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Corail et Banvier. Man. d'fùstoL

MAUDIES typhoïdes. 181

c, La cicatrisation des ulcérations intestinales est lente âse ifaire, mais la réparation se fait complètement; elle tA quelquefois suivie de transformation fibreuse, mais mu jamais entraîner de rétrécissement de l'intestin. La nnûce des plaques cicatrisées peut conserver pendant phuîeun années un aspect pigmenté.

Dans quelques cas exceptionnels, les lésions intesti* ules peuvent manquer ou être à peine appréciables. Elles manquent chez le fœtus*.

Les yanglûms méêentériques, qui, à l'état sain, ne sont pas plus volumineux qu'une lentille et sont éloignés les uns des autres, acquièrent dès le premier septénaire de h maladie les dimensions d'une noisette et d'une grosse noix. Us se présentent sous forme de tumeurs formant au derant de la colonne vertébrale de véritables chaînes ganglionnaires'. Pendant cette première période, les ganglions sont généralement durs et globuleux. Au microsoope, on voit que la lésion est formée par la dilatation des vaisseaux et par une prolifération considérable des cellules lymphatiques. A une période plus avancée, pendant le second septénaire, les ganglions deviennent mous et diminuent de volume. Les ganglions les plus atteints iont ceux qui correspondent aux régions intestinales les pbis lésées; néanmoins l'altération des ganglions semble jmqu'à un certain point indépendante, car on rencontre des glandes mésentériques très développées, alors que la lésion intestinale est insignifiante. Les glandes rétropéritonéales, parfois aussi les ganglions bronchiques et périphériques, sont atteints par le poison typhique. Les iNdUes et la réaction phagocytique existent dans les ganglioiis comme dans les plaques de Peycr.

La rate est volumineuse, ramollie, friable, congostionnée et gorgée de cellules lymphatiques ; elle est pai- Ins le siège de petites hémorrhagies. De 175 grammes,

ItQantemeiie et Widal. Soc. méd. des hôpitaux ^ mars 1890.

1 Sirodej. AnaUpathol. de la fièvre typfw'ide. Th. de Pari*. iS8\

iS2 MALADIES GÉNÉRALES ET INFECTIEUSES.

son poids normal, elle peut atteindre 400 grammes et au delà. Les lésions qu'elle présente, Tinfiltration par les phagocytes, les lésions artérielles, la congestion violente et la tuméfaction, sont sous la dépendance des bacilles qui dès les premiers jours pullulent dans son parenchyme. Une goutte de sang retirée de la rate pendant les dix premiers jours de la fièvre typhoïde donne toujours des colonies de bacille typhique.

Le foie est peu augmenté de volume. A voir sa coloration on le croirait atteint de dégénérescence graisseuse avancée. Les cellules sont en effet altérées et présentent, suivant le cas, la tuméfaction trouble, la dégénérescence graisseuse péri-sushépatique. On trouve de nombreux nodules lymphoïdes. Les bacilles existent en quantité considérable dans les veines portes, dans les capillaires. Les voies biliaires et la vésicule sont atteints de catarrhe, de purulence, d'ulcération (bacille typhique et coli-bacille).

Il est fréquent, mais non constant, de trouver des altérations du système musculaire^ : dégénérescence vitreuse (Zenker, Weber), granulo-vitreuse (Hayem)*, altérations qu'on retrouve encore dans d'autres maladies', mais rarement aussi marquées que dans la dothiénentérie. Cette dystrophie musculaire, qui a ses muscles de prédilection*,

1. La théorie (Kûhne) qui rapportait à la coagulation de la syntonine ce genre d'alt(3ration est aujourd'hui abandonnée ; cette dystrophie musculaire, pas plus que les autres troubles trophiques, ne doit être mise sur le compte de l'élévation de température, car il existe plusieurs observations de typhus ambulatorius dans lesquelles la température n'avait pas excédé 37* ,8 ce qui n'avait pas empêché la dystrophie musculaire de se produire (Vallin. Arch. de méd., nov. 1873).

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