AUTEURS LATINS. S. CHRYSOLOGUE, S. MAXIME
mettre à ce qui avait été écrit par le pape, attendu que saint Pierre, qui vit et préside dans son siége, donne la vérité de la foi à ceux qui la cherchent. » Chrysologue fut-il élevé à la dignité de métropolitain, et par conséquent le premier archevêque de Ravenne, comme Tillemont et Ceillier essaient de le prouver? Nous l’ignorons*. Il mourut à Imola entre 450 et 451.
Outre sa lettre à Eutychès, on a conservé de lui cent soixante-seize Sermons ; dans ce nombre, si nous en croyons Mita, environ cent soixante seulement lui appartiendraient. Ils ont été recueillis au huitième siècle par Félix, évêque de Ravenne, qui y joignit un prologue. C'est par ces discours que nous pouvons le mieux apprecier son zèle pastoral soit pour soulager les besoins de son troupeau, soit pour défendre la vraie doctrine contre les ariens, les nestoriens, les monophysites, les donatistes et les partisans de Photin, soit enfin pour abolir certains désordres conservés du paganisme : Quæ vanitas, qualis dementia, quanta cæcilas, fateri deos, et eos ludibriis infelicibus infamare. Qui jocari voluerit cum diabolo non poterit gaudere cum Christo. Nemo cum serpente securus ludit, nemo cum diabolo jocatur impune ?.
Ces discours, qui se rattachent en partie au texte évangélique, sont, malgré leur brièveté, riches et substantiels. Quoique simples et sans ornements, ils sont embellis par des images empruntées à la nature et à la vie humaine, et, comme dans saint Clément de Rome, éclairés par des exemples tirés de l’histoire sainte. Dans les discours sur les fêtes du Seigneur, dans les panégyriques de la sainte Vierge et des saints, la diction souvent s'anime et se colore. Le dogme, en servant de base aux sermons de morale, rend les exhortations à la vertu plus attrayantes et inspire une plus vive horreur du vice. Saint Chrysologue a vérifié lui-même cette parole sortie
1Cf. J. Amades., Dissert. de metrop. eccl. Ravenn.; Migne, ser. lat., t. LIL, p. 94. — 2 Serm. CL,
ri | MANUEL BE PATRALOGIE.
de za plane : « Il fant parier zu peuple dans le langage
Fephcaïvos cu Sumbvole des apstres‘. Sans atteindre, falgre som tire de Chrumsisme des Latins, à la hauteur de a Pere zrer. L werte d'être aujourd'hui mieux connu et ger: ss ermes peuvent rendre de grands ser- VIres aux jeechtaßeurs.
Serımnen:n. nût 30052: à P. Arazit. Vicentinus, Bonon., 1534, m” Aünımes JesoT eu ‘fé: corarés et expliqués par Dominicus is. Brose... 1588, m: Vent. 17:2, m-{; la meilleure, de Séb. Pan. Vente. 1738, ami. sur Vi, 1758, in-L; réimprimés dans Zum. ser 2. LC: Times. L IV; Ceillier, t. XIV, ed. %, rt L
Se comtemporam Maxime. eveque de Turin, est ega— lement esüme comme orateur chrétien : Vir divini= Srıplerıs satıs mientus,. ei ad docendum ex lempor pre s=’hciens * ı m pretend qui se forma surtout pee y letmk des œuvres de saint Ambroise. Ce qui est certaï ur ces qm. au cumiie de Wien :151). où les évêques du mund & [hai aceerent la lettre dogmatique du pape Leon a Flaven. ani qu'au concile de Rome (465), il pea un röle important: dans ce dernier concile, sa sirnatere fierure immediatement après celle du pape Bilaire. D mourut dans un àge avance.
L'ediien romaine de »s œuvres, édition splendide et très-soignee. partace ainsi les deux cent trente-neuf dvours qui restent de lui : cent dix-sept homélies, cent seize sermons et six traites. L’appendice y joint trente et un sermons. trois home.ies et deux lettres d’une authen- Geite douteuse. Les ouvrages. comme ceux de sainl Chrisolocue. sont diriges contre les heresies mentionnées plus haut. qui trouvaient un terrain propice dans la haut Italie. L'orateur. en presence des incursions d’Attila € de ses hondes, recommande la vertu et la confiance (
Sr. LY-XLVi. — 1 Gennad , De wript. ecl., c. XL.