Thèse de Lyon
MALADIES typhoïdes. 100
cition pins ou moins éloignée, telle que rinflammation purulente de la plèTre,du péricarde, des synoyiales articoliires, la pneumonie, la parotidite et rhydrocéphalie.
Dus les cas de guérison, la maladie dure quinze à viogl jours, et le sujet conserve parfois des troubles de la me, de l'ouie ou un amoindrissement de ses facultés mteUectueUes.
Telle est la description de la méningite cérébro-spinale dus ses formes habituelles, mais la maladie revêt parfois des ilinres anormales qui permettent de décrire une forme foudroyante et une forme abortive.
Dus la forme foudroyante, les symptômes d'excitation, céphalalgie, délire, vomissements, durent à peine quelfies heures et revêtent d*emblée une excessive intensité ; le malade tombe rapidement dans le coma et succombe fSL moins de 24 heures. Dans la forme abortive, les symptômes sont à peine ébauchés.
Anatomie pathologique. — Dans les cas foudroyants, fantopsie est muette, et les altérations sont nulles ou bornées à une congestion plus ou moins vive de la pienèie cérébro-spinale. Dans les cas communs, la lésion principale consiste en une inflammation séro-purulente des méninges cérébro-spinales et notamment de la picmère.
Les sinus sont gorgés de sang, les méninges sont confestionnées, et à la surface externe de la pie-mère s*é(ale une couche plus ou moins dense et épaisse de liquide iibrino^urulent. Les lésions de la pie-mère cérébrale ttnt {dus accentuées, suivant le cas, à la base ou à la cnnexité du cerveau; la pie-mère médullaire est surtout lit^ée aux parties inférieure et postérieure de la moelle.
L'intestin est souvent le siège de psorentérie. L'altcralundnsang est variable; c'est tantôt Tétat de fluidificatioD, tantôt l'état inflammatoire qui domine.
Biagnostic. Pronostic. Traitement. — Les symptômes de la méningite commune ont une grande analogie avec c^B de la méningite épidémique, mais ils ne sont ni
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aussi brusques dans leur début, ni aussi précipités dans leurs allures, ni aussi généralisés dans leur apparition. La gravité du pronostic varie suivant les épidémies, toutefois la mortalité est en moyenne de 50 à 60 pour 100. Le traitement prophylactique consiste à isoler les malades et à éloigner les enfants, les jeunes soldats, qui sont plus que d'autres prédisposés à subir les atteintes du mal. L'opium à haute dose, les injections de morphine, les préparations de chloral, sont les meilleurs moyens à mettre en usage.