RACHITISME. W
nîsées comme au tissu conjonctif jeune, et la cavité médullaire est rétrécie ou comblée par les courbures et par les déformations de Tos.
Sous i*inf1uence des lésions que je viens de décrire, le squelette offre peu de résistance; les épiphyses subissent un gonflement (os noués) et les nouures atteignent même Textrémité des os qui n*ont pas d*épiphyse. La diaphyse des os longs est incurvée, déformée, parfois fracturée. Le poids du corps, la tonicité des muscles, la laxité des , ligaments, et d*autres causes extérieures, contribuent à provoquer les déformations du rachitisme.
Ainsi s'expliquent les incurvations de la colonne vertébrale, les déformations et les rétrécissements du bassin, la persistance des fontanelles et le volume de la tète, Taplatissement latéral de la poitrine et sa saillie en sivant (poitrine de gallinacé), les incurvations des jambes en dehors ou en dedans, les déformations des bras. Les cléformations des membres se font dans un ordre de succession qui est différent suivant Tâge des malades ; elles clébutent par les jambes chez les enfants qui marchent, mais éhez ceux qui ne marchent pas encore, les bras, siyant un rôle beaucoup plus actif, se déforment les premiers*.
Le rachitisme peut guérir sans laisser presque de déformation quand il est peu accentué, mais habituellement, après la période de consolidation des os malades, le sujet conserve des déformations qui sont dues en partie à Tossification trop rapide des cartilages épiphysaires. La croissance de Tos est arrêtée, le rachitique reste petit, plus ou moins déformé, et Tossificalion des os du crâne étant tardive, le crâne est habituellement volumineux.
Description. — Le rachitisme débute ordinairement au moment de la dentition, vers la fin de la première année ou dans les six premiers mois de la seconde. Les