AUTEURS GRECS. SOCRATE, SOZOMÈNE, ETC
Opera, ed. lat., Basil., 1534 ; Paris, 1608, t. II; ed. Aubert, gr. et lat., Par., 1638, in-fol., 7 vol.; augm. et corrig. par Cotelier, Monum. Eccl. gr.; Galland., Bidl., t. XIV; A. Mai, Nov. Bibl. Patr., t. III. Plus complet : Migne, ser. gr., t. LXVIII-LXXVII, avec les œuvres d’exégèse. Cf. Tillemont, t. XIII; Ceillier, t. XIN, ed. 2%, t. VIII; Héfelé, Hist. des conc., t. II. Voir de longs détails dans Fessler, t. IL.
S 71. Soerate, Sozomène et Philostorge, historiens ecclésiastiques.
Cf. Valesius, Dissertat. de vita, etc., Socratis et Sozom.; Héfelé, dans l’Encyclop. de la théol. cath., éd. Gaume.
Cette période abonde en travaux sur l’histoire ecclésiastique. Eusèbe y a trouvé trois continuateurs, quatre même, si nous comptons Philostorge.
I. Socrate remplissait à Constantinople les fonctions d'avocat ou de « scolastique, » comme lui-même s’exprime, sous Théodose II. Son Histoire ecclésiastique (sept livres) commence à l’abdication de Dioclétien (305) et finit en 439./On y remarque une prédilection particulière pour l’ordre monastique et un certain penchant au rigorisme ; de là l’indulgence qu'il témoigne à Novatien, sans nier qu'il soit hérétique. Impartial et exact sur la chronologie, il est moins sûr en matière dogmatique.
Il. Sozomène (Hermias Sozomenus, Salamanes, ou Salaminius), né à Béthel, près de Gaza, eut pendant sa jeunesse de fréquentes relations avec les moines de Palestine; c’est à l’un d’eux qu’il a emprunté le surnom de‘Salamanes. Il étudia à Béryte et fut avocat à Constantinople. Comme historien, il est inférieur à Socrate et n’est pas toujours sûr. Multa mentitur, disait de lui Grégoire le Grand !, et le Saint-Siége refusa d’approuver son travail. Son Histoire ecclésiastique (neuf livres), dédiée à Théodose II, devait s'étendre de 304 à 439, mais elle s'arrête à 423. Nous n’avons plus un autre travail historique, en deux livres, qui se terminait à la déposition de Licinius.
I Epist. xxxı, lib. VI.
III. Nous parlerons de l'Histoire de Théodoret au paragraphe suivant.
IV. Quoique plus ancien que les auteurs cités, Philostorge est toujours cité après eux depuis Valésius, Partisan des eunomeens, il fit de son histoire une apo: logie de l’arianisme, qui lui semblait la plus ancienne ; forme de la doctrine chrétienne. Elle embrasse la période de 320 à 423. Il n’en reste qu’un long extrait dû à Photius.
Editeurs: Valésius, Par., 1669-73, t. II. Philostorg., t. IV. Reading, Cantabr., 1720 ; Migne, Socrat. et Sozom., ser. gr.,t. LX VIT». Philos-
torg., t. LXV. ct. Holshausen, De fontibus quibus Socr., Sos: = Theodoret. usi sunt , Gott., 1828. Eee DE
V. Gélase, évêque de Cyzique au cinquièms sièble, travailla à une histoire (trois livres) du premier concile de Nicée, où les erreurs et l'absence de critique sont rachetées par plus d’un renseignement précieux !.
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$ 72. Théodoret, évêque de Cyr (mort vers 458).
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Voir les cing dissertations de Garnier, et Schulze, dissert. 1.
Theodoret, ou Théodorite, naquit à Antioche entre . 386 et 393, après que ses parents, privés d'enfants, eurent longtemps implore le ciel de leur donner un descendant. À l’âge de sept ans, ils le confièrent ax moines du monastère de Saint-Euprépius, près d’Antioche, où il resta longtemps et eut Nestorius pour condisciple. ll se forma principalement sur Théodore de Mopsueste et saint Chrysostome, et ne fut pas moins distingué par son savoir que par la sainteté de sa vie. Cœur généreux et désintéressé, il perdit ses parents de bonne heure et distribua sa fortune aux pauvres. À vingt ans, il était lecteur, et à vingt-cinq ans, diacre de l'Eglise d’Antioche. Les hérétiques de cette ville le redoutaient à cause du zèle et de l’habileté avec lesquels il les com-
1 Migne, ser. gr., t. LXXXV.