Ouvrages évidemment apocryphes
1. Epistolæ V decretales; 2. 85 Canones apostolorum; 3. Constitutiones (Giurd%er) Apostolorum, libri VIII. D’après les nouvelles recherches de Drey sur les constitutions et les canons des apötres?, ces huït livres &maneraient des deuxième, troisième et quatrième siècles, et seraient pour l’histoire ecclésiastique de ce temps-là une source importante. 4. Homilie clementine XX, ed. Dressel, Gottingue, 1853, et dans Migne, tome II. La vingtième Homélie et la fin de la dix-neuvième ont été récemment découvertes par Dressel. 5. Recogniliones, libri X, dont il n'existe qu’une traduction latine. On les trouve aussi dans Gersdorf : Bibliotheca Patrum latinorum, vol. 1", avec l’Epitome de actibus, peregrinationibus et prædica-
1 Visio II, c. IV; voir ce qui sera dit plus loin. 3 Tubingue , 1882.
tiontbus sancti Petri, ad Jacobum Hierosol. episcopum, extrait des deux précédents ouvrages. Ces trois écrits ne sont que des recensions d’un roman religieux et didactique contenant l’histoire de Clément à la recherche de la vraie religion. Rédigés en faveur de la secte ébionite, ils cachent un système gnostique particulier et différent de celui des Alexandrins et des Syriens, avec une forte teinte de judaisme!. Ces ouvrages ont donné lieu aux orthodoxes comme aux hérétiques, de publier, soit à Rome, soit en Syrie, des écrits sous le nom de Clément de Rome.
Doctrine et style de la première Eptire aux Corinthiens.
Cette lettre nous présente un bel exemple de la méthode d'enseignement usitée dans les premiers âges du christianisme. Les doctrines et les conseils y sont ordinairement élucidés par des traits historiques ou par de longs passages dont la plupart sont empruntés à l'Ancien Testament confirmé par le Nouveau, et par différents points du dogme catholique :
1. Sur l'inspiration des saintes Ecritures : « Scrutez avec soin, dit-il, les saintes Ecritures, ce sont les vrais oracles de l’Esprit-Saint » (c. xLv).
2. Au chapitre xx, il énumère successivement les trois personnes de la sainte Trinité : « Dieu, le Seigneur Jésus-Christ et le Saint-Esprit, » et, au chapitre xıvı: a N’avons-nous pas un Dieu et un Christ? L'Esprit qui a été répandu sur nous n'est-il pas un esprit de grâce et une vocation en Jésus-Christ ? »
3. Dans l'application qu'il fait à Jésus-Christ du passage de saint Paul aux Hébreux (1, 3; 1v, 13), il dit du Christ qu'il est « la splendeur de la majesté divine, » et élevé au-dessus de tous les anges.