‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 180 sur 198 · Debove. Soc. méd, des Mp.y · texte numérisé non relu

Debove. Soc. méd, des Mp.y

3 Achard. Arch. de mid.^ janv. et fév. 1887. i. Lelulle. Bull, méd., 7 et 10 août 1887.

anesthésie saturnine. Le saturnisme, agent provocateur, comme la syphilis, comme Thydrargyrisme, préparerait ainsi le terrain organique pour le développement de la névrose chez les sujets prédisposés (Gharcot*). L'apoplexie saturnine étudiée par M. Debove n'est le plus souvent qu'une manifestation de cette hystérie symptomatique. Elle débute souvent d'une façon brusque et simule l'attaque d'apoplexie d'origine organique. Elle laisse ordinairement après elle une hémiplégie motrice et une hémianesthésie sensorielle, qui est comme la signature de l'hystérie.

Signalons encore en fait de troubles moteurs exceptionnels l'hémichorée (Raymond) et le pseudo-tabes (Levai Piquechel).

Les accidents cérébraux du saturnisme sont plus graves que ceux que je viens de décrire ; ils sont désignés sous le nom d^encéphalopathie satuiminef de satumiême cérébro-spinal (Jaccoud*), et, suivant la prédominance des symptômes, on décrit des formes délirante, convulsive, comateuse. Ces troubles cérébraux sont fréquemment annoncés par des prodromes tels que céphalalgie, vertiges, strabisme, insomnie, hallucinations, tendance à l'excitation ou à la dépression. C'est en général un accident tardif du saturnisme chronique, je le crois fréquemment associé à l'urémie.

La forme délirante ne présente aucun caractère spécial. Le délire est tantôt calme et tranquille, tantôt bruyant, furieux et accompagné d'hallucinations. Le délire est toujours mobile et sa durée est variable. Dans la forme convulsive , les convulsions peuvent être partielles et locahsées, ou générahsées et analogues à l'attaque d'épilepsie. Cette épilepsie saturnine simule parfois complètement répilepsie vulgaire. L'aura iprécurseur, les attaques de vertige, font en général défaut, mais l'accès

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