Sociélé médicale des hôpilaiix^ 8 mai 18(H
que de 10 à 15 pour 100 si l'angine est diphthérique.
Le streptocoque jouant le rôle prépondérant dans les angines non diphthériques de la scarlatine, faut-il faire usage du sérum anti-streptococcique? Voici à ce sujet les conclusions d*un article paru dans la Gazette hebdomadaire * : Marmorek a publié tout d'abord une série de cas favorables à l'emploi de son sérum dans la scarlatine, et Dubois, qui consacre à ce sérum de longs développements et fait un plaidoyer en sa faveur, rapporte quatre observations dans lesquelles il aurait produit des résultats avantageux. Mais tous les auteurs sont loin de partager cet enthousiasme. Baginski n'a pas tiré de ses tentatives de résultats concluants. Josias estime que le sérum est sans influence marquée sur l'évolution de la scarlatine. Les faits de Marfan et Apert et de Gomby ne sont nullement encourageants.
Le traitement prophylactique de la scarlatine consiste à isoler les scarlatineux pendant toute la durée de leur maladie. Il ne faut pas oublier que les lambeaux d'épiderme détachés au moment de la desquamation sont doués de propriétés contagieuses et les conservent pendant longtemps.
§ 5. ROUGEOLE. — INFECTION M0RBILEU8E.
Les anciens auteurs ont souvent décrit la rougeole sous le nom de fièvre morbiîleusef de morbilliy petite peste, il est vrai qu'à cette époque tout était confusion, et ce n'est qu'avec Sydenham, à dater de 1760 et 1764 (épidémies de Londres), qu'on a nettement distingué la rougeole de la scarlatine et de la variole.
Description. — Je choisis, pour type de ma descrip-