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Bouchard. MaU par ralentissement de lu nulrilion, p

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mets sucrés, peu de féculents, rationnement des boissons prises au repas, suppression de Falcool, de la bière Le café et le thé sont permis. On prescrira le massage, les frictions sèches, les exercices physiques. On devra toutefois éviter le surmenage, principalement chez les sujets avancés en âge.

Grâce à ces moyens hygiéniques, il est souvent possible de faire perdre au malade, un certain nombre de kilogrammes; si ce traitement ne suffit pas, on y joint Tusage de médicaments, tels que Tiode et les préparations iodurées (iodure de potassium à petite dose). On prescrit la teinture d'iode à la dose de trois à cinq gouttes dans une cuillerée de vin avant les repas. Les purgatifs répétés et les préparations alcalines sont indiqués. Les eaux de Marienbad, de Kissingen, de Montmirail, de Brides, etc., agissent à la fois comme alcalines et laxatives.

L'ingestion de corps thyroïde a été conseillée contre robésité, car le corps thyroïde ingéré, active, on le sait, la dénutrition. Cette médication a donné de bons résultats*. On prescrit tous les jours i demi-gramme à 1 gramme de glande thyroïde fraîche ou desséchée ; les tablettes de Chaix et Rémy représentent chacune 25 centigrammes de glande thyroïde ; on en peut prendre une ou deux à chaque repas.

â 8. MYXŒDÈMG.

Considérations générales et historique. — Le myxœdème n'est guère connu que depuis vingt ans et il constitue déjà une des maladies les plus complètes que Ton puisse étudier en pathologie. Sa pathogénie a été rapidement élucidée; le chirurgien opérant sur la thyroïde

1. Fournier. Traitcmenl de l'obésUe par le corpe IhyroUit. Th. de Parii. 1806.

520 MALADIES DYSTROPIIIQUES.

a souvent reproduit sur Thomme le syndrome caractéristique avec une rigueur tout expérimentale; enfin nous possédons contre le myxœdème le plus rationnel et le plus spécifique des traitements jusqu*ici connus. C*est donc là une maladie d*étude, qui pour être rare n*en doit pas moins être rapportée avec quelques détails.

Décrit d*abord chez la femme adulte par Gull en 1873, le myxœdème fut étudié ensuite par Ord, qui lui donna son nom, et par Gharcot, qui Tappela cachexie pachydermique.

A partir de 1880, Bourne ville montra que le syndrome du myxœdème pouvait se montrer chez les jeunes idiots, et il dressa le tableau de Vidiotie myxœdémateuse,

£n 1882. Reverdin observa, consécutivement à Textirpation toi aie du corps thyroïde, des œdèmes muqueux semblables à ceux décrits par Gull et Ord. Il décrivit ainsi un myxœdème opératoire que Kocher devait appeler plus tard cachexie strumiprive ou thyroïprive.

Les recherches expérimentales montrèrent bientôt que le myxœdème chez les animaux pouvait être produit par Textirpation du corps thyroïde, et Tidentité du myxœdème spontané de Tadulte, de la cachexie strumiprive et de ridiotie myxœdémateuse ne tarda pas à être établie. L'observation clinique a montré qu'on pouvait aller plus loin et qu*à côté de ces types de myxœdème il y avait place pour des états myxœdémateux survenant comme syndrome accessoire chez les crétins goitreux et parfois même chez certains arriérés imbéciles. La découverte du traitement spécifique par injection de produits thyroïdiens fut le corollaire de ces recherches.

Êtiologie. — Le myxœdème n*est qu'un syndrome, consécutif à la suppression chirurgicale ou à des altérations diverses de la thyroïde. On ignore la raison de l'absence congénitale de la glande qui crée Tidiotie myxœdémateuse ; on n*est guère mieux renseigné sur les causes du myxœdème de Tadulte. On a incriminé, mais sans certitude, les diverses maladies infectieuses aiguës

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OU chroniques, qui créeraient souvent une thyroïdite aboutissant en silence, à la sclérose et à l'atrophie de i*organe.

Anatomie pathologique. — Si le myxœdème est le résultat de la suppression fonctionnelle de la glande thyroïdienne, quelles sont donc les altérations qui peuvent l'occasionner?

Le myxœdème opératoire nécessite l'ablation totale de la glande; l'apparition du syndrome est exceptionnelle après la thyroidectomie partielle; car il suffit qu'un tiers de la glande reste en place, pour que la cachexie n'apparaisse pas.

Le myxœdème congénital résulte presque toujours de l'absence du corps thyroïde.

Le myxœdème acquis^ comme l'ont montré les autopsies jusqu'ici pratiquées, relève d'une thyroïdite atrophiante et sclérosante. La sclérose de l'organe peut être totale, mais le plus souvent, on trouve, surtout au début, des amas de cellules rondes dans les parois des vésicules, une prohfération de l'épilhélimn. La thyroïdite doit donc être à la fois interstitielle et parenchymateuse.

Toute lésion de la thyroïde aboutissant à la suppression de ses fonctions peut sans doute être cause de myxœdème.

L'infiltration du tissu cellulaire sous-cutané par une substance mucinoide est la lésion secondaire la plus constante et la mieux connue. On a cité également des cas de véritable hpomatose. On a signalé enfin l'hypertrophie compensatrice de la pituitaire.

Description. — Maintenant que nous connaissons la raison du myxœdème, voyons comment il se présente en clinique. Étudions d'abord le myxœdème opératoire qui est comme la réalisation expérimentale du syndrome chez l'homme, puis nous étudierons le myxœdème spontané et enfin le myxœdème congénital.

Myxœdème opératoire, — Les premiers symptômes du myxœdème opératoire, apparaissent en général trois ou

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quatre mois après Textirpation de la glande. Sensations de faiblesse et de froid dans les membres, infiltration muqueuse et décoloration des téguments, suppression des fonctions de la p^au, torpeur cérébrale toute spéciale, tels sont les symptômes qui s*installent successivement et que nous allons retrouver au complet dans le myxœdème spontané.

Le myxœdème opératoire peut être atténué et curable. Dans ces cas, Textirpation de la glande n'a sans doute été que partielle. Si le myxœdème résulte de Tablation de la thyroïde, chez un sujet jeune, chez un enfant goitreux, par exemple, on voit survenir des arrêts de développement et des troubles intellectuels graves, superposables à ceux que Ton observe dans le myxœdème congénital.

Myxœdème spontané de VaduUe, — Le début est en général insidieux et le mal évolue en trois périodes. L'infiltration mucoïde des tésfuments marque la première période. Le derme, le tissu cellulaire sous-cutané est infiltré de substance colloïde. La peau est boursouflée, tremblotante, élastique et perd sa souplesse, elle est d'un blanc jaunâtre ; la pression du doigt n'y détermine pas le godet de l'œdème. Les lèvres sont épaissies, le nez est élargi et la figure arrondie prend l'aspect d'une pleine lune. Les pieds et les mains sont gonflés et deviennent pachydermiques i l'épiderme se dessèche, la sécrétion sudorale se tarit ; les cheveux, les sourcils, les cils, les poils se raréfient. La langue et les muqueuses bucco-pharyngées s'épaississent.

Au bout de quelques mois, la période d'état se caractérise par une asthénie musculaire profonde et par des troubles psychiques annoncés par la tristesse, une torpeur intellectuelle des plus marquées et une indifférence absolue. Le pouls se ralentit, la température descend à 35 et 33 degrés. Le malade éprouve une sensation de froid toute spéciale ; les urines diminuent ; la voix est rauque et monotone. Tout 1'* tre du myxœdémateux sem*

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ble, comme dit Brissaud, être en sommeil. A cette période, l'atrophie du corps thyroïde est la règle ; son hypertrophie est l'exception. Si le traitement spécifique n'est pas appliqué, le malade entre progressivement en état de cachexie pachydermique et la mort est la terminaison fatale de cette troisième phase. Le traitement spécifique ne doit plus nous permettre d'observer cette <lernière période.

Myxœdème congéniiaL — Idiotie myxœdémaleuse. — Le snayxœdème congénital peut se rencontrer dès l'âge de ^eux ans et même plus tôt. L'absence du corps thyroïde, S'infiltrât ion des téguments se rencontre chez l'enfant, ^omme chez l'adulte. L'arrêt de développement mental et .physique caractérise l'idiotie myxœdémaleuse. (( Elle n'a :yas d'évolution, attendu qu'elle ne comporte pas de :yénodes successives et qu'elle n'aboutit pas à la cachexie. ^MMe est ce qu'elle est du premier au dernier jour ; l'exis- ~^ence n'est pas compromise. La nutrition générale, considérablement ralentie au moment où elle devrait avoir ^on maximum d'intensité, suffit à l'entretien d'un être :S'ruste, épais, indolent, passif, sans initiative, sans besoins, presque sans instincts. Le cœur bat, le poumon :vespire, mais le cerveau reste plongé dans son engourdissement fœtal, et rien ne l'en éveillera. » Tel est le tableau saisissant de l'idiotie myxœdémaleuse dépeint par nu. Brissaud*. Le pacha de Bicêtre, qui mesurait yO centiinétres à vingt ans, en est un exemple frappant. L'étîif 3)hysique et intellectuel reste à peu près où il en était ^u moment où l'individu a été frappé ; c'est un « coi damné à l'enfance à perpétuité ». (Brissaud.)

L'idiotie myxœdémaleuse, nous l'avons déjà dit, est reproduite pour ainsi dire expérimentalement chez les jeunes enfants auxquels on extirpe le corps thyroïde. Le myxœdème n'est en effet qu'un trouble trophique consécutif à l'extirpation du corps thyroïde et dont les effels varient suivant l'âge du sujet atteint.

1. BriiMud. Leçon» sur les maladies nerveuses. Paris, 1815, p. 6U6.

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Les goitreux crétins sont la plupart du temps myxœdémateux et leur histoire est à rapprocher de celle des idiots myxœdémateux. Chez le crétin, le corps thyroïde est presque toujours hypertrophié, mais la dégénération kystique, aussi bien que Tatrophie fait perdre à la glande thyroïde ses attributs fonctionnels.

Diagnostic. — Nous n'insisterons pas sur le diagnostic du myxœdème, toujours facile à différencier des différents œdèmes mous et dépressibles des cardiaques ou des rénaux, ou de la lipomatose, ou de Tacromégalie. Rappelons seulement les rapports que présentent par exception, le goitre exophthalmique et le myxœdème *■ ; Thyperthyroïdation peut par épuisement donner lieu à Thypothyroïdafion.

Le crétinisme est propre à certaines régions, de plus le goitre que porte les sigets qui en sont atteints est presque toujours héréditaire.

Pathogénie. — Les physiologistes après les chirurgiens, ont montré que l'extirpation du corps thyroïde chez les animaux comme chez Thomme déterminait des troubles trophiques analogues au niyxœdème humain. Les recherches de Horsley ont été faites chez le singe. Une question reste à lucider. Gomment Tinsuffisance fonctionnelle du corps thyroïde conduit-elle au myxosdème?

Schiff, pour répondre à cette question, a posé le dilemme suivant : ou bien le corps thyroïde élabore par sécrétion interne une substance utile, indispensable au bon fonctionnement des centres nerveux, ou bien à Tétat normal il a une action empêchante, sur certaines substances toxiques produites dans Téconomie» substances qui peuvent exercer librement leurs effets nodfs après Tannihilation de la glande. En dépit de quelques expériences ra» «portées par quelques physiologistes en faveur de la seconde proposition, la clinique semble donner

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