Jaccoud. Path, int.^ 1. 11, p
lAUDIES INFECTIEUSES PROPRES A L'HOMME. 250
éclater après quelques jours de traversée, tantôt l'équi-
il^^t entier est bien portant au départ, mais le navire
>*«eéle dans ses flancs le germe du poison amaril qu'il a
plis an foyer, et après 15, 20, 30 jours de traversée éclate
lAne épidéioaie. C'est si bieu le navire qui est le foyer infec-
MenXy c'est si bien lui « qui a la fièvre jaune » (Jaccoud),
<Ine ce même navire arrivé à destination, s*il n*est pas
3ii(fisaimment désinfecté, et alors même qu'il ne réprend
Ici mer qu'après plusieurs semaines, peut devenir, pen-
dantune nouvelle traversée, le foyer d'une autre épidémie
CAapport sur le navire portugais Maria da gloria)*.
Voilà donc le navire contaminé qui arrive au terme de Son Toyage; pour peu que les mesures sanitaires ne Soient pas rigoureuses et qu'on accorde la libre pratique, 1^ passagers descendent, les gens préposés au décharge- Ooent pénètrent dans le navire, et bientôt après, quelques oas de fièvre jaune se déclarent dans le port, sur le litt-oral, ou sur des navires voisins. Mais comment se pro- I>5)ge la fièvre jaune? est-ce par le fait de la contagion, ^^ l'individu qui en est atteint est-il susceptible de la ^a^ansmettre à un autre individu, au même titre que le <2lioléra on la variole? Nullement; ce mode de contagion ^*est pas admis pour la fièvre jaune, et ce fait trouve ^ne nouvelle confirmation dans l'intéressante relation ^Q8 quatre épidémies de Montevideo, faite par M. Visca'. Rien ne prouve en eff'et que le poison se régénère dans l^^s produits issus des malades, mais ce poison (quelle ^lU'en soit la nature), le malade le transporte dans ses "Vêtements, dans ses effets de literie, etc., comme le vaisseau le transporte dans son chargement, et le principe luorbîde se développe dès qu'il rencontre un milieu favorable à sa culture. La prédilection de la fièvre jaune pour