Tissier. Ann, des mal. du larynx, aotUt
141 MAUDIES GÉNÉKALES ET INFECTIEUSES.
L*ulcère laryngé évolue parfois à l'état subaigu; il gagne en profondeur, il envahit le périchoiidre et le cartilage, les détruit et devient cause de suppuration, d'abcès, de perforation laryngée, d'œdème de la glotte, de rétrécissement du larynx. Dans quelques cas la périciiondrite et la nécrose frappent d'emblée les cartilages du larynx.
La périchondrite aboutit presque toujours à la suppuration et au décollement du cartilage sous-jaceiit, qui, privé de sa membrane nutritive, finit par se nécroser. La nécrose atteint surtout le cartilage cricoïde, plus rarement les cartilages aryténoides et par exception le thyroïde. Les cartilages nécrosés forment autant de séquestres, qui tendent à s'éliminer. Sous rinfluence de ce processus ulcéro-nécrosant, des fusées purulentes s'infiltrent dans le tissu sous-muqueux, dans les articulations, se font jour avec leurs séquestres dans le larynx, dans le pharynx, ou extérieurement à la peau. Cette laryngite ulcéro-nécrosanté, ou laryngo-typhus, est un accident des plus redoutables, et à supposer que les malades échappent à rœdéme laryngé, ils sont encore exposés soit à l'emphysème gênérahsé, qui débute au cou, à la suite d'une perforation laryngée, soit aux terribles conséquences du rétréciêsemeni des cavités du larynx*.
On peut rapprocher de l'ulcération des cartilages du larynx l'ulcération et la perforation de la cloison du nez. Dans une observation de M. Roger*, la perforation de It cloison avait l'étendue d'une pièce de cinquante centimes; la lésion persista et le malade conserva un peu de nasillement. Je viens d'observer un cas analogue chez une jeune femme; la perforation de la cloison a l'étendue d'une petite lentille.
Inflammations broncho-pulmonaires, — Le catarrhe bronchique de la fièvre typhoïde est un phénomène habituel et généralement sans gravité, mais il acquiert par-
1. Koch. Ann. des malad. de l'oreille et du larynx^ 187$ et 1S80.