Barbier. Revue des mal. de Venfancey
S. Martin. Annales de l'Institut Pasteur, 1892, p. 367.
leuse*. Cette complication est spéciale à l'enfance; elle sur vient soitavec l'éruption, soit pendant ou après Téruption*. Au point de vue purement local, le croup morbilleux est un croup atténué, en ce sens qu'il provoque moins de dyspnée que le croup primitif, mais au point de vue général il est terrible, car il revêt les caractères toxiques de la diphthérie maligne ; c'est au point que Trousseau avait renoncé à opérer les enfants atteints de croup morbilleux. Il est souvent difficile de diagnostiquer la diphthérie sur un larynx déjà morbilleux ; la coexistence de diphthérie pharyngée, le rejet des membranes laryngées, la culture et l'examen bactériologique de ces membranes établiront le diagnostic.
Parfois même, alors que le pharynx paraît indemne de diphthérie f il suffit d'ensemencer une parcelle de mucus de l'amygdale recueillie chez l'enfant supposé atteint de croup, pour obtenir des cultures de bacille diphthérique'. (Roux, Morel, Martin.)
Complications broncho-pulmonaires. — La bronchite capillaire et la pneumonie lobulaire sont chez l'enfant et chez l'adulte, mais surtout chez l'enfant, les accidents les plus redoutables de la rougeole. Cette compHcation peut surgir dès le troisième ou le quatrième jour de la maladie, c'est-à-dire avant l'éruption ; elle peut ne se montrer que tardivement, au moment de la convalescence, mais habituellement c'est vers le sixième ou le septième jour de la maladie, c'esl-à-dire en pleine éruption, qu*éclate le catarrhe suffocant. Il est annoncé par une recrudescence de la fièvre et par une dyspnée croissante; aussi, si vers le huitième jour de la rougeole, la fièvre, qui devrait céder, persiste ou devient plus violente, si les raies de bronchite deviennent plus fins et plus nombreux, on doit redouter l'invasion de la bronchite capillaire et de la pneumonie lobulaire, à laquelle succombent si souvent les enfants. La