‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 49 sur 198 · Soc. méd. des hôpit.j 8 décembre · texte numérisé non relu

Soc. méd. des hôpit.j 8 décembre

4. Legendre. Dilat. de Vestomae et fièvre typh. Th. d6 Paris, 1886.

5. La fréquence des hémorrhagies intestinales parait varier également suivant les pays. Ainsi, en Perse, M. Tolozan n'en a observé que 3 cas sur 2000 typhiques, ce qu'il attribue au foncUonnement actif de la peau et au traitement employé. . .

DUOLAror, PATHOL. T. IV. 8

est rare, soit sous forme de caillots et de liquide brunâtre» noirâtre fétide, analogue à la suie délayée, ou poissesx comme du goudron. Les hémorrhagies peuvent se i^ péter plusieurs fois dans la même journée et plusieurs jours de suite. Quand elh^s se font aux approches ou dans le courant du troisième septénaire, ce qui est leur époque la plus habituelle, on peut leur assigner comme cause les ulcérations de l'intestin, la dégénérescence, la fenétration des vaisseaux et la formation de bourgeons charnus périvascul aires <; mais lorsqu'elles surviennent dans les premiers jours du second septénaire» à une époque où il n*y a pas encore d'ulcération intestinale, il faut bien admettre qu'elles sont dues à une fluxion intestinale avec ou sans altération des parois vasculaires*. Les hémorrhagies sont d'autant plus graves qu'elles sont plus abondantes et plus répétées. Dans quelques cas, heureusement exceptionnels, elles sont mortelles» près» que foudroyantes du premier coup': un des malades de Trousseau fut enlevé en une heure. Plusieurs écriTaÎQS regardent les hémorrhagies intestinales comme relativement bénignes. Graves les taxe presque de phénomène critique ; Trousseau les considère comme peu redoutables; Griesinger* ne les croit mortelles que dans un tiers des cas.

Quelques auteurs ont fini par dénaturer la pensée de Trousseau, en lui faisant dire qu'il considérait l'hémorrhagie intestinale comme absolument bénigne. Trousseau, après avoir donné son opinion sur ces hémorrhagies c qui sont loin d'avoir la gravité qu'on leur accorde », a bien soin d'ajouter un peu plus loin : « Je ne voudrais pas cependant qu'on me fit ilire que je regarde comme d*une innocuité absolue ces accidents considérés jusqu'à pré-

i. Raymond. Revue de médecine, 10 novembre 1885.

2. Cazalis. Phénom. congest. dans la dothicnentérie. Th. d« Paiig. 1887. ^

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