Roger. Académie de* iciences, 1891, 26 octob
des réservoirs, convulsions. La moelle présente des lésions de myélite diffuse de Taxe gris avec lésions dégonératives des cordons blancs ^
Streptoeoedê. — Je n'ai eu en vue jusqu'ici, que le streptocoque de l'érysipèle, mais les notions que je viens d'établir sont applicables à tous les streptocoques, quelles que soient leur provenance et leur origine.
On a cru pendant longtemps, et quelques auteurs supposent encore, qu'il y a lieu de séparer les streptocoques en différentes espèces. Ainsi, pour citer des exemples, on avait admis primitivement que le streptocoque de l'érysipèle (streptococctu erysipelatis) peut seul produire rérydpéle et que les streptocoques pyogènes (streptococcuâ ^o^enes) peuvent seuls produire du pus ; mais le streptocoque de l'érysipèle peut engendrer du pus et le streptocoque du pus peut engendrer Térysipèle.
On avait tenté également une classification basée sur l'aspect morphologique des streptocoques : streptocoque à coortes chaînettes (bretns), streptocoque à longues chaînettes (lonçus)^ streptocoque en amas (conglomeratus).
En réalité les différents streptocoques ne forment qu'une seule espèce, en voici la preuve :
Nous portons sur nous des streptocoques, vulgaires saprophytes de la peau, qui sont absolument mofTensifs dans les conditions habituelles de Texistence, mais il suffit de la moindre négligence contre l'asepsie cutanée, au cours d'une opération, il suffit parfois de la moindre blessure, de la moindre égratignure, pour permet (ro à ces streptocoques inoffensifs de pénétrer dans l'économie où ils trouvent un milieu de culture si favorable, que leur virulence exaltée peut se traduire par l'érysipèle, par l'infection purulente, par une terrible streptococcie. C'est pourtant le même streptocoque malgré la diversité des lésions.
Nous portons dans les cavités nasale et buccale, dans