AUTEURS GRECS. THÉODORET
battait. En 411, le patriarche de Constantinople le promut au siege de Cyr, composé de huit cents villages, Cyr, à deux jours de marche d’Antioche, était la capitale insignifiante d’une contrée sauvage et montagneuse, quoique très-peuplée, la Cyrénaïque, composée presque uniquement de Syriens incultes mêlés de beaucoup d’herétiques.
Theodoret eut la consolation d’y rencontrer un grand
nombre d’anachoretes, avec lesquels il fut très-lié. Son administration fut un modèle. Observateur sévère de la résidence, il ne quitta son diocèse que pour assister à un concile d’Antioche. La conversion des hérétiques, surtout des marcionites, l’interessait particulièrement ; mais son zèle, quoique tempéré par la douceur, l’exposa aux injures et à de sérieux dangers. Il réussit cependant à purger son diocèse des hérétiques. Sobre en ses dépenses, il consacra la majeure partie de son revenu au bien de la ville, à des établissements de bains et à des aqueducs. Il vécut ainsi dans la paix jusqu'au moment où il fit la connaissance de Nestorius, et fut impliqué dans ses débats. Déjà avant le conseil d’Ephöse, il avait combattu dans divers écrits! les anathématismes de saint Cyrille, surtout à cause de l'expression ‘"Evüouw gucuch. Il assista aussi, à Ephèse, au conciliabule des Orienaux, et prit parti pour ceux qui rejetaient le troisième concile universel. Il fut plus satisfait des explications postérieures de Cyrille. Cependant, comme il n’entre-
voyait pas toutes les conséquences de la doctrine de Nes-
torius, il refusa de consentir à sa déposition, persuadé
qu'il n’enseignait pas ce qu ‘on lui imputait. Il ne sous-
crivit à l’union qu’en 435, après bien des antécédents
odieux, et sans rompre avec Nestorius.
Malgré ces ménagements, il n’échappa pas à la haine des monophysites, et notamment de Dioscore; il fut déposé par le brigandage d’Ephèse (449) qui condamna, ses
1 Epist. ad Joan. Antioch., t. IV, p. 1288.
sr uU DE PAYMUNGIE.
eis Eee x je Naam L en appela au pape; ms À ct ave es ancres »vùrues. rester en exil tant ce es mumcirsms srïssimeèrent. Rappelé en 451, ares a mr à Tue ll. son affaire fut examinée a7 z2eme ame zumerz de Chaleedoine, auquel il sarıza. Tui em | ccm des évêques égyptiens.
Acres Seins acts cs ı se decida enfin à con- Sammer Nacre et = poinement rehabilité; ıl recut „= mao à sape Leon. Sans abdiquer sa charge, JO vect Ja a ak d'un couvent, occupé de travasx rares. et mourut en 158, dans la communeo » Tire
L'nn resta ses moins de mème que Théodore de Most et Tas ’Edsse. un objet de haine pour les mncivetes Le eurcie de Chakvedome., en accueillant sa persone sas condamner expressément les écrits où il combattait saint Cvrie. avait omis une partie de sa tbe; e cnjuekm ame œcuménique y suppléa en 533.
Ouvrages historiques.
4. Son Histoire ecc'ésiastique 1cinq livres), écrite vers 450. s’etend de 320 à 428. C’est la meilleure des continuations d'Eusèhe ; le fond en est soigné, le style simple et conforme à la nature du sujet. 2. L'Histoire religieuse contient des renseignements sur trente-trois ascètes orientaux des deux sexes; c’est une nouvelle page, mais plus attrayante. à ajouter à Palladius. 3. L’Abrege des fables hérétiques (quatre livres) renferme l'histoire des hérésies jusqu’à Eutychès ; ce qu'il dit des anciennes heresies est tiré en grande partie de saint Irenee, d’Hippolyte et de saint Epiphane.
Travaux apologétiques.
La Guérison des maladies des Grecs (douze livres) termine la série des œuvres apologétiques chez les Grecs.