Jaccoud. Clin., 1887, p
lut ion se fait et aboutit à la guçrison. Dans d'autres drconstances, l'adénite suppure, il se fait de véritables bubons du cou. Ces bubons étaient précoces et apparaissaient dès les premiers jours de la scarlatine, dans répidémie observée par Guéretin*; plus souvent ils surviennent pendant la période d*état ou même en pleine convalescence; ils sont associés aux angines pseudo-diphthériques et diphthériques, ils ont le streptocoque comme agent pathogène. L'adéno-phlegmon trans^ forme la région cervico-latérale en une région dure» rigide et douloureuse, tout mouvement de la tète et du cou devient impossible ; Tœdème peut gagner la face, la région cervicale jusqu'à la clavicule et la cavité palato* pharyngée; le malade est comme au carcan, la douleur est violente, la déglutition est impossible, la phonation est diftlcile, la respiration compromise, l'œdème de la glotte peut entraîner la mort.
La suppuration de l'adéno-phlegmon n'est pas toujours annoncée par la fluctuation ; les tisssussont durs, empâtés, la peau est blafarde ou luisante, le pus du phlegmon est sanieux, sanguinolent, d'odeur infecte, rarement bien lié.^Ces adéno-phlegmons sont parfois accompagnés de gangrène qui met à nu les vaisseaux, les muscles, les aponévroses. La veine jugulaire interne, les artères carotides interne et externe sont parfois intéressées par le processus phi egmoneux; il en résulte des hémorrhagies terribles, mortelles, qui se font par la bouche ou par la plaie du phlegmon*.
L'adéno-phlegmon que je viens de décrire, tout grave qu'il est, peut guérir, mais ce qui ne guérit pas, c'est le phlegmon diffus , parfois précoce, qui d'emblée envahit la région cervicale, tissu cellulaire et ganglions'.
Les abcès et les phlegmons peuvent se développer en