Ramage. Gommes gang lionnatret. Th. de Paris
S. BouiUy. Comparaison des arihropaihUa rhumatiâmaUâ serof^
SCXCffTLE. — UIPflinSlE. 5^1
L'arthrile fenguease tuberculeiise dfiwte ntemteml^ài U sjiMmale; elle i presque toujoars pour origine une tubôrciilose de Tos; on foyer tuberculeux se développe dans répqibyse, se ramollit, délennine des lésions d^ostéite, de caiie, de nécrose, ef rartkuUtion est en^ihie (Lanneiongne) '.
Dans quelques cas, ces lésions représentent une teèer* cmlo9e locaie qui peut guérir^Tec ou sans ankylose (coxalgie, tumeur blanche du genou i (traitement de Lannelongue). mais parfois aussi la tubercuJisation articulaire est suivie à échéance phis on moins éloignée de phthisie pulmonaire, et quelques obsenrations prouTeraient que Tamputation peut déterminer une explosion de tuberculose pulmonaire aiguë (Yemeuil). Dans d'autres circonstances, les lésions tuberculeuses de Fos et de Farticulation se développent en même temps qu'une phthisie pulmonaire plus ou moins latente, dont les symptômes jusque-là étaient en partie passés inaperçus.
D'autres lésions osseuses qui ont les apparences de la scrofule sont de nature syphilitique; d*autres enfin ont pour origme une audenne ostéomyélite qui n'avait probablement pas abouti à la guérisou complète (Lannelongue). Autant d'altérations à distraire du cadre de la scrofule.
Lènmu mscérales. — Cn grand nombre de lésions viscérales qu'on avait regardées autrerois comme scrofuleuses doivent rentrer dans le cadre de la tuberculose. On n'est pas encore suffisamment familiarisé avec les allures de ces tuberculoses locales ; on ne s'est pas encore assez dégagé de la fameuse loi de Louis, d'après laquelle la tuberculose pulmonaire devait accompagner fatalement la tuberculose des autres régions ou des autres organes. Les tuberculoses locales ou localisées se déve-
letfcet et syphilitiques. Th. d'agrég. Pairis, 1878. — Brissaud Revue mensuelle, 1879, p. 4S7.
1. Lannelongue. Mém. de la Soe, de ckir., L IV, lb78 (Acidémit de médediM, 189^.
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loppent primitivement dans une région ou dans on •^ gane, s*y cantonnent et peuvent guérir. Elles n*ont pas la même gravité dans tous les organes, leur évolution ne s*y fait pas de même manière, leur tendance à la généralisation est différente.
Certaines altérations du testiculef caractérisées par une orchite chronique avec induration de Tépididyme, ramollissement, suppuration et fistules, ont été longtemps appelées scrofuleuses. Ces altérations testiculaires sont franchement tuberculeuses. Non seulement la lésion guérit en tant que tuberculose locale, mais dix fois sur trente la tuberculose testiculaire n*a aucune tendance à se généraliser (ReclusM. J*en dirai autant de la tuberculose de la muqueuse utérine, de Fovaire', de la vessie', du rein^, de la mamelle; lésions qui étaient la plupart considérées par Bazin comme étant de nature scrofuleuso.
En ce qui concerne les altérations du povmon, nous savons que tubercule et produits caséeux sont de même nature (œuvre de Laênnec) ; la phthisie dite scrofuleuse et la phthisie tuberculeuse sont réunies en un processus morbide unique^ et, cliniquement, les différences que ces variétés établissent dans la symptomatologie de raffection se réduiseut le plus souvent à une question de nuances.
L*étude comparative et analytique que nous venons de faire, prouve que Tancienne scrofule n'existe plus comme entité morbide ; une part de ses altérations appartient à la syphilis, une part plus large encore appartient à la tuberculose. Une chose persiste, c'est « le tempérament lymphatique » sur lequel j*ai msisté plus haut, tempérament lymphatique qui constitue en somme une déchéance