Bucquoy. France m^dualc^ 13 novembre
IIAUDIËS typhoïdes. 127
de Thirial'. Depuis cette époque, tous les auteurs out admis la péritonite par propagation et ils Tont opposée à la péritonite par perforation, comme étant plus limitée, plus arconscrite, plus bénigne, plus curable. Elle est admise par Jaccoud'» elle est décrite par Homolle', qui a bien soin de rappeler le mémoire de Thirial. Dans le Traité de Médecme, Ghantemesse lui réserve une mention spéciale. Dans le Traité de Médecine et de Thérapeutique, Brouardol et Thoinot* lui donnent, comme Thirial, une place à part. Dr, je vais essayer de démontrer que cette péritonite par propagation, telle qu*on Ta interprétée depuis Thirial, n'existe peu. La discussion dans laquelle je vais entrer, comme du reste toute cette étude sur les péritonites de la flévre typhoïde, sont le résumé des leçons que j'ai faites à mon Cours de Pathologie interne pendant la saison d*hiver de Tannée i89G et de la communication que j*ai faite la même année à TAcadémie^.
Je disais donc, qu'il n'y a plus lieu d'admettre la péritonite typhoïde par propagation, telle qu'on l'a compri. <; depuis Thirial. D'abord, si l'on veut bien consulter le mémoire de Thirial, on verra que sur les quatre observations qui servent de base à ce mémoire, il n'est possible de retrouver, en aucun cas, un processus de péritonite par propagation; les renseignements fournis par les lutopsies sont des plus incomplets ; il y est question de quatre malades, ayant succombé à une péritonite aiguë ; trois de ces malades étaient atteints de fièvre typhoïde et la péritonite est survenue chez eux à la période de Convalescence. A Tautopsie, dit Thirial, on trouve les plaques de Peyer cicatrisées. Jenepeuxdoncadmottre que Ce soit la lésion intestinale réparée et guérie qui ait provoqué la soi-disant péritonite par propagation. Du rcbte,
i. Thirial. Union médicale, 1S53, n" 85, 84 et 85. 3. Jaccoud. Pathologénie intense, t. Ul, p. 6i4.