AUTEURS GRECS. BASILE, ÉNÉE, PROCOPE, ETC
tion de cette doctrine dans le sens chrétien. Les ouvrages de Denis favorisaient ces deux tendances !. » Interprétés dans le sens chrétien, ils sont devenus la base de la théologie mystique au moyen-âge.
Ces ouvrages, notamment la Hierarchie céleste, description des neuf chœurs angeliques, et la Hierarchie ecclésiastique, image de la première et renfermant de nombreuses interprétations mystiques des cérémonies du culte, ont considérablement influé sur les progrès de la symbolique artistique appliquée à la religion *.
L'auteur cite encore en plusieurs endroits, comme étant de lui, les titres de sept autres ouvrages. Il n’en reste que des fragments dans les Chaînes des théologiens subséquents. Cf. Hipler, p. 111.
Opera, græce, Basil., 1589 ; gr. et lat., ed. Corderius, Par., 1615 ; Antw., 1634, in-fol., 2 vol., avec les scholies de Maxime, la paraphrase
de Pachymères et un appareil historico-critique; Migne, ser. gr., t. HI et IV. Cf. Tillem., t. II; Ceillier, t. XV, ed. 22,t. X; Aschbach, Dictionn. ecclés., 2e vol.; Staudenmaier, Philos. du Christ.; Ritter,
Hist. de la phil. chret., t. Il ; Hipler, Denys l’Arévp., Recherches sur
l’autkh. et la crédibilité des écrits qui existent sous son nom, Ratisb.,
S 76. Auteurs moins importants de eette époque.
I. Basile, évêque de Séleucie en Isaurie, vers le milieu du cinquième siècle, avait d’abord rejeté la doctrine d'Eutychès, mais intimidé par le brigandage d’Ephèse (449), il adhéra momentanément aux monophysites. On lui doit quarante Homelies et une Histoire de sainte Thecle (deux livres), dépourvue de critique.
I. Ende de Gaza, philosophe chrélien, vivait dans les cinquième et sixième siècles; il a laissé un beau dialogue en grec, intitulé : Theophraste, ou de l’immortalité des dmes et de la résurrection des corps. Voir deux auteurs dans Migne, sér. gr., t. LXXXV.
II. Son contemporain et son ami le sophiste Procope de Gaza, maître de Choricius, a écrit un panégyrique de l’empereur Anaslase, deux discours sur la construction de l'église de Sainte-Sophie à Constantinople, des commentaires sur le Pentateuque, Isale, les Proverbes, le Cantique des cantiques, et cent quatre lettres (Migne, ser. gr., t. LXXXVII, part, 1, n et 11).
! Philosophie de l'ère patristique, p. 498. — 3 Voir, dans Stceckl , p. 498, le résumé de la doctrine de l’Aréopagite.
sis MANTEL BE PATROLOGE.
IV. Cammes Eimprates ’ condecteur d’indiens ) fit plusieurs veoruges dems l'Eïs:ge. »s Indes, ste, et fut plus tard moine en Ezspte Vers el. 7702 sa J-pogrepäie chrétienne (douze livres). Gailani, Déc... IX: Murs, sèr. 27. t LIXXVIIL)
V. Lost, Z1.ci av-«at à Constantinople, de là son surnom de B=antraus. zn: reirvpcx res de Jerusalem, de là son sutre surnom de Jos. sn::evei. vecut dans les sixième et septième che ;: A avait > LL en dans 32 munesise. Après sa CONVersion, R fat be pls ec? ac + Size important adversaire des nestoriens et ds omuphrate. L ervi otre les premiers : Adversus eos qui duas efformant Chris cerwnas sul emgue in ipso conjunctionem confilenter üb. VIE : «outre les eumls : Quæstiones adversus eos qui unam dumt asturen mc tan D. N. J. Christi, item sanctorum test:momie et senior :omrum erplizetio: Capita XXX contra Severum: Solutı; ar;umentsrum a Serers objeciorum ; contre les deur partis : Prous dimarr :catre les nestoriens ei les eutychéens. Ouvrage également pe<hmiue : {drersus eos qui nobis proferunt quedamn Apoilinarii fais; tunxrigte momine SS. Patrum. Les Scholia ex ore Thesdori relijicristimi ablatis, doctissimique philosophi, divinis pariter exzternirjse :itteris eruditi, excepla, contiennent une profeanoe de f>i, un camım de l'Ecriture sainte et une revue des principales herösies. Nous avons encore de lui deux Sermons et des Mélanges sacrés, oa explications de passages de la Bible, tirées d’autres auteurs, et de petts fragments. Ses écrits, très-importants pour rhistoire du nestorianisme et da monophysitisme, marquent un goût prononcé pour la forme svilogistique et scolastique. (Galland., Bibl., t. XII; Migne. ser. gr. t. LXXXVI.) |
VI. Jean Climaque, surnommé le Sinaltique, et aussi le Scholastique, d'après Raderus, entra dès sa jeunesse dans le monastère du Sinai, dont il devint plus tard abbé. Il vivait au sixième siècle, et compos cette celebre E:helle Climazx) du paradis, en xxx degrés, qui lui a fait donner le surnom de Climaque. Elle fat de bonne heure enrichie de scholies, et est restée, à titre de guide dans les voies de l’ascétisme et de la perfection, le manuel favori des religieux. Le Livre du pasteur compare le supérieur d’un couvent avec un berger, un médecin, un pilote et un professeur.
VII. Anastase le Sinaite, prètre et moine du mont Sinaï, devint patriarche d’Antioche en 561, et fut exilé en 570 pour avoir résisté aux édits de Justinien en faveur des aphtharto-docètes. Rappelé sous l’empereur Maurice (593), il mourut à Antioche en 599. Le patriarche qui lui succéda se nomınait aussi Anastase et compte parmi les auteurs ecclésiastiques. Le premier écrivit: Vie duzx adversus acephalus, contre les sectes monophysites. Les interrogations et réponses sont la solution de cent cinquante-quatre questions d'exégèse, de dogme,
de morale et d’ascétisme, avec de nombreux textes des Pères. Les questions sur la pénitence, 3-6 et 23, sont surtout importantes pour la pratique. Les Contemplations anagogiques sur l’Héraméron QUI liv.) n’existent à peu près qu'en latin ; Dispute contre les Juifs (iv. II). Six discours conservés, dont un sur la messe et un autre sur ls défants.
On voit, par ces travaux dogmatiques, que les siècles de fécondité et d'originalité sont écoulés. Les auteurs de cette période, malgré les excellentes choses qu'ils renferment, se bornent à exploiter le passe et se contentent du rôle de compilateurs.
VII. D’Antiochus, moine de Palestine qui vivait sous Héraclius, il reste cent trente petits sermons, la plupart moraux et ascétiques. Voir ces deux derniers auteurs dans Migne, sér. gr. t. LXXXIX.
IX. Jean Philopone était grammairien à Alexandrie au sixième siècle. Son mérite consiste dans la dialectique, dans la connaissance de la philosophie d’Aristote et dans les commentaires du Philosophe. Comme théologien, il n’a pas une bonne réputation ; il enseigna le trithöisme et diverses erreurs sur la résurrection ; il fut aussi chef de secte et condamné au sixième concile œcuménique. Cependant il défendit la notion chrétienne de la création soit dans sa polémique Contre Proclus sur l'éternité du monde (Ed. Trincavelli, Venet,, 1535), Soit dans ses sept livres de la Ordatiun du monde. Il existe aussi de li une Discussion sur la Pâque. Ces deux derniers ouvrages ont été édités pour la première fois et traduits en latin par Corderius, S. J., Galland., Bidl., t. XII.