LES APOLOGISTES GRECS. ÉCRITS FALSIFIÉS
choses qui ne donnaient point une idée favorable de la puissance du Dieu qu'ils adoraient‘.
La lecture de ce grand ouvrage apologétique laisse dans l'âme une douce impression. Ii est beau de voir Origene, au milieu de tant de persécutions, en butte à de si perfides attaques, non-seulement conserver l'espoir que le christianisme restera triomphant, mais avoir le courage de déclarer à la fin de son ouvrage qu'il se réjouit à la pensée qu’un jour « il sera la seule religion dominante ?. » Ce qui le confirme dans cette conviction, «c’est qu'il pourrait démontrer par une multitude de miracles que la religion chrétienne est soutenue par une assistance surnaturelle. Il ne se fait point de miracles chez les juifs ; parmi les chrétiens, ils ne discontinuent pas ; il s’en produit même de temps en temps qui surpassent tout ce qu'on a jamais vu jusque-là. Si nous méritons quelque confiance, nous dirons que nousmêmes en avons été témoin.» « On voit encore aujourd’hui parmi les chrétiens les traces de l’Esprit qui est descendu autrefois sous forme de colombe. Les chrétiens chassent les démons, guérissent toutes sortes de maladies, prédisent l’avenir quand il plait au Verbe. Plusieurs même ont été poussés à la foi chrétienne comme malgré eux, parce que, soit dans un songe, soit dans une vision, une certaine vertu divine les avait tellement ébranlés et si profondément changés que non-seulement ils cessèrent complètement de la hair, mais voulurent encore la défendre au prix de leur vie*. »
& 27. Ecrits interpolés et falsifiés.
J. Alb. Fabricius, Codex apocryphus N. Test., Hamb., 1749, vol. I, lertio vol. auct. ed. 2%, Hamb., 1743; Codex apocryph. N. Test., op. et stud. J. C. Thilo, t. I, Lips., 1832; Tischendorf, Acta Apost. apoc., Lips., 1851, et Evang. apocr., Lips., 1853.