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À Donat (néophyte), Traité de la grâce de Dieu, cité

aussi sous le titre de lettres. Saint Cyprien, qui l’écrivit immédiatement après sa conversion, y dépeint, non sans une certaine emphase, l’état malheureux où il vivait autrefois , sa conversion, son baptême, dont il relève les salutaires effets, en les opposant aux horreurs du paganisme. Il y exhorte à persévérer dans la foi.

2. Dans le Traité de la vanité des idoles, il montre que les idoles ne sont pas des dieux, il expose le monothéisme chrétien et développe historiquement les principaux dogmes du christianisme. Cet ouvrage est extrait en grande partie de l’Octave de Minucius et de l’Apologétique de Tertullien.

3. Dans les trois livres des Témoignages contre les Juifs, rédigé pour un nommé Quirin, il traite, à l’aide de textes bibliques dont le choix laisse à désirer, de la personne du Christ et du caractère transitoire du judaïsme. Le troisième livre, d’une date postérieure, roule sur des questions de morale et de discipline.

4. L’ecrit A Démétrien peut aussi servir à la défense du christianisme. Composé en 253 sous le règne de Gallus, et adressé à un païen notable, il a pour but de démontrer que ce n'est pas aux chrétiens, mais aux paiens, qu’il faut imputer les malheurs de l'empire.

Les autres traités roulent sur la morale et le dogme.

5. L’opuscule Sur le maintien des vierges exhorte les vierges consacrées à Dieu par une chasteté perpétuelle à aimer la simplicité des vêtements. Le Traité de la mortalité a pour but de combattre la crainte de la mort, qui pendant la peste avait envahi un grand nombre de chrétiens. Dans l'Exhortation au martyre, composée vers 252, Cyprien prépare les chrétiens à une persécution imminente.

6. Dans le Traite de l’unite de l'Eglise, ou De simplicitale prælatorum, écrit en 251 pour éclairer quelques confesseurs romains qui s'étaient laissés séduire au schisme de Novatien et de Novat, il développe la notion de l’unité

de l'Eglise, «en dehors de laquelle il n’y a point de salut; » car « celui-là ne peut avoir Dieu pour père qui ne reconnaît pas l'Eglise pour sa mère. »

7. Dans le traité des Laps, il trace les principes suivant lesquels on doit admettre à la communion ceux qui ont apostasié pendant la persécution ; il s’eleve contre l’excessive indulgence des confesseurs.

8. Le Traité de la prière, ou explication du Pater, est l'ouvrage qu'on admire le plus. On y trouve d’excellentes remarques sur chaque invocation.

9. Citons encore ses Trailés des bonnes œuvres et de l’aumône ; de la patience ; de l'envie el de la jalousie. Dans ces deux derniers, écrits vers 256, le principal but de saint Cyprien est de montrer combien l'envie, la jalousie et l’impatience sont funestes à l'Eglise et contraires à l'esprit d'unité.

Lettres.

Ces lettres, au nombre de quatre-vingt-une y compris celles qui ne sont pas de lui, fournissent de curieux détails sur l’état de la société religieuse, sur les coutumes du temps, sur l’histoire ecclésiastique en Afrique et à Rome.

On lui attribue encore un grand nombre d’ecrits. dont les suivants : De spectaculis, De laude martyrii, De disciplina et bono pudicitiæ sont tres-douteux; ceux-ci: Ad Novalianum de spe veniæ non neganda; Eschortalio ad poenilentiam; De alealoribus; De singularitate clericorum ; De XII abusionibus sæculi; Oratio de laude martyri, sont certainement apocryphes. Il en est d’autres où ce-caractère est encore plus saillant. |

Le traité De rebaptismale, placé ordinairement parmi les écrits de saint Cyprien, est dirigé contre lui et contre son opinion sur la nécessité de rebaptiser les hérétiques. Il fut sans doute composé de son vivant !.

1 Galland., Bibl., t. IH.

Doctrine de saint Cyprien.

L'Eglise, les sacrements, la vie chrétienne, tels sont les points sur lesquels les écrits de saint Cyprien offrent le plus de ressources.

1. L'Eglise est une, et les évêques sont le lien de son unité : « Sachez-le, l'évêque est dans l'Eglise, et l'Eglise est dans l’évêque ‘. » Les évêques forment un tout dont la chaire de saint Pierre est le centre, selon ce qui est dit en saint Matthieu, xvı, 18 : « C’est sur un seul qu’il batit son Eglise... et quoiqu’apres sa résurrection il donne à tous ses apôtres une puissance pareille, toutebois, pour manifester l’unite, il a institué une chaire et posé l’origine de l'unité en la faisant descendre d’un seul ?. » Dans le passage suivant, il indique où se trouve l centre de l’unité après la mort de Pierre : Navigare audent (hæretici) ad Petri cathedram et Ecclesiam prinapalem, unde unitas sacerdolalis exorta est ; a schismalicis el profanis litieras ferre, nec cogitare eos esse Romanos, quorum fides Apostolo prædicante laudata est, ad quos perfidia habere non possit accessum 5. » Communiquer avec le pontife romain, c’est communiquer avec l'Eglise catholique*. Comment saint Cyprien entendait le mot de primauté, nous le savons de Firmilien, évêque

de Césarée, qui disait du pape Etienne : Per successionem Petri cathedram habere se predicat®. On trouve encore üleurs des preuves de la primauté de l'Eglise romaines. Les évêques doivent être un, afin de représenter l’unité | klEglise : Quam unitatem-tenere firmiter et vindicare . Wbemus maxime episcopi qui in Ecclesia præsidemus, ut pscopatum quoque ipsum unum aîque indivisum probemus... Episcopatus unus est, cujus u singulis in solidum pers lenetur *. C’est par leur succession légitime qu'ils Sont unis aux apôtres et au Christ: Inde (a Petro) per

"Ep. um. — 2 De unit., c. it. —3 Ep. Lx.—* Ep. LVI ad Antonian. — Ep. Lxxv. — 6 Ep. XLV, LXVH, LxvVIn. —?7 De unit., c. IV.

an MANTEL DE PATROLOGIE.

sans avair accompli la penitence légale, « fait violence zu oups et au sang du Seigneur!.» Suivant Rettberg, sam Cvpnen aunsdere surtout l’Eucharistie comme un Sacrice : sacrrıhrıum, sacrıfcıı dominici sacramentum, ère prrun ci niraum. Voici le resume de sa docve enchartique : Le sacrifice de Melchisédech est a àca Ja sacrf% chretien. vrai et parfait sacrifice mxXORme : ein! des jurfs. Le Christ l'a institué en offrant KO RER MR Tr. Son corps et son sang. L'objet de ce Rerby. es x tbhrit lui-mème s’offrant à son Père : e NEN. Sr 8 reerant bent la place du Christ. Il es Niret Hr mena du Seicheur et de sa passion ?. L’epitr« NT. KURSE. Acer jar saint Augustin liber de sacra mer DIE Traïe wat entiere du sacrifice de la messe Non Cramer Et cui soffrait aussi pour les défunts Rue ès am: es. et il recommande de s’y sou:

VER & vues Lente des vivants qui ont contribué pal vue aout à ik &vrame des captifs. Le mélange di “sr st Ar ve Nysente l'anion des fidèles avec Jésus HS ee res nat lea Jesus-Christ est le vin“.

2 nwamumanı es Adeles rawivent respectueusemew À ke sam me corps de Jésus-Christ, ei PANNE es sx nr k prendre avant les repas.

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