Godefroy. Rep. de méd., décembre
t. Dus aon important travail, M. le docteur Visca (de Montevideo) > ^tiU6 li formation et le mode de propagation des épidémies de f^^^MiniBe. n eoDsidôre le poison amaril comme ayant une origine
les ports de mer, pour les embouchures des fleuves, ( pour le littoral, son atténuation à mesure que Taltituc augmente, sa destruction par les basses températures qi produisent la congélation du sol, tout cela prouve qv certaines conditions telluriques sont favorables ou déf) vorables à son développement. L'expérience a démenti que la fièvre jaune se prend surtout après le coucher d soleil et la nuit, d*où le précepte pour les médecins d visiter leurs malades pendant les heures de fort soleil. L'épidémie ne progresse pas rapidement, elle resl d'abord cantonnée à quelques maisons, à une rue ; M. Vise a même consigné ce fait intéressant que l'envahissemei se fait souvent par zones excentriques qui s'éloignei progressivement du centre primitivement entahi. L forme épidémique, comme la forme endémique, a peu d tendance à envahir les points éloignés du littoral et le lieux élevés.
Vincubation de la fièvre jaune dure de trois à six joun et une première atteinte confère l'immunité.
Description. — La fièvre jaune n'a pas habituellemen de prodromes, elle débute souvent au milieu de la nui par un fort frisson, suivi de rachialgie violente (coup d barre), de céphalalgie, de courbature, d'anxiété épigat trique avec ou sans battements à la région coeliaque Dès le premier jour la température atteint ou dépas» 40 et 41 degrés (Nœgele). Les yeux sont hagards et iqjec tés, la face est rouge et animée, la soif est ardente. Il constipation est la règle, l'agitation et l'insomnie sont parfois accompagnées de délire, la peau est d'une rou geur érythémateuse. Dès le second jour le malade est prû de nausées, de vomissements d'abord alimentaires» puis muqueux et bilieux ; les urines sont rares et habituellement albumineuses.
Cette première période violente et tumullueuic ûatt trois jours environ ; puis les symptômes s'amendent, la température s'abaisse, et l'ictère apparaît. Vicier^, qui est le symptôme le plus constant de la maladie et qui bac
HAIABIES 0FEGTIEUSES PROPRES A L'HOMME. 261
w 9 viJale nom de fièvre jaune, coïncide avec la rémission
r ^ui termine la période initiale. Dans les cas bénins, la
'Uiladiene dépasse pas ce stade inflammatoire et la fièvre
'^ repartit pas. Mais dans les cas graves, la rémission
^st de courte durée, quelques heures à peine, et la
fièvre reparait sans acquérir toutefois Tintensité de la
J^vendère période.
L'ictère peut présenter toutes les teintes, depuis la Nuance la plus pâle jusqu'au jaune verdâtre le plus accusé; les urines sont ictériques, mais les selles ne sont S^ais décolorées parce qu*il n'y a pas d*obstacle au cours ^e la bile. Jaccoud pense que la palhogénie de ce syml>t6me n'est pas toujours la même, il suppose que Tictère tantôt catanbal, tantôt lié à Thypercholie. Les vomisde sang noir {vomito negro) sont presque contemi><ffains de l'ictère, mais beaucoup moins constants, on ^9 constate chez la moitié des sujets.
Lliémorrhagîe de l'estomac est souvent accompagnée 4*héQiorrhagi.es de l'intestin, du pharynx, de la bouche, de métrorrhagie, de purpura.
UéUU général revêt différentes formes à prédominance
^^^itamiquefataxiquef typhique, délirante. Dans certams
;, Vanurie est complète et Ton peut se demander si les
>^mpt6me8 dyspnéiques et ataxo-adynamiques ne doivent
être mis en partie sur le compte de V urémie.
Durée. — Diagnostic. — Dans ses formes légères la ré-
v^ciission, qui survient habituellement au troisième jour,
^&43t accompagnée de sueurs profuses, et.la guérison ne se
^9ûi pas longtemps attendre; dans les formes graves, la
KTuladîe dure six à dix jours et au delà, la forme fou-
^Avoyante enlève le malade en trois ou quatre jours.
On ne confondra pas la fièvre jaune avec Tictère grave,
<^3r,dan8 cette dernière maladie la brusquerie de la fièvre,
La racliialgie, l'anxiété épigastrique, l'injection de la face
^t des yeux font défaut. On la distinguera des fièvres
^îlkaies palustres qui sont accompagnées d'une tumé-
faclîoaplQs oo moins considérable de la rate et qui
sont caractérisées par la présence de l'hématozoaire e1 de pigment mélanique dans le sang. La fièvre typhoïde bilieuse a quelque analogie avec la fièvre jaune à forme typhoïde; mais, dans la fièvre typhoïde, la température monte lentement et la rate est tuméfiée.
Suivant les épidémies, la mortalité de la fièvre jaune varie de 14 à 50 pour 100 (Dutroulau)'.
Anatomie pathologique. — Les lésions dominante! sont de nature stéatogène. Le foie ressemble au foie gra! des phthisicpies (Louis), il est d*un jaune chamois, exsangue et friable ; ses cellules deviennent rapidement grai& seuses, et ne sont qu*en partie nécrosées. Le cœur et la reins sont également atteints de dégénérescence stéatogène, les muscles, surtout ceux du ventre et des cuisses sont parfois le siège d*ecchymoses, d'hémorrhagies. L'ap pareil digestif, pharynx, estomac, intestin, présente des plaques ecchymotiques parfois ulcérées. Le sang a les caractères du sang dissous^ cpi'on retrouve dans la plu part des maladies infectieuses. La rate est normale.
Traitement. — Les moyens prophylactiques consisten à établir des quarantaines sévères pour tout navire venan d*un foyer suspect, et ces quarantaines peuvent avoir toute efficacité puisque la fièvre jaune ne peut êtr« importée que par voie de mer. Les bâtiments contaminé doivent être désinfectés et leur chargement surveiUé di près. La prophylaxie individuelle consiste à s'éloigner di littoral ou à gagner les hauteurs, puisqu'il est prouw que la fièvre jaune a peu de tendance à s'étendre danles terres et à s'élever. On évitera de sortir le soir aprè" le coucher du soleil, car les heures de nuit paraissMi plus favorables à l'infection.
Le traitement le plus usité consiste à faire usage d» purgatifs doux, huile de ricin mélangée de jus de citroa (Fuzier) ; on combat Thyperthermie au moyen de lotion . froides aromatiques, on prescrit les boissons acidoléêc et vineuses, les préparations de quinepiina, le Champagne