Soc. méd. des hôp.y t. IV, p
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fois une intensité redoutable. A ce catarrhe se joignent parfois de la congestion pulmonaire, de Fatélectasie, de la splénisation, lésions fort graves et assez fréquentes, puisque l'atélectasie a été notée 32 fois sur 118 autopsies (Griesinger).
Les pneumonies lobulaires et pseudo-lobaires se développent surtout à la période ultime de la maladie.
La pneumonie lobaire apparaît à différentes périodes : j'ai déjà parlé de la pneumonie qui peut marquer le début de la dothiénentérie, et dont le pronostic est généralement bénin. La pneumonie survenant dans le cours de la maladie * est plus fréquente ; elle est insidieuse, bâtarde dans ses allures et dans ses symptômes, et habituellement fort redoutable.
Ces complications pulmonaires* sont préparées, et quelques-unes (congestions, splénisation) sont réalisées par le bacille typhique. La pneumonie est le résultat d'une infection parallèle ou associée, due au pneumocoque. Le streptocoque, les staphylocoques favorisent l'éclosion des broncho-pneumonies typhoïdes.
La pleurésie est beaucoup plus rare que la pneumonie, elle est parfois accompagnée de fièvre et d'abattement qui sont en rapport avec son origine. Le bacille typhique a été constaté dans le liquide (Fernet).
La fréquence des phlegmasies pleuro-broncho-pulmonaires est variable suivant les épidémies. La gangrène pulmonaire a été observée 7 fois sur 118 autopsies (Griesinger).
Tuberculose. — La fièvre typhoïde et la tuberculose ne sont nullement antagonistes, comme on l'avait dit autrefois. Il n'est pas rare qu'un tuberculeux soit pris de dothiénentérie, et la marche de cette dernière n'en est nuUe-
1. Pneumonie dans la fièvre typhoïde. Thèse de Pologne, Paris.
2. Gallissart de Harignac. Pneumonie lobaire survenant dans le cours de la fièvre typh. Th. de Paris, 1882. — Dreyfus-Brissac. Gazelle /te^ûf.,1881,n'34.
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ment influencée, mais de ce fait la phthisie subit une recrudescence (Vulpian*). Dans quelques cas la tube^ culose éclate au moment de la convalescence chex un sujet qui n'était point tuberculeux* ou qui du moins n*en avait pas les apparences. Le malade semblait guéri de si fièvre typhoïde, mais voilà que la fièvre reparaît, on croit d*abord à une rechute, mais c'est une tuberculose aiguë ou une phthisie à marche plus ou moins rapide qui se déclare. J'ai observé avec Jaccoud et Bergeron un cas analogue chez une jeune fille de 17 ans.
On peut, en pareil cas, incriminer la contagiosité, mais le plus souvent, en faisant une enquête étiologique sérieuse, on apprend que le malade est issu de souche suspecte; tantôt la tuberculose est nettement avérée chei les parents, tantôt la tuberculose du père et de la mère s'est cachée sous les apparences d'hémoptysie, de pleurésie, de bronchite chronique qui ont guéri sans autres accidenls ultérieurs, mais la maladie, ou du moins la prédisposition morbide, n'en a pas moins été transmise à l'entant; elle existait chez lui à l'état latent, n'attendant qu'une occasion, coqueluche, rougeole, fièvre typhoïde, pour offrir aux microbes un terrain de culture favorable i leur développement.
Appareil cardio-vasculaire. — L'endocardite typhoïde est exceptionnelle, mais la myocardite est assez fréquente'. L'altération du muscle cardiaque ne se traduit souvent par aucun symptôme appréciable; néanmcHns, quand la lésion est suffisamment accentuée, le choc précordial est moins énergique. On constate parfois l'existence d'un souffle, mais comme ce souffle est fréquemment modifié par les oiouvcmonts respiratoires et par la position du malade, suivant qu'il est couché OB assis, il est probable qu'il s'agit le plus souvent d*BB