‹ Manuel de patrologieChapitre 33 sur 97 · Il rejette les livres apocryphes et n’admet que · texte numérisé non relu

Il rejette les livres apocryphes et n’admet que

. quatre évangiles ; il cite tous les autres livres canoniques

du Nouveau Testament , à l'exception de l’épitre à . Philemon, de l’epitre de saint Jacques et de la seconde

de saint Pierre. Il a aussi des textes de la plupart des

livres de l’Ancien Testament, et même des livres deuté-

rocanoniques : Esther, Tobie, Sagesse, Ecclésiastique,

. Maccabées. Quand il emprunte aux apocryphes, il ne

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marque point leur rapport avec les livres canoniques, dont il atteste l'inspiration par diverses formules.

2. La sainte Trinité est proclamée à la fin du Pedagogue dans la prière suivante : « Regardez vos enfants d’un œil propice, divin Pédagogue; Fils et Père, qui n'êtes qu'un Seigneur, donnez à ceux qui vous obéissent d’être remplis de la ressemblance de votre image, et de vous trouver selon leur pouvoir un Dieu et un juge favorable; fites que tous, tant que nous sommes, qui vivons dans votre paix, étant transférés à votre cité immortelle, après avoir traversé les flots que met le péché entre

Permaneder, Patrol. special., t. II, les a groupés avec soin.

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si. À [I CE S ir FÜRR

elle et nous, nous nous assemblions en tranquillite par votre Esprit-Saint, pour vous louer et vous remercier nuit et jour jusqu'à la fin de notre vie!.» C'est donc à tort qu'on l’a accusé de sabellianisme ou de subordinatianisme; les obscurités de son style s'expliquent en grande partie par la discipline de l’arcane ®.

3. Il est surtout intéressant de l’entendre parler de l'Eglise : « Maintenant je ne nomme pas le lieu, mais l’assemblée des élus de l’Eglise®.» La véritable Eglise, dit-il, est celle qui est la plus ancienne et qui a précédé toutes les hérésies; Eglise une comme Dieu est un; Eglise catholique, où l'on trouve la pleine vérité, et non chez les hérétiques®, lesquels sont tous postérieurs aux apôtres et n’ont avec eux aucun rapport. C'est par eux, au contraire, que les saintes Ecritures ont été ou mutilées, ou rejetées, ou faussement interprétées; car ils ont renié la tradition de l'Eglise (orientale)®. Leurs maïtres n'ont que des opinions, tandis que nous avons la tradition divine transmise par les apôtres et leurs disciples : « Pour nous, celui-là seul est un (vrai) gnostique qui a blanchi sur les saintes Ecritures, qui conserve la règle dogmatique des apôtres et de l'Eglise, qui vit selon l'Evangile, qui puise dans le Seigneur, dans la loi et les prophètes, les preuves dont il peut avoir besoin 6.»

4. Si les confesseurs de la foi meurent en si grand nombre , comparativement aux heretiques , Clément l’attribue à la visibilité de l'Eglise : « Les uns disent que le martyre consiste dans la vraie connaissance , les autres que c’est un suicide de confesser Dieu au péril de sa vie; selon d’autres, c'est la crainte qui inspire de pareils sophismes. Quant à l'Eglise catholique, elle exige de ses membres, tout en désapprouvant qu'ils aillent s'offrir eux-mêmes, qu'ils confessent ouvertement devant

1 Cf. Pædag., I, vi; Strom., V, xıv. (Cit. du trad.) — 3 Huber, Philos. des Pères de l’Egl., p. 140. — 8 Strom., VII, v. — * Ibid., xv, XV, xxvi.— 8 Ibid., xvi. — 6 Ihid., xvı;5 cf. c. XVII.

l’autorité leur foi au Dieu vivant, qu'ils la défendent de leur mieux, et, s’il le faut, qu’ils la scellent de leur sang.»

5. Des SACREMENTS. — Le baptéme. « Nous voyons se réaliser précisément ce qui a été figuré par le Seigneur. Baptisés, nous sommes éclairés ; éclairés, nous recevons l'adoption des enfants; adoptés, nous devenons parfaits; parfaits, nous devenons immortels. Cette opération a différents noms : grâce, illumination, ablution. Grâce, en tant que nous sont remises les peines dues au péché ; illumination, parce qu’il nous est donné de voir cette sainte et salutaire lumière par laquelle nous gonnaissons Dieu ?. »

La pénitence. « Ce qui est fait est passé, et ne saurait n'avoir pas été fait. Aussi, en remettant les péchés commis avant la foi, le Seigneur ne fait point qu'ils n'aient pas été commis, mais il fait comme s'ils ne l'avaient pas été. » Il en est autrement des péchés commis après le baptème, et qui sont proprement la cause pour laquelle Dieu punit l’homme. «Il faut savoir, en effet, que ceux qui tombent dans le péché après le bain (baptismal) ne doivent plus seulement être avertis, mais châtiés. Ce qui a été fait avant est remis; ce qui a ' été fait après doit être effacé par l’expiation®.» Et alors même que le pécheur fait pénitence et est pardonné, on doit lui faire sentir sa faute, puisqu'il n’y a pas de nouveau bain pour le laver de ses péchés®. Pour des fautes très-graves, on ne doit imposer qu’une fois la pénitence publique. Aussi la vrai pénitence consiste à ne plus pécher®.

Cette expiation se continue dans le purgatoire; car si les justes, à proportion de leurs mérites, entrent dans un lieu de repos, il n’en est pas ainsi de ceux qui ne sont pas entièrement purs. Quand un chrétien, par une

1Strom., IV, vu, x. — % Pædag., I, VI. — ® Strom., IV, xxIv, à la fin. — Ibid., II, xım. — 8 Jbid., IV, xu, à la fin.

longue pénitence, s’est débarrassé de ses fautes, il passe de là à un châtiment plus sévère, bien qu'il soit mieux là qu'où il était précédemment. — Cependant, alors même que les peines y ont cessé et que l’expiation est accomplie, il lui reste la tristesse de n'avoir pas été jugé digne d'entrer dans la même bergerie que les autres, ce qui exige la vraie connaissance et l'amour de Dieu. Le bon chrétien doit donc (dans ses prières) garder un souvenir compatissant à ceux qui, après la mort, ont encore des peines à souffrir, et qui, maintenant, confessent leurs péchés dans la douleur.

Eucharistie. L'Eglise appelle ses enfants et les nourrit de son lait, — l'enfant devenu Verbe. — Le Verbe est tout pour l’enfant : il est son père, sa mère, son maître, son nourricier. Mangez ma chair, dit-il, et buvez mon sang. — Cette nourriture toute particulière, c’est le Seigneur qui vous l'offre; il vous présente sa chair, il répand son sang; rien ne manque plus à l'accroissement de l'Eglise. O mystère incompréhensible 5! Le sacrifice de Melchisédech est la figure du sacrifice eucharistique *.

Si Clément préfère la virginité, cette anticipation de notre état futur, le mariage ne lui semble pas moins “sacré dans son but. « L’Eeriture, dit-il, ne permet pas aux mariés de se séparer, et elle établit cette loi : Vous ne quitterez point votre femme, si ce n’est pour adultère ; mais elle croit que c'est adultère à ceux qui sont séparés, de se remarier tant que l’un des deux est en vie®. »

6. Il décrit avec transport les avantages de la vie religieuse et ascétique. La prière étant un commerce, un entretien avec Dieuf, contribue beaucoup plus à la perfection que la société des hommes vertueux. « Ceux qui sont.le plus versés dans la connaissance de Dieu et qui lui répondent par leur vertu, doivent aussi prier

1 Strom., lib. VI, c. xIv, et IV, xxv. — 2 Ibid., VII, xu. — 5 Pedag., I, VI —® Strom., IV, xxv, à la fin.— 5 Ibid., II, xxım. (Cit. du trad.) — 6 Strom., VII, vn.

davantage, afin que le bien leur devienne habituel; le mercredi et le vendredi, ils doivent joindre le jeùne à la prière.» Uni à la société des fidèles, « le gnostique prie avec les anges, auxquels il ressemble déjà; — même quand il prie seul, il est entouré du chœur des saints!.» « Sa vie entière doit être un hymne et une louange à Dieu 2. »

7. Sur la nécessité, les avantages et le prix de la science, Clément a de magnifiques passages : « Celui qui veut atteindre à la gnose sans philosophie, sans dialectique et sans étude de la nature ressemble à celui qui, sans avoir cultivé la vigne, voudrait récolter du raisin 5. » A la gnose se joint la charité, qui est sa plénitude?. Le gnostique est l'homme parfait au point de vue moral; car l'occupation des choses intellectuelles l’éloigne des objets sensibles, et la gnose purifie l’âme. Mais lorsque Clément va jusqu’à faire de son gnostique un être passif, une monade semblable à Dieu’, il s'éloigne de la pensée catholique et tombe évidemment dans le stoicisme. |

L'importance de Clément dans l’histoire littéraire du christianisme consiste, selon nous, en ce qu'il est le premier en Orient qui ait tenté d'établir en face de la philosophie païenne une philosophie chrétienne indépendante. Saint Irénée avait reculé devant cette tâche.

Editeurs de ses Œuvres: Sylburg, Heidelb., 1592; l’anglican Potter, Oxon., 4715, 2 vol.; réimprimé par Migne avec de nouvelles recherches, ser. gr., t. VIIL et IX. Edition portative d'Oberthür, gr. et lat. (Collect. Patr. grec., t. IV-VI); de Klotz, grecq., Lips., 1831, 4 vol., très-incorrecte. Cf. Tillemont, t. II; Ceillier, t. II, ed. 2°;

Reinkens, De Clemente Alex., homine, presbytero, philosopho, theologo, Vratisl., 1850; Moehler, Patrol., p. 430.

! Strom., VI, x. — % Ibid., vi. — 3 Ibid., 1, ıx. — + Ibid., VII, x. — 5 Ibid., IV, xxım.

$S 33. Origène ( mort en 254).

Cf. Dan. Huetii Origeniana, Paris, 4668-1769 ; De la Rue, Op. Orig., t. IV; Migne, ser. gr., t. XVII; Héfelé, dans l’Encycl. de la théol. catholique, éd. Gaume.

Né à Alexandrie, vers 185, de parents chrétiens et nourri des principes de la foi, il n’est pas étonnant qu'Origène ait voulu, dès sa jeunesse, partager le martyre de son père Léonide. Arrêté dans son dessein, il protesta par écrit « qu’il ne changerait jamais de sentiment par égard pour ses proches. » Ses maitres en théologie furent Pantène et Clément, puis le néoplatonicien Ammonius Sakkas, dont les leçons, fréquentées en compagnie de Longin et de Plotin, eurent sur lui une prodigieuse mais funeste influence‘. Chef de l’école d'Alexandrie dès l’âge de dix-huit ans (203), très-versé dans la littérature grecque, doué de talents remarquables, relevés par le goût de la piété, il montra tant de profondeur dans ses lecons sur l’Ecriture, que ses auditeurs « le croyaient inspiré du Saint-Esprit, d'où émanent les prophètes. » Plusieurs de ses auditeurs l'affectionnaient à un tel point que, si l’on en croit saint Grégoire le Thaumaturge, ils disaient de lui : «C’est l’âme de David fondue avec l’âme de Jonathas. » Préludant à son cours de théologie par des lecons qui embrassaient tout le domaine de la philosophie, psychologie, dialectique, physique, géométrie, astronomie, philosophie morale, histoire de la philosophie, il captiva une foule de jeunes paiens. Le cours de théologie se terminait par l'étude complète de l’Ecriture sainte.

Parmi ses disciples, nous citerons le martyr Plutarque, évêque d’Héraclée, Herais et peut-être aussi Potamienne. Plusieurs se distinguèrent comme martyrs dans la persécution de Sévère, qui, en Egypte, fut poussée avec une grande énergie par le proconsul

1 V. Krüger, Revue de théol. histor., de Illgen, 1843, t. I.

Aquila (203). Origène les avait souvent excités au martyre au péril de sa vie!.

Origène vivait en véritable ascète. Malheureusement, son zèle et son austérité le poussèrent à un acte que lui-même déplora dans la suite. Une fausse interprétation de l'Evangile le determina à se mutiler lui-même pour tuer les passions dans leur germe et échapper aux méchants propos des païens touchant ses relations avec les femmes, dont plusieurs recevaient ses lecons. Cette action, qu’il dissimula d’abord, lui valut plus tard toute sorte de désagréments. Désireux de faire connaissance avec la plus ancienne Eglise, il fit le voyage de Rome dans les premières années du troisième siècle ; mais il retourna bientôt à Alexandrie pour y reprendre son enseignement. Il se chargea, avec l’aide d’Heraclas, de la premiere division des catéchumènes. C'est à cette époque que furent composés ses grands travaux sur l'Ecriture sainte. Son ami Ambroise, qui était riche, l'aida de ses ressources ; il lui donna sept notaires pour écrire sous sa dictée, sept copistes et des filles qui transcrivaient ses travaux en la plus belle écriture. Grâce à ces secours, il put commencer son grand ouvrage biblique, les Hexaples, pour lesquels il se mit à l'étude de l'hébreu.

En 245, il fit le voyage d'Arabie pour y instruire un général désireux de se convertir. L’année suivante, il fuyait de nouveau Alexandrie afin d'échapper aux embûches de Caracalla, et se rendait à Jérusalem auprès de son ami l’évêque Alexandre, et de Théoctiste de Césarée. Retourné à Alexandrie, il fut bientôt appelé à Antioche pour initier au christianisme la mère d'Alexandre Sévère, Julie Mammée. Vers 228, il fut délégué en Grèce pour apaiser des divisions qui venaient d’y éclater. Il s’y rendit, avec des recommandations écrites de l’évêque

1 Cf. Eusèbe, Hist., VI, c. 11, IN, VI, VII, XIV, xxXVI; Hieron., Catal., C. LIV; Photius, Cod., 8.

celle des Septante, celle de Théodotion. Quand certains livres avaient différentes versions, il les ajoutait encore, de sorte que son ouvrage avait souvent huit, quelquefois neuf colonnes; de là le nom d’octaple et enneaple. il indiquait par des signes les passages qui variaient dans les diverses traductions. D’autres travaux préparatoires moins importants furent ses recherches sur les noms propres de la Bible, sur les poids et mesures des Hébreux.

Origène procédait par des scolies, des commentaires et des explications pratiques semées d’exhortations morales. Ce travail forme les sept huitièmes des œuvres encore existantes.

Dans les Hexaples et les Octaples, Origène apparait comme le fondateur de l'interprétation philologique et grammaticale; mais il ne la considère que comme un moyen; à ses yeux, la suprême mission de celui qui étudie la Bible consiste à approfondir le sens mystique et allegorique, en quoi il a surpassé de beäucoup son maître Clément. Ce système d'interprétation, il le justifie par le caractère inspiré de l’Ecriture ?, par l'exemple de saint Paul® et par les contradictions qu’offrirait le sens littéral*. Il avoue cependant que « les passages historiques sont plus nombreux dans l’Ecriture que les passages uniquement spirituels ou allégoriques 5. »

Travaux apologétiques et polémiques.

4. Nous avons déjà parlé (8 26) de ses huit livres Contre " Celse, composés à la prière de son ami Ambroise d'Alexandrie.

1 Ce que les Septante avaient de plus que l'hébreu était marqué d'obélisques ou de petites broches ; ce que l’hébreu avait en plus était désigné par des astérisques. Il est douteux qu’il se soit servi d’autres signes.

% 11 convient de croire qu’il n’y a pas dans l’Ecriture un seul iota d'où la sagesse divine soit absente. Hom. in Ex., I, 1v.

, 8 Gal., 1v,21; I Cor., xvi, 1-4; Col., ıı, 16-17; Hebr., VIN, v, etc. — Gen., IX, 21-28 ; xx, 30-38 ; XXXVILI, 8. — 5 De princip., IV, XIX.

2. Les Philosophumena (confutatio omnium hæresium) qu'on lui a longtemps attribués, appartiennent certainement à Hippolyte.

3. Le dialogue De recta in Deum fide contra Marcionitus n'est pas non plus d’Origene; Théodoret Yattribue à Adamantius, ce qui explique peut-être son insertion dans les œuvres d’Origene.

Travaux dogmatiques.

Les ouvrages dogmatiques perdus sont les Zrpwuareïs (dix livres); de la Résurrection; du Libre Arbitre; de la Pâque. Du De principiis nous n'avons que la version latine, trop souvent remaniée, de Rufin d’Aquilee. Cependant il reste quelques passages de l'original, notamment dans la Philocalie, où saint Basile et saint Grégoire de Nazianze ont recueilli les plus beaux passages, et dans la lettre de l’empereur Justinien à Mennas, patriarche de Constantinople. Cet ouvrage, composé à Alexandrie avant 231, lui valut bien des inimitiés, à cause des nombreuses erreurs qu'il contenait, comme l’attestent unanimement Méthode, Eustathe, Théophile, Epiphane, saint Jérôme et Photius. Rufin, son apologiste, le reconnaît lui-même; car, tout en imputant ces erreurs aux hérétiques, il les corrigea dans sa traduction, et les tempéra à l’aide des autres écrits d’Origene. L'ouvrage traite de Dieu, de la Trinité et des anges (4° liv.); du monde, du Dieu de l’Ancien Testament, du bien et du mal, de l’incarnation et de la résurrection (2° liv.); du libre arbitre, des tentations, de la fin du monde (3° liv.); de l'inspiration, de l'interprétation et de l'intelligence de la sainte Ecriture (4° liv.).

La démonstration de la foi chrétienne suivant ce principe : Fides præcedit intellectum, y est plus complète que dans Clément d'Alexandrie. Tandis que Clément se borne dans ses Stromates à indiquer le but, Origène -essaie de coordonner en système, en face des théories des gnos-

tiques, les enseignements positifs du ehristianisme. «3

quelqu'un , dit-il dans sa préface, veut enchainer &.

ordonner en système ces doctrines que je ba présente, il prendra pour principes des propasitions certaines d indubitables, afin de juger de la vérité des antres ei & faire un tout de ce qu'il voudra établir par l'Ecnièare © par des conclusions théologiques. »

Traités pratiques. — Lettres.

4. Traité de la prière. Dans cetie explication du Pater, pour son ami Ambroise, Origène examme

composée à fond la nature, les qualités, le lieu et le temps de h ; prière. « La nature humaine n'est pas suffisante à

chercher Dieu en quelque facon que ce soit, ni mnèsss à le nommer, si elle n’est aidée de celui qu'elle cherche. » 2. Exchorlation au martyre.

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