Barthélémy. Th. de Paris
2. Huchard. Causes de la mort dans la variole. Th. de Paris, 1872, n* 112.
del), rabaissement de l'hémoglobine commence avant l'éruption et continue jusqu'à la fin de la maladie (Quinquand), les globules rouges se déforment et perdent la propriété de fixer Koxygène.
Les autres lésions, dégénérescence granulo-graisseuse des muscles et du cœur, altération des cellules du foie et des reins, tuméfaction et ramollissement de la rate, sont communes à toutes les fièvres graves.
Traitement. — Le varioleux doit être placé autant que possible dans une chambre spacieuse et bien aérée ; si la variole est légère, on se contentera de prescrire quelques boissons fraîches, des laxatifs légers, des bouillons, du lait, de l'eau vineuse. Si la variole est intense, on joindra à ces moyens les préparations toniques ; on opposera l'opium aux accidents nerveux ; si la fièvre est violente et si les paroxysmes sont accentués, on prescrira le sulfate de quinine ou l'acide salicylique. Au moment delà suppuration, les plus grands soins de propreté sont nécessaires, il faut avoir deux lits dont les draps sont fréquemment renouvelés. Les bains frais, les lotions d'eau
tiède sont indiqués; dans le service de Trousseau, il nous arrivait fréquemment de placer le malade dans une
baignoire, de l'arroser rapidement avec trois ou quatre seaux d'eau à la température de 25 degrés et de le coucher ensuite, tout mouillé, dans une couverture de laine, l'ai souvent constaté les bons effets de ce traitement.
M. Ducastel a mis en usage une médication éthéroopiacée : tous les jours le malade prend six cuillerées d'une potion où l'opium est associé à l'éther, mais cette potion souvent mal tolérée peut être remplacée avantageusement par 15 centigrammes d'extrait d'opium donnés en 24 heures et par une injection sous-cutanée contenant 2 centimètres cubes d'éther, faite matin et soir. Ce traitement ne parait pas avoir une grande influence sur l'intoxication générale, mais dans quelques cas il mo(fifie heureusement l'éruption, et paraît modérer la suppuration.
Les moyens prophylactiques ne sauraient être trop rigoureusement observés. Il faut isoler les varioleux et pratiquer non pas un isolement factice, mais un isolement vrai. Tout le personnel qui, dans les hôpitaux, est préposé au service des varioleux, doit être revacciné. Des baignoires seront affectées aux varioleux. On ne doit pas oublier que les croûtes sont un agent puissant de contagion et que les malades doivent rester isolés jusqu'à la chute complète des croûtes.