Archives de neurologie, novembre
DIABÈTES. 4F5
lue] plus ou moins intense: savants, médecins, artistes, hommes d*affaires, fonctionnaires attachés à de grandes administrations, il a trouvé du sucre 10 fois sur 100. Chez ces personnes, des analyses répétées ont prouvé qu*il s'agissait, non pas d'une simple glycosurie alimentaire ou passagère, mais d'un diabète vrai, « ces diabétiques ayant à la forme lente, la plus commune, el qui» sans le hasard de ces recherches, fussent sans doute devenus des diabétiques, irréductibles el cachectiques' ».
Ou a déciit un diabète conjugal, le mari et la femme étant l'un et l'autre diabétiques. Lécorché» a observé. 6 fois le diabète conjugal sur 114 cas de diabète; Debove» Ta vu 5 fois sur 50 cas, et à l'occasion de sa communication, bon nombre d'observations ont été signalées, Marie* en a publié un cas fort intéressant. On a proposé plusieurs théories pour expliquer ce diabète conjugal; Teissier ne serait pas éloigné de croire à la contagion ; d'autres auteurs invoquent la similitude du genre de vie de l'homme et de la femme, s'alimentant de même manière, participant aux mêmes préoccupations, au même genre d'existence, aux mêmes vicissitudes.
Description. — Le début du diabète est habituellement insidieux, bien des gens rendent tous les jours 15 ou tîO grammes et 30 grammes de sucre sans le savoir, ils sont diabétiques, à leur insu, depuis des mois et des ^innées, quand apparaît le symptôme qui va donner l'éveil. Parfois ce symptôme est fl.igrant, la soif est vive, les urines sont abondantes, ou bien un anthrax apparaît, et le malade est mis lui-même sur la voie du diagnostic par ce symptôme révélateur (Jaccoud). Mais souvent le symptôme révélateur du diabète est tout autre; le sujet se plaint d'une balanite rebelle et persistiuite, d'affaiblisse-