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-e de la création, selon les enseignements
a a donné à son serviteur Moïse 1? » —
ns la sérénité de la nuit, portant des
»xprimable beauté des astres, vous
r de toutes choses; si vous vous
lui qui a semé le ciel de telles
s le soir, vous avez étudié les
iv, et si vous vous êtes élevé,
vies, à l'être invisible, alors vous êtes
Lien préparé, et vous pouvez prendre place
u magnifique amphithéâtre ; venez : de même que, prenant par la main ceux qui ne connaissent pas une ville, on la leur fait parcourir, ainsi je vais vous conduire, comme des étrangers, à travers les merveilles de cette grande cité de l’univers. » Elevant ensuite leurs regards du spectacle du monde visible à la contemplation des vérités éternelles, il continue : « Si les choses visibles sont si belles, que seront les invisibles? Si l’immensité des cieux dépasse la mesure de la pensée humaine, quelle intelligence pourra pénétrer dans les profondeurs de l’éternité?? » S’il désespère de pouvoir décrire ce soleil périssable et pourtant si beau, « comment dépeindre dans tout son éclat le Soleil de la justice divine?» En se reconnaissant incapable d’apercevoir la beauté de l’Océan tel qu’il parut aux yeux de son Créaleur, sa pensée se porte aussitôt vers quelque chose dincomparablement plus beau : « Que si l'Océan est beau et digne d’eloges devant Dieu, combien n’est pas plus beau le mouvement de cette assemblée chrétienne, où les voix des hommes, des enfants, des femmes, confondues et retentissantes comme les flots qui se brisent au rivage, s'élèvent au milieu de nos prières jusqu'à Dieu lui-même 5? » A cette éloquence si persuasive et si populaire, Basile sait allier aussi la science de l’orateur
!Homil. ıv, init.; cf. Hom. 1. — * Homil. vi, init. — ® Homil. ıv, D, 7.
formé aux écoles d'Athènes. Sans doute l'Hexaméres contient plus d'une erreur de physique, commune, & reste, à toute l’antiquité; mais il contient aussi quant de vues justes et excellentes, à côté des plus magnifiqué descriptions, comme l’a fait remarquer de nos jou Alexandre de Humboldt. 4
Treize Homélies sur les Psaumes A, 4, 14; 28 et 99 32 et 33; 44, 48; 59, 61, 114 et 145. Garnier en a poréé le jugement suivant : « Si l’on compare entre eux le discours sur l’Hexaméron et sur les Psaumes, je ne nier point que les premiers étaient chez les anciens beaucowg plus célèbres que les derniers ; mais j’accorderai +.
ment qu'ils soient plus utiles. Pour l’eloquence et k variété du récit, je souffrirai qu’on préfère l’Hexamé mais si on regarde au fruit et au resultat, il n'en ser&: plus de même. »
Commentarius in Isaiam prophetam. On a prétenda: quelquefois que ce commentaire sur les seize premiers chapitres d’Isaie n'était pas de saint Basile, mais les critiques les plus autorisés s'accordent à le lui attribuer.
4. Nous connaissons son activité par les discours qu'il a prononcés en différentes fêtes et sur les sujets les plus variés, sous les titres de discours, homélies, sermons, ainsi que par la liturgie qui porte son nom ou celui de sa métropole. Les premiers appartiennent aux plus beaux monuments de l’antiquité grecque chrétienne : « Celui qui veut devenir un parfait orateur, disait Photius, na besoin ni de Platon ni de Démosthènes, s’il prend Basile pour modèle. Autant sa langue est abondante et belle, autant il déploie de force et de variété dans ses arguments » (Cod. 141). Saint Basile est le premier qui aï transporté l’eloquence mondaine de son temps sur le terrain du christianisme. Quant à la liturgie de saint Basile , elle était fort estimée et trouva une grande vogue en Orient.
1 Cosmos, t. II, p. 29.
‘IVAINS ORIENTAUX. S. BASILE. 265
ıscetiques et morales jointes aux deux
(la grande et l’abrege) forment une
» ses œuvres!. Par ces deux règles,
omplètement la vie cénobitique,
« l'Eglise grecque, et il a fourni
. lèle des institutions monastiques.
1e le plus éloquent de l’activité univer-
.it Basile - nous est fourni par les trois cent
--six Lettres que nous avons de lui; trois sont
‚„elees Canoniques, parce qu’elles déterminent la ma-
nière et le temps de la pénitence publique. Cette corres-
pondance est d’un style si remarquable, qu’un rhéteur
païen, Libanius, n’hésitait pas à donner à son ancien
élève la préférence sur lui pour l'élégance et le bon goût qui distinguent son style épistolaire.
On lui attribue encore d’autres ouvrages; mais ils ne
sont pas authentiques ?.
Doctrines dogmatiques et morales de saint Basile.
Outre les doctrines déjà relevées dans l’analyse de ses écrits, nous insisterons principalement sur les points suivants :
1. La nécessité de la tradition ecclésiastique, à côté des saintes Ecritures, pour s’approprier et pour maintenir le vrai christianisme. « Je tiens pour conforme à l'esprit des apôtres d’adhérer aux traditions qui ne sont pas contenues dans l’Ecriture, et saint Paul? lui-même nous y exhorte®. Parmi les dogmes et les doctrines conservés dans l'Eglise, les uns nous sont venus par l’ensei- : gnement écrit, les autres par la tradition apostolique. Les uns et les autres sont également efficaces pour la piété, et quiconque connaît un peu par expérience l’économie de l'Eglise ne contredira point cette vérité. » (Suit l’'énumération de quelques exemples.)
1 Edit. Gaume, t. II. — % Appendice, éd. Gaume, t. Il et II. — VII Thess., 11, 14. — * De Spiritu sancto, n, 71. — 5 Ibid. n. 66,