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Ncttcr et Chantemesse. Soc. méd. des hôp., juillet

4. Calmctle ot Thoinot. Ann. de l'Institut Pasteur, 1892, p. 4S.

HAUDIES TYPUOIDES. 103

peut, en dehors de tout encombrement humain, provoquer

/'explosion dn typhus^ » et faire éclore l'agent pathogène.

Syii^tôniM. — Après une incubation qui dure une

dûaine de jours» le typhus apparaît brusquement, ce qui

est le cas le plus fréquent, ou bien il est précédé d'une

période prodromique.

InvatUm, — Le début brusque s'annonce par un frisson aussitôt suivi de céphalalgie, de tremblement des membres» de yertige. Les vomissements ne sont pas rares ; il y 9iXm extrême abattement, les conjonctives sont injectées, le pouls est fréquent et la température peut atteindre 40 degrés dès le soir du premier ou du second jour. A ces symptômes s'ajoutent de l'insomnie, de Tagitation, des idées délirantes, des impulsions de suicide. La marche de ces accidents n*est pas toujours continue, elle est parfois intermittente avec alternatives d'amélioration et d'ac^rayation. A ces accidents nerveux qui dominent la leène 8*igoute accessoirement du catarrhe bronchique; piribis cependant apparaissent de véritables manifestations broncho-pulmonaires* qui peuvent induire en erreur nr la nature de la maladie. La température ne subit çi'ime légère rémission le matin.

Cette période d'invasion est parfois précédée de prodromes tels que : douleur lombaire, céphalalgie, lassitude, injection de la face, tremblement et hésitation de la parole. Éruption. — L'éruption du typhus apparaît du froiûème au dnquiènie jour. Elle débute par Tabdomen et envahit tout le corps moins le visage ; elle est caractérisée par des taches rosées, plates ou papuieuses, habituelleifient isolées, rarement confluentes, et s'effaçant momen- Unément à la pression. Après deux ou trois jours. Texan thème change de nature et beaucoup de taches se transforment en une petite pétéchie, qui ne disparaît pas h la pression (typhus pétéchial). Dans quelques cas, une légèr(>

1. Acttd, de mUdecùie, mars i874. Voyez ég^alemcnl le reinaniuable trtldfi de M. Jaccoud, in Path. int., t. II, p. SU. 1 Gombale. Bulletin méd. du Nord, 1893, n" 11 .

BinUFOT, PATHOL. T. IV. 13

194 MAUDIES GÉNÉRALES ET »FECnEDSES.

desquamation fait suite à l'éruption. Dans certaines épidémies, et surtout dans les cas légers, Téruption du typhus fait défaut. Au moment de l'éruption, tous les symptômes augmentent d'intensité ; « le délire violent avec impulsions locomotrices et suicide ;) (Jaccoud), si exceptionnel dans la ûèvre typhoïde, est fréquent dans les formes graves du typhus.

A cette période d*agitation fait suite une phase de torpeur et de stupeur à forme iyphique. Le malade est dans le décubitus dorsal ; il reconnaît à peine ceux qui Tentourent et marmotte quelques paroles inintelligibles. La constipation est la règle, et les symptômes abdominaux, presque constants dans la fièvre typhoïde, manquent dans le typhus* Les urines sont peu abondantes et souvent albumineuses.

Gombemale* a signalé chez les typhiques atteints de néphrite aiguë l'existence sur la peau d*une poussière blanchâtre constituée par des acides gras desséchés.

Le typhus dure huit ou dix jours dans les cas légers et de moyenne intensité, douze à quinze jours dans les cas graves. Souvent la défervescence est brusque et se fait en une demi-journée ou en une journée; elle est accompagnée de transpiration, de sommeil, de bien-être : c'est une véritable crise. Dans d\nutres cas, la défervescence est plus lente et met trois ou quatre jours à s'effectuer Le typhus peut provoquer des complications variées du système nerveux : troubles de motihté, tels que parésie des membres supérieurs et inférieurs ; abolition des réflexes patellaires et plantaires, incoordination des mouvements; troubles trophiques, tels que eschares à évolution rapide. Ces troubles nerveux paraissent dus à des lésions médullaires caractérisées par des hémorrhagies interstitielles microscopiques et par l'état vésiculeux de quelques cel* Iules motrices des cornes antérieures •.

Malgré le brusque retour à la santé, la convalescence est habituellement longue, et le malade est encore sous

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