Pognon. Th. de Paris
2. Comby. Localisation des oreillons sur l'appareil sexuel. {Procréa médical^ 11 février 1893.)
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cas, finfeetion ourlienne peut devenir l'origine d*un processus chrooique, elle aboutit au mal de Bright.
Certains malades sont atteints de péricardite légère, ou à^eiidoeariite^ au cours de leur fièvre ourlienne. D'autres malades ont des manifestations articulaires pseudo-rhunialismiles; ce pseudo-rhumatisme apparaît surtout au déclin des oreillons, il est subaigu et détermine peu de douleur etpeu de tuméfaction des jointures, il ne suppure jamais.
Dans certaines épidémies on a noté des fluxions sur Tappareil respiratoire, œdème laryngé^, catarrhe bronchique, fluxion du poumon.
La suppuration des glandes salivaires est un fait exceptionnel.
Fournie a bien étudié les complications auriculaires des oreiUons, et Eloy en a donné une bonne description : D s'agit là de lésion toute spéciale, liée, écrit Founiic, à une infection directe des centres auditifs. Quoi qu'il en soit, le malade est atteint de surdité généralement irréinédiable. La surdité est unilatérale ou bilatérale; elle ipparait soudainement, brusquement, d'une façon précoce; elle est, ou non, accompagnée de vertige, de bourdoDoement d'oreille, de vomissements, d'insomnie ; les vertiges peuvent même s'accroître et persister indéfiniment.
Itiologie. — Pronostic. — Traitement.— Des exein pies decontagion aussi nombreux qu'évidents prouvent que les oreillons sont essentiellement contagieux. Cette maladie sévit principalement sur les enfants et sur les jeunes sujets : aussi les pensionnats, les collèges, les orphelinats, les casernes, sont-ils les lieux les plus habituels des épi- ^léniei. L'épidémie ne frappe pas d'emblée un grand Dombre de personnes, elle s'étend par poussées successires. Une première atteinte confère généralement Timmnnité, les récidives sont néanmoins assez fré(|uentes.
Habituellement très bénins, les oreillons peuvent, dans
i. iKcoiid. Clinique 1885, p. 312, et 1887, p. 211. 2. PilaUe. Œdème laryngé au cours des oreillons {Bulletin médical, ijoiniaw^
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quelques circonstances exceptionnelles, revêtir la forme maligne, typhoïde; le vronostic en est cependant exceptionnellement bénin, si l'on veut bien se souvenir que dans l'armée française, depuis 1887, sur 53145 cas, on n'a constaté que 3 décès (Catrin).
On ne confondra pas les oreillons avec les parotidiles, et l'orchite ourlienne se distingue nettement de Tépidi— dymite blennorrhagique, qui est toujours consécutive à um écoulement uréthral.
En temps d'épidémie, il faut isoler les malades autant que possible, et quand la maladie est déclarée, le repos la diète lactée, l'usage de purgatifs légers, des onctions sur la région parotidienne, constituent le traitement.
Il ne faut pas oublier que les oreillons sont contagieux depuis leur début jusqu'à leur totale disparition, et au delà, jusqu'au 20' jour. Au point de vue du traitement prophylactique, on ne saurait prendre des mesures de désmfection trop énergiques, car le germe des oreillons est vivace, tenace et résistant.
Il faut surveiller de près l'atrophie testiculaire et faire usage des courants continus, qui ont donné de très bons résultats. Obvier a publié à ce sujet un mémoire fort intéressant; il est évident que dans plusieurs circonstances l'atrophie testiculaire consécutive à rorchite ourlienne a été enrayée par le traitement*.