Clin, médicale^ 1. 1, p
tisme vrai : c*est du pseudo-rhumatisme infectieux, en sorte que les différentes manifestations viscérales, endocardite, parfois ulcéreuse et végétante, péricardite, pleurésie, qu'on peut observer dans le cours de la scarlatine, relèvent, elles aussi, moins du rhumatisme que de Tinfection scarlatineuse.
Suppurations. — La scarlatine prédispose aux suppurations; ce qui ne saurait étonner, étant donné que le streptocoque est inséparable de la plupart des manifestations scarlatineuses et de ses infections secondaires :
La pleurésie, dont l'évolution est rapide, insidieuse et variable suivant les épidémies, la pleurésie est tantôt séro-fibrineuse, tantôt purulente ; elle est même purulente d'emblée chez les enfants et elle peut aboutir à la vomique.
La péricardite^ est séro-fibrineuse, hémorrhagique, purulente, associée ou non à l'endocardite et à la pleurésie.
Les arthrites suppurées présentent diverses modalités. Dans sa forme la plus fréquente, l'arthrite scarlatineuse s'annonce comme une arthrite séreuse et la suppuration ne survient que plus tard. Hénoch cite des cas de coxalgie et de gonalgie suppurées. Dans une autre forme, la purulence atteint d'emblée les jointures et les gaines tendineuses; c'est une vraie pyohémie qui évolue avec délire, état typhoïde, état comateux. Cette pyohémie peut résulter d'embolies septiques ayant leur origine dans un foyer de suppuration, dans un phlegmon du cou* (Jaccoud).
Uadéno-phlegmon du cou doit nous arrêter longuement. L'angine scarlatineuse, même la plus simple, est toujours accompagnée de gonflement des ganglions à l'angle des mâchoires; cette adénite, habituellement douloureuse, guérit en quelques jours. Parfois le gonflement est plus considérable, le cou est plus empâté, néanmoins la réso-