Statistiques insérées dans le Mémoire de M. Marmorek
lAlADIES INFECTIEUSES PROPRES A L'HOMME. 221
Dans les cas où une injection de 15 ou 20 centimètres
cubes ne suffit pas, on en pratique une seconde et une
troisième, le jour ou les jours suivants.
Giiez les malades traités par le sérum, on voit dans quelques cas, survenir des érythèmes fébriles ou non fébriles, parfois à forme purpurique. Ces accidents, du reste sans conséquence, diminueront à mesure que le sérum sera mieux préparé. U ne faut pas oublier qu*on ne doit saigner les chevaux producteurs de sérum que quatre ou cinq semaines après la dernière inoculation. En effet, pendant les premières semaines, je le répète, le sérum est encore toxique bien qu'il ne contienne pas de streptocoques.
Les abcès qui sont parfois apparus à la suite des injections, abcès contenant du streptocoque, ne surviennent pas si on a soin de recouvrir la piqûre avec du collodion iodoformé. Ces abcès sont le résultat d'une auto-infection, ils oe peuvent pas être dus au sérum, le sérum ne contenant pas de streptocoques.
Chez les gens qui sont sujets aux érysipèles à répétition, aux érysipèles mensuels, l'injection de sérum pourrait agir comme agent préventif.
En résumé, les injections de sérum anti-streptococcique constituent le traitement le plus rationnel et le plus clïicacede Térysipèle. Ces injections réussissent d'autant mieux, qu'elles sont faites à une période plus rapprochée du début de la maladie. Grâce à cette méthode, la mortalité de rérysipèle est beaucoup moindre, la durée de la maladie est fort abrégée, les souffrances sont extrêmement atténuées, et les complications sont en partie évilées. Ce traitement mérite donc à tous égards de prendre une place importante dans la sérothérapie.