ARD
Ta Saar à & nee. nutre auteur imite servilemen "ae, Summe m & appelle le Pater « un abrég:
NR ix Kate ne. » Nbre de paroles. pleine d’espri N & Or, te Ant étre ja prière : « Peut-il y avoi IE RENTE AE ice que œllke que le Christ nou à Ron CR GE os a envare je Saint-Esprit ! Quanı NUS ROUE EUR devons RUE v appliquer de tou NN RE ARBRE ae pee terrestre et charnelle
VON ie © NE an 1. — I Dielünger, PEuch. dans les troı
av ee En ex — + Kr LIT 18, Voir Dellinger, op. cit. war N ma À NE RIRE
C’est pour nous rappeler que toutes nos pensées doivent être au Seigneur que le prêtre dit aux fidèles : Les cœurs en haut ! à quoi les fidèles répondent : Nous les élevons au Seigneur. Avec Tertullien, il recommande de prier incessamment, à l'exemple du divin Sauveur : « Si celui qui était sans péché a prié, à plus forte raison les pécheurs le doivent-ils. S'il priait toute la nuit et sans relâche, combien plus devons-nous veiller la nuit dans de fréquentes oraisons. »
En morale, Cyprien se complait surtout dans le martyre et la virginité : « Heureuse notre Eglise, s’écrie-t-il, si glorifiée de nos jours par le sang illustre des martyrs; blanche autrefois par les œuvres des frères, elle est rouge maintenant du sang des martyrs; ni les lis ni les roses ne lui manquent plus! » Ce qui caractérise le martyre, ce n'est pas la souffrance, mais la cause, non pæna sed causa facit martyrum.
Lactance, au livre V de ses Institutions, a dit de son style : Erat ingenio facili, copioso, suavi, et, quæ sermonis mascima est virtus, aperto, ut decernere non queas utrum ornatior in eloquendo, an facilior in explicando, an polenlior in persuadendo fuerit.
Saint Cyprien mérite cet éloge pour ses ouvrages A Démétrien, A Donat, Sur l'unité de l'Eglise et l'Oraison dominicale; maïs il est souvent trop délayé et surchargé d'épithètes ; bien different de Tertullien, dont l’expression est toujours concise et la pensee abondante.
Avec saint Ignace et saint Irenee, saint Cyprien est celui qui a développé avec le plus de précision et de clarté la notion catholique de l’Eglise; de là le rang considerable qu’il occupe dans la littérature chrétienne.
Ses œuvres complètes (y compris les écrits douteux ou certainement apocryphes ordinairement cités sous son nom), ont été éditées par Erasme, Bâle, 1520; Pamelius, Antw., 1568; Rigault, Par., 1648; Fell. Oxon., 1682 ; avec les travaux préparatoires de Baluze, la meilleure édition est celle du bénédictin Maran, Paris, 1796 ; à Venise, 1728 ; Migne, sér. lat., t. IV-V. Edition portative, par Oberthür,
206 MANTEL DE PATBOLOGIE.
Bıbl. Patr. lat., Wirceb., 1782, 2 vol. in-8°; par Goldhorn, Bibl. select., Lips, 1838, 2 vol. Traités séparés : Ad codic. mss. vetustiss. fidem, par Krabiuger, Libri de cath. Eccl. unit.; De lapsis et habitu rırginum, Tub., 1853; 49 Donat.; De orat. dom.; De mortal.; De oper. et eleem.: De bons patient. et de zelo et lir., Tub., 1859 (corrections du texte nombreuses et estimables . — Cf. Tillemont, t. IV ; Ceillier, t. Il ; 2° ed., t 1: Mœhler, Pairol.; Rettberg, Cyprien, sa vie et ses œurres, Gwit., 1831 ; Reithmeier, Hist. de saint Cyprien.
Ss». Nevatien, schismatique romain.
Nous n'avons que des renseignements douteux sur la patrie et l'éducation scientifique du prêtre romain Novatien (souvent nommé et confondu avec Novat, prêtre de Carthage). Il se peut que la philosophie stoicienne, à laquelle il s'était peut-être adonné, ait eu quelque influence sur le rigorisme avec lequel il voulait qu'on traität les laps. Ce qui est certain. c'est que, possédé du démon dès le temps de son catéchuménat, guéri par des exorcistes chrétiens, atteint plus tard d’une maladie grave, il fut baptisé avant la fin de son catéchuménat, sans toutefois recevoir la confirmation. Ce baptême, selon l’ancienne pratique, l’excluait du sacerdoce. Il fut cependant ordonné prêtre par le pape Fabien ou l’un de ses successeurs, probablement à cause de son savoir et de ses bonnes qualités, malgré la résistance du clergé et du peuple. Cette résistance n’était que trop justifiée. Séduit par le schismatique Novat, récemment arrivé. d'Afrique, il se mit à calomnier le pape Corneille, l’accusant de recevoir avec trop de facilité ceux qui étaient tombés dans la persécution de Dèce; il se posa ensuite comme antipape (252), après avoir été, dit-on, sacré évêque en état d'ivresse par trois évêques d'Italie ?.
Lorsque Corneille eut été reconnu pape légitime, notamment par saint Cyprien et saint Denis d'Alexandrie,
1 Baptismus clinicorum. — ? Voir des détails sur lui dans Philostorge, Hist. eccl., VIL, xv; Euseb., VI, xLım; Corn., Ep. ad Fab., ep. Antioch.; Cypr., Ep. XLI, XL, XLIX, LI, LIN, etc.
AUTEURS LATINS. NOVATIEN. 207
Novatien fut excommunié par un concile de Rome et un autre de Carthage. Il poussa jusqu’à l’hérésie ses idées rigoristes sur le sacrement de pénitence et sur la nature de l'Eglise. Sa secte se propagea à Constantinople, en Asie, en Afrique, dans les Gaules et l'Espagne. Ces hérétiques orgueilleux se donnèrent eux-mêmes le nom de cathares (purs), et répandirent le bruit que leur chef Novatien avait été martyrisé sous Valerien 1. Tillemont en doute. Malgré diverses persécutions, il subsista des restes de cette hérésie jusqu’à la fin du sixième siècle, où elle était encore combattue par Euloge, évêque d'Alexandrie.
Cette carrière militapte explique la perte de la plupart des nombreux écrits que saint Jérôme ? attribue à Novatien. Parmi ces écrits, on à conservé :
4. Liber de Trinitate, ou Regula fidei, que saint Jérôme appelle un abrégé de l'ouvrage de Tertullien contre Praxéas, et qu’on éditait autrefois avec les écrits de ce dernier. Malgré les traits généraux qui le rapprochent du livre de Tertullien, il en diffère souvent dans le detail. Il affaiblit les idées de Tertullien sur les rapports du Fils avec le Père, et ne traite du Saint-Esprit que d'une manière superficielle ; il n’emploie pas le mot de Trinité, si fréquent dans Tertullien. Ce n’est donc point un extrait du livre contre Praxéas. Sa doctrine a beaucoup plus d’affinité avec celle d’Hippolyte, dont il était peut-être un partisan. Son principal objet est de combattre deux classes de monarchiens , ceux qui tiennent le Christ pour un pur homme, homo nudus et solitarius, et ceux qui, le reconnaissant pour Dieu, ne distinguent point sa nature divine de celle du Pères.