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Bibliotheca latina mediæ et infimæ ætatis, par J. Alb

Fabricius, Hamb., 1734-1746, 6 vol. in-8° (augmentée et corrigée par Mansi, Patav., 1754, 3 vol. in-4°). Du même : Bibliotheca græca, Hamb., 1705 et seq., 14 vol. in-4°. Editio nova curante G. Ch. Harless, Hamb., 4790-1809, 42 vol. in-4° (incomplet).

43. Petr. Coustant, ord. S. Bened. Epistolæ rom. Pontificum ab anno Christi 67 ad annum 440. Parisiis, 1721, in-fol. Edit. Schænemann, Gotting., 1796, in-8°.

44. Des éditions portatives d'anciens auteurs ecclésiastiques, reproduites d’après les meilleures éditions, ont été données par Oberthur, Opera Patrum gr&corum, græc. et lat., Wirceb., 4777-4792, 24 vol. in-8° (Justin, Clement d’Alexandrie, Origene); par Richter, Opera Patrum lalinorum, ibid., 1780-1791 (Cyprien, Arnobe , Firmin Materne, Lactance, Hilaire, Optat de Mileve); insérés de nos jours dans la Bibliotheca Patrum græcorum (selecta), Lips., 1826 et seq.; par Gersdorff, Bibliotheca Pairum latinorum, Lips., 1826 et seq. Deux ouvrages qui témoignent de l'intérêt que les protestants euxmêmes attachent à la littérature patristique.

45. Une traduction allemande des Pères de l'Eglise (et non des auteurs ecclésiastiques) commencée à Kempten en 1831, est parvenue au 37° volume in-8°, et comprend jusqu'à saint Ephrem de Syrie inclusivement (sans valeur).

Déjà précédemment, le protestant Reesler avait publié sous le titre de Bibliothèque des Pères de l'Eglise, des extraits traduits en allemand. Ce travail, estimable pour son temps, s’etendait jusqu'aux écrivains qui ont vécu pendant la querelle des iconoclastes, au huitième siècle. Lips., 1776-1786, 10 parties. Tout récemment Œhler a publié en traduction allemande, avec texte original, un choix des Œuvres des saints Pères sous le titre de : Bibliothèque des saints Pères, Lips., 1858, tome I-IV.

La plupart de ces collections et d’autres encore sont indiquées dans le catalogue de J.-G. Dowling, intitulé :

Notitia scriplorum SS. Patrum aliorumque velerum ecclesiasticorum monumentorum , quæ in colleclionibus anecdotorum post annum- Christi 1700 in lucem editis continenlur. Oxoniæ, 1839 (il y manque le Spicilege d’Ang.Mai, sa Nova Patrum bibliotheca, et le Spicilegium Solesiınense de Dom Pitra).

$S 7. Travaux entrepris sur l’histoire de la littérature chrétienne.

Les premiers débuts d’une Histoire de la littérature chrétienne, avec de courtes notices biographiques et l'indication des ouvrages des auteurs, se rencontrent :

4. Dans saint Jérôme, natif de Stridon, en Dalmatie (mort en 420) : De viris illustribus, seu calalogus de scriploribus ecclesiasticis. L’ouvrage, divisé en 135 chapitres, contient 435 écrivains ecclésiastiques, commencant par les apôtres Pierre, Jacques le Mineur, etc., et finissant à l’auteur lui-même, saint Jérôme.

Plus tard, sous le même titre ou sous des titres analogues, mais dans le même esprit, cet ouvrage a été successivement continué par Gennade, prêtre de Marseille (vers 490); par Isidore, évêque de Séville (636) ; par Ildefonse, archevêque de Tolède (mort en 667); puis, après un long intervalle, par Honorius, prêtre d’Autun (mort en 1120) , et Sigebert de Cambrai (mort en 4412); par Henri de Gand, en Flandres (mort vers 1293); par Pierre, religieux du Mont-Cassin, avec un supplément de Placide; par Tritheim, abbé des bénédictins de Sponheim (entre Trèves et Mayence), et ensuite du couvent des Ecossais de Saint-Jacques, faubourg de Wurzbourg (mort en 1516), et enfin par Mire, chanoine de la cathédrale d'Anvers (mort en 1640) jusqu’au milieu du dix-septième siècle. Au commencement du dixhuitième, saint Jérôme, y compris tous ses continuateurs jusqu’à Mire, a été réédité avec des remarques

historiques et critiques par le protestant J. Alb. Fabridus, professeur au gymnase de Hambourg, sous le titre de Bibliotheca ecclesiastica, Hamb., 1748, in-fol.

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