Brouardel. Soc. méd. des hôpil., 22 juillet
EIËVRES ÉRUPTIVE&.
la variole épidémtque est beaucoup plus grave que la spo« radique. D'après les descriptions précédentes, on voit que le pronostic de la variole est bénin, pour les formes discrètes, à moins que la variole ne soit anomale, et également bénin pour la varioloïde ; il est plus grave pour les formes cohérentes, et terrible pour les varioles confluantes et hémorrhagiques. Quand Tindividu est emporté par une variole confluente, c'est habituellement du douzième au quatorzième jour. L'absence de vaccination doit faire porter dès le début de la maladie un pronostic sérieux. La variole est presque toujours mortelle chez le nouveau-né et chez l'enfant en bas âge. Chez la femme, les règles avancent généralement sous l'influence de la variole, et les raélrorrhagies ne sont pas rares au moment de l'éruption (Gubler). Ghozla femme grosse, l'avortement est fréquent si la grossesse est avancée et si la variole est intense; la mort de l'enfant est la règle, et la femme succombe 60 fois sur 100*; le pronostic est moins grave si la grossesse est peu avancée. Sous l'influence de la puerpéralité, et dès le deuxième jour après l'accouchement, une variole ordinaire peut devenir hémorrhagique (Raymond).
Les causes de la mort chez les varioleux ont été diversement interprétées* ; on a successivement invoqué la sidération du système nerveux, l'altération du sang rappelant l'intoxication par l'oxyde de carbone ; la suppression des fonctions de la peau créant une sorte d'asphyxie cutanée ; la pyohémie consécutive à la purulence du système cutané. A ces causes peuvent s'adjoindre des complications locales telles que l'œdème de la glotte produit par l'éruption laryngée, les phlegmasies pleuropulmonaires avec tendance à la suppuration.
La broncho-pneumonie (infection secondaire) est fréquente dans quelques épidémies; elle est insidieuse et