme est subordonnée à l'intensité du mal et varie de deux à plusieurs semaines. Chaque articulation prise à part n'est malade que quelques jours, mais il n*est pas rare que la même jointure soit alternativement délaissée et reprise par la fluxion rhumatismale. Les jointures symétriques sont habituellement envahies simultanément ou l'une après l'autre. Quand la fièvre est tombée, quand la douleur a disparu, le malade éprouve encore une gêne notable à mouvoir ses articulations, ce qui tient en partie à l'impotence musculaire créée par le rhumatisme {parésie rhumatismale)
Localisations viscérales du rhumatisme aigu. — Â côté des cas où l'attaque de rhumatisme reste limitée aux jointures, il en est d'autres où le rhumatisme atteint égal^nent les viscères et crée les modalités cliniques les plus diverses. Habituellement les articulations sont prises d'abord et quelques jours après apparaissent les localisations viscérales, telles que l'endocardite, la péricardite, la pleurésie, le rhumatisme des centres nerveux des voies digestives et urinaires, localisations viscérales qui sont, les unes fréquentes, les autres rares.
Mais parfois la marche habituelle de l'évolution rhumatismale est renversée, le malade a d'abord une angine rhumatismale, une pleurésie, une endocardite, et le rhumatisme des articulations n'éclate que quelques jours plus tard*.
Rkumatisme du cœur. — Le cœur est l'organe de prédilection du rhumatisme et, chose, remarquable, le rhumatisme, habituellement si fugace de sa nature, tend à se fixer sur le cœur avec une ténacité qui crée la plupart
1. HaUei. Localis. rhumatismales qui peuvent précéder les localis, ortie. Th. de Paris, 1870.
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apparaît habituellement vers la deuxième semaine du rhumatisme articulaire, parfois plus tard et dans quelques cas elle devance les manifestations articulaires. La pleurésie rhumatismale est tantôt insidieuse, tantôt bruyante et douloureuse ; elle est simple ou double, très souvent associée à Fendocardite et à la péricardite (péricardo-plevr rite). L*épanchement est la règle ; le liquide augmente rapidement et disparaît souvent avec la même brusquerie.
La fluxion pulmonaire d'origine rhumatismale existe tantôt à rétat d*hypérémie simple, tantôt à Tétat d*hypérémie phlegmasique ; cette dernière forme est souvent décrite sous le nom de pneumonie rhumatismale ^ bien qu'il n'y ait pas pneumonie dans le vrai sens du mot. En effet, ces pneumonies n'ont qu'une faible tendance à passer à l'hépatisation, l'élément fluxionnaire l'emporte toujours sur l'élément phlegmasique. La fluxion pulmonaire est plus ou moins intense, plus ou moins généralisée. Habituellement fugace et peu grave, souvent associée à la pleurodynie ou à la pleurésie {fluxion de poitrine)^ elle revêt dans quelques cas les allures terribles du catarrhe suffocant, elle envahit les deux poumons et peut tuer le malade en quelques jours et presque en quelques heures^.
La pneumonie rhumatismale peut apparaître et disparaître plusieurs fois dans le cours d'un rhumatisme articulaire, elle alterne quelquefois avec les douleurs des jointures*.
Rhumatisme cérébral, — Le rhumatisme articulaire, quelle que soit l'intensité des douleurs et de la fièvre, ne détermine habituellement aucun trouble intellectuel, il n* éveille pas volontiers les sympathies cérébrales': aussi, lorsque des troubles cérébraux se manifestent chez un rhumatisant, faut-il aussitôt se méfier de quelque complication.
Le rhumatisme cérébral revêt plusieurs formes. Dans quelques cas, qui sont les plus rares, puisqu'on n'en trouve que 5 observations sur les 79 qui forment la sta-