‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 147 sur 198 · Lécorché. Traité du diabète · texte numérisé non relu

Lécorché. Traité du diabète

3. Debove. Société médicale des hôpitaux, 1880, p. 3. '5. i. Marie, /m Semaine médicale^ 1X95, p. 539.

486 MALADIES DYSTUOPflIQUES.

menl des fonctions génitales, de troubles visuels (air» ^ >*^ blyopie), de gingivite, de chute des dents, de démaK .^^ ^^*^^ geaisous, de névralgies, de douleurs musculaires, Tult^^ ^*^ maigrit, l'autre perd ses forces sans cause apparent»-*^^*"^ les femmes accusent fréquemment un prurit vulvaiv i ^^^ avec ou sans eczéma. En présence de ces difiërent mt/l ^^'^i symptômes et alors même que la soif ne serait nulU 1 -i^ '^'*"' ment exagérée, il faut toujours analyser les urines, » «^' souvent, au grand étonnement des malades, on découvm*^^ m-Mi^ le diabète, cause cachée des accidents.

C'est pour attirer Tattention sur ces symptômes si di i 9^^ ^ parâtes et trop souvent délaissés, que je les ai groupt»<=l ^P sous la dénomination de « petits accidetU$ du diabète il '^^ Us sont comparables aux petiU accidents du brightisme^ Ar^-*w*< comme eux, ils n'ont, en apparence, qu'une importance *-^ ^"* insignifiante; comme eux, ils passent inaperçus de ceuK^^^^^^ qui ne les coimaissent pas, et cependant, dans les deuK-^^^^ '^} cas, pour qui les connaît bien, ils mettent, du premier ^ -•^^^ coup, sur la piste d'un diagnostic qui avait été jusque-lft^ — ^^^^'a ignoré. Analysons donc en détail ces petits accidents d ^=> ' diabète. - «i*

Symptômes salivaires, — Chez le diabétique, la saliva ^ "'^ est acide, ce qui tient à la présence de l'acide lactiqu m-^ ;P4^ provenant de la fermentation du sucre; le leptothri it^* ^" buccalis y trouve un excellent milieu de culture. Sou-^-^ ^uou l'influence de ces conditions nouvelles, la bouche s^ ^ sèche (on s'en aperçoit en parlant), la langue devien^^^ ^^'^ pâteuse et se hérisse de papilles, les gencives se ramollis^ ^ ^'f sent et deviennent facilement saignantes (on s'en aperçoft: ^^^^^" eu se brossant les dents). Dans quelques cas une périos^ ^:::toS' tile alvéolo-dentaire se déclare (gingivite expulsive) e^^ ^^ détermine la déviation, l'ébranlement, la chute des dents^-^ ^; Ces difl'éreuts symptômes isolés ou associés, parfois ^

peine ébauchés, permettent souvent de dépister le diabèl ^ ^'^ chez des gens qui n'avaient ni polydipsie ni polyurie, e^^ ^' qui ne se doutaient nullement de leur état.

Symptômes oculaires, — Je ne fais allusion ici, ni . ^

DIABÈTES. 487

la cataracte diabétique, symptôme de premier ordre, qui ne peut passer inaperçu, ni aux paralysies oculaires, ni aux lésions du fond de i*œii; nous aurons à nous en occuper plus loin, avec les complications; mais je fais allusion à ces troubles visuels légers, insigni/tants en apparence, qui consistent en un affaiblissement de la vue par suite de la diminution de Tamplitude de raccommodation (presbytie prémalurée), (( Un homme dans la force de l'âge vous raconte que depuis quelque temps sa vue, jusqu'alors parfaite, a notablement baissé ; que depuis quelque temps il s*est trouvé dans l'obligation, pour lire, d'abord d'éloigner son livre à distance puis d'avoir recours aux lunettes; que, de mois en mois, il a été forcé de changer ses verres contre des verres de plus en plus forts; ce seul fait vous donnera à penser que cet homme est ou albuminurique ou diabétique. A défaut d'autres symptômes qui pourraient ne pas exister, celui-ci vous mettre sur la voie, et l'examen des' urines éclairera votre diagnostic. » (Trousseau ^)

Symptômes cutanés, — Ici, encore, je ne fais pas allusion, bien entendu, aux symptômes de premier ordre, anthrax, éruptions furonculaires qui militent d'emblée en faveur du diabète ; je parle de symptômes plus modestes, plus insignifiants en apparence et qui, pour cette raison, méritent de prendre place au nombre des petits accidents du diabète. C'est d'une part un prurit généralisé, intense, sans la moindre éruption cutanée, prurit qui par sa ténacité désole les malades, c'est d'autre part l'apparition d'un eczéma, parfois localisé aux parlies génitales, eczéma vulvaire chez la femme, produisant les cuissons les plus vives. Bien souvent, pour un observateur attentif, ces symptômes ont permis de dépister le diabète chez des gens qui n'avaient ni polyurie ni soif exagérée.

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