Bouchard, loco cUato^ p. Vl
: est en excès dans le sang, il augmente aux ^es des accès de goutte et il diminue ou disparait ntanément après Taccès. Mais celte uricémie se renailleurs (saturnisme, albuminurie) et n*est pas le à la goutte.
aie de soude se trouve à Tétat de cristaux dans les ges des articulations malades, dans les ligaments, 1S9 bourses synoviales, sous le périoste, et enfin ; tissu cellulaire et dans la peau où les accumulai*urate de soude prennent le nomade tophus, ces d'acide urique dans le sang est facile à démonms la sérosité du sang extrait par une ventouse ^e, ou dans la sérosité d'un vésicatoire. Dans les ,as on ajoute quelques gouttes d'acide acétique à la é déposée dans un verre de montre, on place dans lide quelques brins de fil et après vingt-quatre i ces fils se sont chargés de cristaux d'acide urique. à remarquer que pendant un accès de goutte la é d'un vésicatoire placé sur une articulation mée ne contient pas d'acide urique, ce qui est le ire pour la sérosité d'un vésicatoire placé sur tout point. On retrouve encore l'urate de soude dans les 1rs du goutteux, dans la sérosité de la plèvre ou du rde.
nd on étudie la lésion articulaire au point de vue >giquey on voit que les dépôts d'urate de soude qui gnent les cartilages se font d'abord autour des îs cartilagineuses sans altérer la structure du car- . Plus tard, dans la goutte chronique, les cartilages 'ent et on constate parfois les lésions de l'arthrite » mais les incrustations articulaires et péri-articud'urate de soude sont dominantes*, icrustation des cartilages commence avec le preaccès de goutte, et persiste en dehors des accès, altération est spéciale à la goutte et n'existe dans
tiarcot. Maladies des vieillurdê.
474 Maladies rhumatismales.
aucune forme de rhumatisme. Quant à savoir si les dép^ "^s d'urates qui se font pendant un accès de goutte vienne :^Ent du sang ou se forment dans les tissus de Tarticulatio c'est là une question qui n*est pas élucidée.
Traitement. — Le premier soin du médecin, en fa d*un sujet issu de souche goutteuse, ou ayant préseï»- té quelques-unes des manifestations de la diathèse, c'est retarder ou d'empêcher l'explosion de l'attaque de gouti Ce traitement préventif de la goutte doit commencer dl'enfance, si c'est possible. On ordonne tout ce qui pe^ activer la nutrition, l'exercice au grand air, les lotia froides, les frictions, les massages. On s'oppose aux rej^ -^s trop copieux, à l'usage des aliments gras, des boisso ^3»is fermentées, aux excès de tout genre. Les préparatio- '^^^ alcalines données contre les troubles dyspeptiques et ■- ^s eaux de Vichy seront prises avec mesure.
Mais en face d'un accès de goutte quelle conduite fai-^til tenir; faut-il traiter l'accès ou laisser agir la natur"^' Nous avons en main tous les moyens voulus pour at M^^ nuer l'accès de goutte et même pour le faire avorter. L-^ ^^ préparations de colchique sont sous ce rapport de m^^'*" veilieux agents ; la teinture de semence de colchique, (t ^^^ l'on donne à la dose de huit à dix gouttes répétées dft ""-J^ ou trois fois par jour, l'extrait de semence de colchicf*-*® qu'on administre à la dose de 25 à 50 centigrammes F^ ^^ jour, le vin de colchique à la dose journalière de i^ ^ 12 grammes dans une potion, peuvent calmer les terribles douleurs de la goutte et abréger la durée de l'accès. On arrive au même résultat avec toutes les préparatioï's plus ou moins fameuses, pilules Lartigue, liqueur LaviH*» dans lesquelles la vératrine et le colchique jouent le principal rôle. Le salicylate de soude à doses élevées^ 8 à 10 grammes par jour, l'antipyrine seule ou associée 3" salicylate, peuvent avoir une égale efficacité (Sée*).
1. Sée. Communications à l'Académie de médecine^ des 25 J**"* 1877 et 23 août 1887.
Telles sont les médications qui peuvent être mises en usage contre l'accès de goutte, mais il s'agit de savoir précisément dans quelle mesure il faut intervenir. Sydenham se gardait bien d'intervenir pendant les cruels accès de goutte auxquels il était sujet, et Trousseau, et bien d'autres observateurs ont suivi les préceptes de Sydenham. L'accès de goutte peut être considéré comme une sorte d'émonctoire qu'il faut savoir respecter surtout chez les malades avancés en âge. En enrayant l'accès de goutte on s^expose aux accidents terribles de la goutte remontée. Le goutteux qui modère l'intensité et qui abrège la durée de son attaque de goutte, n'éprouve généralement pas après son mal le bien-être qu'éprouve le goutteux dont l'attaque a évolué franchement; il est plus sujet aux récidives prochaines, il est plus tourmenté par les autres manifestations de la diathèse, il est plus exposé aux transformations de son mal en goutte chronique ou atonique.
U faut donc respecter les attaques de la goutte aiguë, éTiter les moyens locaux (sangsues, injections morphinées, vésicatoires) qui peuvent supprimer la fluxion articulaire, éviter les purgatifs violents au début de l'attaque et se contenter d'une médication assez anodine.
Par médication assez anodine, j'entends l'antipyrine à la dose de 2 à 3 grammes par jour, donnée par cachets de 50 centigrammes, alternés avec des cachets de salicylate de soude pris à la dose journalière de 2 à 4 grammes.
Il y a cependant des cas où il est nécessaire d'intervenir plus énergiquement, c'est lorsque la goutte tend à revêtir la forme à chaîne de paroxysmes, qui par sa durée affaiblit le malade outre mesure. C'est encore quand la. goutte 66 jette sur les organes qu'il faut agir énergiquement, a puisque rien de pire ne peut arriver », et c'est le moment d'avoir recours aux médicaments antigoutteux. Les préceptes que je viens de formuler relativement aux dangers d'une médication énergique pendant l'attaque de goutte aiguë ne sont pas aujourd'hui acceptés par tous
476 MALADIES DYSTRGPHIQUES.
les observateurs. Sée, d'après son expérience, est d'a^ f|!i*on peut combattre vigoureusement Taccès de goulte^^^» et les préparations salicylées lui ont donné d'excellent — ^ résultats, à la condition, bien entendu, de surveille Y état des reins^ et de ne pas s'exposer à une éliminatioi incomplète et à Taccumulation du médicament.
L'bygiène des goutteux ressemble de tous points ai moyens prophylactiques que j'indiquais il y a un instant éviter les excès de tonte nature, faire un exercice me déré, mettre en usages les excitants cutanés, les bains les lotions, les massages, éviter les repas copieux, I< viandes faisandées, le gibier, les truffes, les aliments er les boissons acides, oseille, tomates, vinaigre, et les aliments graë qui, combinés avec les matières azotées deviennent une cause puissante à*uricémie^. Les vins généreux, les boissons alcooliques sont interdits. L'eai pure, Tenu additionnée de vin blanc ou de cidre doitèti in boisson habituelle; la bière n'est pas permise. Les nlcnlines prises au repas, ou le matin à jeun, les eaux d< Vichy ont une elllcacité incontestable. En somme, l'hygièni du goutteux, est un traitement de toute la vie.
Los cures de Vichy, de Garlsbad, maniées avec prudence, donnent de très bons résultats.
( h. CNAt&TC SUGRi.
On di^ise les diabètes en deux disses (Sis€xtvt», pas À iravoi-s) : Tune correspond an ^(âfèstt sma^êy souver appelé diabète sans autre désignation ; Taiitre compre les diabètes insipides, c'est-à-dire la polyuric sùnpie et polynrie avec azoturie ou phosphaturie. EtodiaoK d'abo le diabète sucré.
1. G. S<5e. Ùff9pep$ies gasti^o-mtestitMiêi. PvtiifTSSSIlf^tSk.
DUBËTES. 477
renie. — Le sucre est indispensable à la vie, il
ms les éléments anatomiques et il y subit des
lations ; il sert à la réparation des tissus, il est
ur les combustions, il est une source de chaleur
normal, le sang contient du sucre dans lapro-
3 1 pour 1000 environ; cet état physiologique i glycémie (yXuxOç attia). La glycémie résulte de i qui se fait dans l'économie entre l'apport et la les matériaux sucrés. Grâce à cet équilibre, la lu sucre reste sensiblement la même, bien que res sucrées introduites avec les aliments soient ibles, et bien qu'il n'y ait aucun émonctoire ter au dehors les principes sucrés
l'état pathologique, l'équilibre est rompu entre $t la dépense des matériaux du sucre, la glyt place à l'hyperglycémie, le sucre du sang
4 et 5 pour 1000 ; on a même signalé 5,3 pour y) ; et avec cette hyperglycémie apparaissent les is diabétiques.
léme à résoudre au point de vue de la pathoiiabète est donc celui-ci : par quel mécanisme le, qui est l'état normal, fait-elle pince à l'hylie qui est l'état pathologique? Pour essayer ire à cette question, étudions l'évolution des sucrées dans l'organisme, évolution absolu- 9rée avant les grandes découvertes de notre lysiologiste Cl. Bernard, e de l'économie, le sucre du sang a des oriîrses. Ce sont d'abord les matières féculentes i de l'alimentation : amidon, dextrine, sucre de icre de lait et de fruits. Ces matières, transforplycose sous l'influence de la salive, du suc panel intestinal, sont absorbées par la veine porte )rtées dans le foie. Mais elles ne peuvent ni dans le foie, ni le traverser à l'état de sucre ; transforment et s'y fixant (Pavy) sous forme
478 MALADIES DYSTROPHIQUES.
d'amidon animal, ou glycogène, qui repasse à son tour à l'état de glycose et est déversé dans le sang sus-hépa^ tique (Cl. Bernard).
Mais les aliments féculents ne sont qu'une des sources de la substance glycogène; les aliments albuminoîdes sont également utilisés par le foie : ainsi, chez des animaux exclusivement nourris de viande pendant plusieurs mois, la cellule hépatique continue à former de la substance glycogène (Cl. Bernard).
Les graisses, la glycérine, la gélatine servent ^;ale* ment à la production du glycogène.
Du reste, ce n*est pas seulement dans les aliments récemment ingérés que le foie puise les éléments de la substance glycogène; outre la nutrition directe qui se renouvelle avec les aliments de tous les jours, il y a une nutrition indirecte qui se fait aux dépens des réserves alimentaires antérieurement emmagasinées dans les tissus et dans les organes. Les éléments anatomiques sont le siège d'incessantes métamorphoses; les déchets des cellules vivantes ne sont pas tous destinés à être rejetés par les émonctoires ; la majeure partie de ces déchets est reprise par la circulation et le foie y puise une partie des cléments nécessaires à Félaboration des principes sucrés de l'économie. Le glycogène « est ainsi un stade intermédiaire par lequel passent certaines substances de désassimilation pour redevenir assimilables* ».
Telles sont les origines de cette substance glycogènci que Cl. Bernard a découverte et que Pavy et Rouget ont étudiée depuis, sous le nom d'amidon hépatique et de zoamiline.
La fonction glycogénique du foie est comparable à la fonction du végétal ; ils fabriquent l'un et l'autre de la matière sucrée, et la formation dé l'amidon s'effectue dans toute la série animale par un mécanisme analogue