Vergcly. Gai. hebd., 12 août 18'J
500 MALADIES DYSTROPfllQUES.
provoqués par des accidents diabétiques, le coma figure 155 fois.
Le coma diabétique, dans sa forme la plus habituelle*, est annoncé par des troubles gastro-intestinaux, vomissements, diarrhée, par des douleurs abdominales simulant la péritonite (Jaccoud), ou par des troubles dyspnéiques, ce qui lui donne la plus grande analogie avec les accidents urémiques, dont il diifère toutefois par Tabsence de convulsions et de contractures, et par Tétat de la respiration, qui ne revêt pas ici le type de Cheyne-Stokes. La phase dyspnéique est habituellement précédée ou accompagnée d'agitation qui fait place à une dépression progressive; la température s'abaisse, le sujet tombe dans le coUapsus, et la scène se termine en peu de jours par la mort.
Dans une deuxième variété (forme vertigineuse) la céphalalgie et le vertige sont les symptômes dominants. La troisième variété rappelle par ses symptômes la parésie du cœur : pouls petit et irrégulier, cyanose, refroidissement, aussi M. Jaccoud la nomme-t-il forme cardiaque. Ces deux dernières variétés aboutissent également aiB. coma et enlèvent le malade en peu de jours, en quelques heures. Le coma appartient à toutes les périodes d diabète*, il est plus fréquent chez les jeunes sujets ei survient souvent à l'occasion de voyage, de fatigues d'exercices violents de surmenage, d'où le précepte pour le diabétique, de s'abstenir de tout ce qui es pour lui une cause de fatigue. La pathogénie de ce; accidents cérébraux a été diversement interprétée; o a invoqué la déshydratation des centres nerveux &t Tacétonémie.
Vacélonémie résullerait de l'absorption de l'acétone formé aux dépens de la glycose; les partisans de cette
1. Jaccoud. Clinique 1888, p. 282. — Lépinc. Revue de méd.^ sept. 1886, mare 1887.