Letulle. Arch. de physiol
noté chez beaucoup de malades une parésie des muscles atteints par le tremblement. Exceptionnellement, on as* siste à une véritable paralysie mercutielle localisée aux membres supérieurs, frappant de préférence les extenseurs et pouvant môme s'étendre aux membres inférieurs. Toujours flasques, ces paralysies ne s*accompagnent pas ordinairement d'atrûpbie musculaire, ni de modifia' cations des réflexes. Elles sont incomplètes, passagères, et ont une origine périphérique due à des lésions dégénératives des nerfs.
De même qu'on a signalé des cas d'hystérie saturnine, de même le mercure, chez certains individus, peut donner naissance à des accidents nerveux comparables de tous points à ceux de l'hystérie vulgaire. Cette hystérie m«rcur rielle (Letulle) *■ ne peut être diagnostiquée qu'à l'aide des commémoratifs.
Là se bornent en général les accidents de l'hydrargyrisme professionnel ; presque tous, après un traitement approprié, sont susceptibles de disparaître ou tout au moins de s'amender, s'ils ne sont pas trop invétérés et si l'ouvrier renonce définitivement à sa profession. Mais quelquefois ces accidents ne font que s'accentuer, les maxillaires se nécrosent, les facultés intellectuelles sont émoussées et il survient un affaiblissement général qui rend impotents ceux qui en sont atteints. Tardieu* a décrit l'état de ces malades : a On les garde dans les maisons, au coin du feu, assujettis sur une chaise, comme des enfants en bas âge ; beaucoup d'entre eux ne peuvent ni s'habiller, ni manger seuls ; leur visage devient stupide en même temps qu'ils n'articulent plus que des sons vagues et confus. ))
Enfin surviennent des troubles digestifs caractérisés par une inappétence persistante, de la constipation, ou, au contraire, une diarrhée que rien n'arrête; les gencives