Dupré, thèse citée, p
î. Barbe. France médicale^ 20 juillet 1884. j
3. Longuet. Traitement chirurgical de Vangiocholécystite ntm eai' culeuse. Thèse de Paris, 1896.
A. Lannois, mémoire cité, 1895.
sous l'influence (le l'action ulcérativedela fièvre typhoïde. » Pour ma part, j'en suis moins surpris, et je pense que les abcès du foie, grands abcès, et abcès aréolaires, sont surtout le résultat de l'appendicite typbique, ce qui était, du reste, le cas pour l'observation de Lannois ; c'est surtout en cavité c/o«eque s'élabore ici, comme dans l'appendicite vulgaire, le processus infectieux qui aboutit aux abcès du foie avec ou sans pyléphlébite.
Différents bacilles, y compris le bacille d'Eberth, peuvent séjourner longtemps vivants dans la vésicule biliaire, à l'état latent ; peut-être y sont-ils l'occasion de calculs biliaires.
Appareil respiratoire. — Accidents laryngés. — La diphthérie du larynx est excessivement rare dans la fièvre typhoïde, les érosions et les ulcérations laryngées sont au contraire si fréquentes, que Louis les considérait presque comme constantes, et Griesinger les a trouvées sur le cadavre dans un cinquième des cas. Ce développement des ulcérations laryngées n'a plus lieu de nous surprendre, depuis que M. Coyne* a démontré que la muqueuse du larynx est formée d'un tissu réticulé lymphoïde et de follicules adénoïdes, structure comparable à celle de la muqueuse intestinale. Vulcération laryngée* apparaît dans le cours de la deuxième ou troisième semaine, elle siège surl'épiglotte, sur les ligaments aryténo-épiglotliques, au voisinage des aryténoïdes,surla paroi postérieure du larynx, en un mot, ailleurs que sur les cordes vocales, au moins à sa période initiale, ce qui explique pourquoi elle évolue généralement à l'état latent, sans troubles de la voix, et le malade guérit de son ulcération laryngée comme de ses ulcérations intestinales. Parfois cependant les cordes vocales sont envahies, il y a de l'aphonie; dans quelques cas un œdème laryngé se déclare et l'asphyxie devient imminente'.
1. Anat. normale de la muqueutedu larynx, etc. Th. de Paris, 1874.
2. Peter et Krishaber. Dict. encycl. de» se. méd,i t. 1, p. 641.